Ethnicité, frontières et stabilité aux confins du Cameroun, du Nigeria et du Tchad
Issa Saïbou
L'HARMATTAN
18,00 €
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EAN :9782296990517
Enserrée entre le Nigéria et le Tchad, la région du Logone et Chari, dans l'extrême nord du Cameroun, a été le théâtre d'affrontements sanglants et de criminalité organisée, au début des années 1990, au plus fort des soubresauts de l'ouverture démocratique. Les affrontements entre les Arabes Choa et les Kotoko ont généralement été inscrits au registre de la volonté d'affranchissement de peuples qui, tout au long de la période monolithique, étaient une minorité politique, indépendamment de leur poids démographique. Tout en creusant les relents historiques de la crise contextuelle de cohabitation entre les Arabes Choa et les Kotoko ainsi que le rôle de la conjoncture politique dans l'exhumation des différends du passé, l'ouvrage propose une lecture géopolitique pour cartographier les enjeux de paix, de stabilité et de sécurité aux frontières septentrionales du Cameroun. Solidarité ethnique transfrontalière, circulation des armes et des bandes armées, peur de l'islam militant, foncier local et régional, militarisation de l'ethnie, vote identitaire, réfugiés politiques et environnementaux, coopération en matière de sécurité, données géostratégiques, etc., sont autant de thèmes qui alimentent l'analyse en s'imbriquant. En fin de compte, le changement est venu des urnes, un changement dans le respect d'un nécessaire équilibre local, à l'heure de l'exploration pétrolière dans le Logone et Chari.
Nombre de pages
158
Date de parution
25/05/2012
Poids
205g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296990517
Titre
Ethnicité, frontières et stabilité aux confins du Cameroun, du Nigeria et du Tchad
Auteur
Issa Saïbou
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
205
Date de parution
20120525
Nombre de pages
158,00 €
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Depuis le milieu des années 1980, l'Afrique subsaharienne est en proie à la recrudescence de la criminalité organisée, notamment sous la forme du banditisme de grand chemin. Connu sous le nom générique de phénomène des "coupeurs de route", cette forme d'insécurité est répandue dans les savanes et les steppes d'Afrique centrale, occidentale et orientale. Le présent ouvrage en fait un tour d'horizon épistémologique et topologique, puis focalise l'attention sur le bassin du lac Tchad, principalement le Cameroun, le Nigeria, le Niger et le Tchad. L'étude relativise le rôle des héritages culturels anciens comme sources de la criminalité contemporaine, mettant plutôt en exergue l'influence de l'environnement géographique, économique et sociopolitique local, nationale et sous-régional. Les bandits occasionnels apparaissent selon les cas comme des rebelles sociaux, des opérateurs économiques ou des acteurs politiques. La mise en perspective historique dégage les mutations du phénomène et des acteurs. L'évaluation des mesures de lutte mises en oeuvre contre cette forme de criminalité permet de mesurer les acquis et les limites des efforts nationaux et sous-régionaux de sécurisation des frontières.
L'irruption de Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad remet à l'ordre du jour le débat sur le rapport des sociétés musulmanes de cette région à la modernité. Dans une démarche rétrospective, les contributions de cet ouvrage situent la place de l'islam et de l'éducation islamique dans le façonnement des mentalités et des attitudes vis-à-vis des modèles sociétaux induits par la colonisation.
Au sommaire de ce numéro spécial : Cartographie spatio-temporelle des attaques de Boko Haram (Gigla Garakcheme et Baska Toussia Daniel Valérie); Réponse militaire et mesures anti-kamikazes : modalités, effets et contraintes (Mbarkoutou Mahamat Henri); La prise en charge médicale des victimes de Boko Haram et la gestion du deuil en situation de psychose (Gustave Gaye); Voyager en temps d'insécurité dans l'Extrême-Nord (Sambo Armel); Boko Haram's e-jihad : interpretive of video analysis of a sociopolitical situation in Northern Cameroon and Nigeria (Ousmanou Adama)
Issa Saïbou ; Mbarkoutou Mahamat henri ; Barka Ban
La crise régionale que traverse le bassin du lac Tchad depuis 2014 comporte plusieurs dimensions : sécuritaire, humanitaire, socioéconomique, identitaire... Il convient de l'appréhender sous le prisme du terrorisme. Cependant, les mots pour la décrire sont variés, la plupart étant nouveaux. D'autres sont connus, mais changent de connotation ou de portée. Ce dictionnaire analytique, écrit par de très bons spécialistes de la zone, recense et explique les termes courants qu'emploient divers acteurs, victimes et observateurs locaux, régionaux et internationaux du phénomène Boko Haram. Il permet de comprendre cette grave crise.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...