Histoire universelle de Marseille. De l'an mil à l'an deux mille
Dell'Umbria Alèssi
AGONE
28,40 €
Épuisé
EAN :9782748900613
La cité médiévale, porteuse d'une riche expérience d'émancipation, inspira tous ceux qui y voyaient la preuve que la démocratie ne vient pas d'en haut, de l'État, mais d'en bas, de la commune. Si l'on regarde le monde à partir de ce lieu déterminé qu'est la ville, en prenant la peine de lever le voile que l'idéologie nationale a tendu entre le local et l'universel, on arrive à identifier où et comment agissent les mécanismes de la domination. À présent que la ville elle-même est en voie de désintégration, comment est-il possible de partir du local pour atteindre à l'universel? Cette analyse des rapports contradictoires d'une ville avec l'État-nation puis avec la mondialisation veut contribuer à poser la question. C'est à une lecture inédite de l'histoire de la cité, abordée dans ses déterminations politiques, sociales, culturelles et urbanistiques, que nous invite ce livre. Biographie de l'auteur Alèssi Dell'Umbria a grandi à Marseille, où il vit, tout en partageant son quotidien avec d'autres villes de la Méditerranée. Impliqué dans la vie de son quartier de la Plaine, il multiplie tant les conférences que les interventions pratiques sur les questions d'histoire et de politique urbaines.
Nombre de pages
756
Date de parution
06/09/2006
Poids
748g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782748900613
Titre
Histoire universelle de Marseille. De l'an mil à l'an deux mille
Auteur
Dell'Umbria Alèssi
Editeur
AGONE
Largeur
120
Poids
748
Date de parution
20060906
Nombre de pages
756,00 €
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Les incendies de la banlieue ne posent pas la question des droits mais celle de la lutte sociale réelle. Parce que les jeunes chômeurs-à-vie et précaires qui naissent et grandissent dans ces zones de relégation ne sont pas le résultat d'une injustice particulière mais la condition de fonctionnement d'un pays capitaliste avancé. Vingt ans après la défaite de la première vague de contestation dans les banlieues pauvres, la dislocation sociale a progressé, l'exclusion s'est faite plus radicale et la misère culturelle et politique sans limites. Les jeunes révoltés sont l'encombrant produit de cette dislocation. Dans cet espace sans appartenance où ils grandissent, certains tentent de s'en construire une au niveau le plus élémentaire qui soit, celui de la bande, de la meute. Nés dans un monde hostile, ils se montrent hostiles à tout le monde.
Ce livre raconte l'histoire d'une bande de jeunes des années 1980 qui, plutôt que d'aller travailler, s'étaient organisés pour arnaquer les banques. Délestés de cette charge et libres de leurs mouvements, ils ont ainsi pu sillonner l'Europe afin de prêter main-forte aux luttes qui secouaient alors les prisons, les usines et les banlieues. Os Cangaceiros, c'est le nom qu'ils s'étaient donné, en hommage aux bandits du Nordeste brésilien du début du XXe siècle et en écho à leurs coups d'éclat. Les lecteurs d'aujourd'hui pourront, à leur tour, en saisir toute l'actualité.
Résumé : Tarantella ! peut être lu comme le récit d'un voyage où les paysages évoqués sont avant tout sonores. L'auteur s'efforce d'y restituer l'intensité d'un langage dramatique, celui que les indigènes du Sud de l'Italie se sont créés depuis les temps antiques jusqu'à nos jours. De la danse des tarantate à la danse des couteaux, des chants de travail aux chants de prison, ces sons et ces gestes dessinaient le contour d'un monde qui continue de nous hanter, entre marginalité sociale et récupération spectaculaire. Travaillant tant sur la puissance des cultures subalternes, que sur une critique de la civilisation occidentale, s'interrogeant sur l'articulation de la politique et du langage, ce livre échappe au final à toute discipline : il invoque tour à tour l'ethnomusicologie, la philosophie, l'histoire sociale et politique ou encore l'anthropologie...
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
Aux Forges de Clabecq, usine sidérurgique située près de Bruxelles, pour Silvio et ses collègues, le quotidien, c'est d'abord le combat contre les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne de trente ans de luttes pour améliorer les conditions de travail, pour combattre le racisme et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Son mandat syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre "esprit de Clabecq". Pour mener leurs combats, c'est sur leurs propres forces et sur leur connaissance de leur métier que les ouvriers de Clabecq s'appuient. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il déclare ne plus rien pouvoir pour eux. Par sa confiance jamais démentie dans le potentiel émancipateur de sa classe, Silvio donne une leçon salvatrice d'optimisme militant.