Istmeño, le vent de la révolte. Chronique d'une lutte indigène contre l'industrie éolienne, avec 1 D
Dell'Umbria Alèssi
CMDE
20,00 €
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EAN :9791090507289
?"A ce stade, la question n'est même plus de savoir si les éoliennes sont ou non compatibles avec les activités traditionnelles des indigènes istmenos ; fondamentalement, elles ne le sont pas. L'industrie éolienne peut tolérer celles-ci à la marge, dans les espaces résiduels entre deux rangées de moulins. Mais ce rapport singulier à la terre, à la lagune et au vent qui fait l'essence d'un monde, disparaîtrait. En perdant le contrôle de leur territoire, les Istmenos perdraient ce qui constitue leur être commun. [...] j'ai fait un film pour qu'on entende ceux dont les voix seraient inaudibles dans les médias, pour que leur humanité se déploie selon ses formes propres. A chacun de décider si ce but a été atteint. En tout cas, les indigènes rebelles s'y sont reconnus ? ceux que j'ai filmés, et les autres." Istmeno, le vent de la révolte raconte l'histoire d'une lutte quasiment inconnue en France, celle des communautés indigènes de l'Isthme de Tehuantepec, dans le Sud du Mexique, qui s'opposent à l'un des plus grands parcs éoliens du monde. Istmeno nous apprend que le "développement durable" peut très bien s'armer de fusils. Il déplace le regard et se passe de discours d'experts. Il fait tanguer les éoliennes, ces moulins à vent qui, en une décennie, se sont hérissés sur toute terre et, désormais, sur toute mer. Le film est complété par un livre qui se situe entre le carnet de voyage et l'essai historique.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
190
Date de parution
13/09/2018
Poids
360g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9791090507289
Auteur
Dell'Umbria Alèssi
Editeur
CMDE
Largeur
145
Date de parution
20180913
Nombre de pages
190,00 €
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La cité médiévale, porteuse d'une riche expérience d'émancipation, inspira tous ceux qui y voyaient la preuve que la démocratie ne vient pas d'en haut, de l'État, mais d'en bas, de la commune. Si l'on regarde le monde à partir de ce lieu déterminé qu'est la ville, en prenant la peine de lever le voile que l'idéologie nationale a tendu entre le local et l'universel, on arrive à identifier où et comment agissent les mécanismes de la domination. À présent que la ville elle-même est en voie de désintégration, comment est-il possible de partir du local pour atteindre à l'universel? Cette analyse des rapports contradictoires d'une ville avec l'État-nation puis avec la mondialisation veut contribuer à poser la question. C'est à une lecture inédite de l'histoire de la cité, abordée dans ses déterminations politiques, sociales, culturelles et urbanistiques, que nous invite ce livre. Biographie de l'auteur Alèssi Dell'Umbria a grandi à Marseille, où il vit, tout en partageant son quotidien avec d'autres villes de la Méditerranée. Impliqué dans la vie de son quartier de la Plaine, il multiplie tant les conférences que les interventions pratiques sur les questions d'histoire et de politique urbaines.
Les incendies de la banlieue ne posent pas la question des droits mais celle de la lutte sociale réelle. Parce que les jeunes chômeurs-à-vie et précaires qui naissent et grandissent dans ces zones de relégation ne sont pas le résultat d'une injustice particulière mais la condition de fonctionnement d'un pays capitaliste avancé. Vingt ans après la défaite de la première vague de contestation dans les banlieues pauvres, la dislocation sociale a progressé, l'exclusion s'est faite plus radicale et la misère culturelle et politique sans limites. Les jeunes révoltés sont l'encombrant produit de cette dislocation. Dans cet espace sans appartenance où ils grandissent, certains tentent de s'en construire une au niveau le plus élémentaire qui soit, celui de la bande, de la meute. Nés dans un monde hostile, ils se montrent hostiles à tout le monde.
Ce livre raconte l'histoire d'une bande de jeunes des années 1980 qui, plutôt que d'aller travailler, s'étaient organisés pour arnaquer les banques. Délestés de cette charge et libres de leurs mouvements, ils ont ainsi pu sillonner l'Europe afin de prêter main-forte aux luttes qui secouaient alors les prisons, les usines et les banlieues. Os Cangaceiros, c'est le nom qu'ils s'étaient donné, en hommage aux bandits du Nordeste brésilien du début du XXe siècle et en écho à leurs coups d'éclat. Les lecteurs d'aujourd'hui pourront, à leur tour, en saisir toute l'actualité.
- Il est temps, avait dit le loup à la fin de la chanson. - Temps pour quoi ? avait demandé la vieille femme heureuse. - Temps de partir, avait répondu le loup. - C'est certainement vrai. ". . Les derniers mots de la vieille femme avaient résonné dans la cahute pendant que le loup récoltait dans un grand saladier le sang qui s'écoulait de la vieille gorge tranchée. . rouge chaperon petit Le reprend le conte en l'inversant. Il débute par la fin, finit par le début, puis invite le lecteur à le relire dans l'autre sens.
Résumé : Couvre-feu, violences policières, expulsions... Les politiques sécuritaires et la spéculation immobilière s'attaquent au quartier populaire du Lower East Side à Manhattan, au coeur des années Reagan. Ses habitants résistent : squats, manifestations sauvages, émeutes... Ce roman graphique raconte une décennie de luttes par une succession de portraits où se croisent les vies tumultueuses d'immigrés, de sans-abri, de punks... des pauvres pour qui la solidarité et l'auto-organisation deviennent des armes. Au plus fort de son art du reportage, Seth Tobocman signe un livre d'une rare finesse, écrit sur plus de dix ans, alors qu'il squattait lui-même à deux pas du centre mondial de la finance.
Résumé : Iggy Pop porte un tablier de marchand de fruits et légumes, Sean Connery prend la pose en slip à l'AFPA, un superhéros trône sur sa motocrotte, un fan de Picasso vide des poubelles, Plastic Bertrand plane sur des seaux de choucroute... Autant d'histoires folles qui ont émaillé le quotidien d'un travailleur précaire, racontées avec un sens de l'humour et de la mise en scène décapant. A l'heure où le droit du travail disparaît dans les limbes, où les attaques du néolibéralisme n'ont jamais été aussi fortes, on lira avec délectation ces récits qui nous rappellent la réalité de la production capitaliste - absurde, risible, et parfois tragique -, et qui nous poussent surtout à nous engager dans la seule voie possible pour y résister : le sabotage !
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