L'abbatiale gothique de la Trinité de Vendôme n'avait jusqu'à présent jamais fait l'objet d'une monographie approfondie. Sa construction s'inscrit dans l'histoire d'un monastère fondé au XIe siècle et dont la Révolution sonna le glas : elle ne pouvait donc pas être étudiée sans chercher à définir le poids séculaire d'une histoire prestigieuse qui en explique la remarquable ambition. C'est ainsi qu'ont été analysés le contexte de la fondation par le comte d'Anjou et sa femme Agnès, les liens privilégiés avec la Papauté, et l'importance des reliques, notamment la Sainte Larme, dans le développement de l'établissement jusqu'à la fin du Moyen Age. L'étude des bâtiments monastiques et des usages liturgiques permet de cerner le cadre de vie de la communauté monastique : celle de l'abbatiale romane et de son clocher permet de démontrer toute l'importance de ces monuments dans la conception de l'église gothique. Isabelle lsnard, se fondant sur l'étude détaillée du plan de l'abbatiale gothique, de son élévation et de sa structure, de sa modénature, de son décor et des procédés de construction qui y furent employés, mais aussi de ses vitraux, propose une nouvelle chronologie, relative et absolue, de la construction entre 1271 et 1508 environ. Sur ces bases renouvelées, l'auteur brosse un tableau inédit, circonstancié et précis du développement de l'architecture dans un territoire qui s'étend de la vallée moyenne de la Loire à la Normandie, du Maine à l'Orléanais. Les liens tissés en un réseau complexe entre les différents chantiers ouverts dans cette région de la fin du XIIIe au début du XVIe siècle sont analysés. En définitive, l'abbatiale apparaît comme un témoignage majeur de l'architecture rayonnante de la fin du XIIIe siècle et de l'architecture flamboyante vers 1500.
Nombre de pages
331
Date de parution
22/02/2007
Poids
872g
Largeur
175mm
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EAN
9782753503700
Titre
L'abbatiale de la Trinité de Vendôme
Auteur
Isnard Isabelle ; Sandron Dany
Editeur
PU RENNES
Largeur
175
Poids
872
Date de parution
20070222
Nombre de pages
331,00 €
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Vestige insigne de l'un des "plus beaux ensembles monastiques qui soient en France" selon Dom Anselme Dimier, l'abbaye de Noirlac est l'une des quatorze "soeurs" cisterciennes de l'ancien diocèse de Bourges, dans le Berry. Témoignant de l'essor prodigieux que le mouvement cistercien connaît sous l'égide de saint Bernard (1090-1153), l'abbaye de Noirlac, fondée en 1136, puise son origine et son sens au coeur de ce mouvement spirituel essentiel de l'Europe du Moyen Age. Ses différents bâtiments, homogènes, suivent les principes architecturaux et fonctionnels de l'ordre cistercien. Ayant traversé plus de huit siècles, transformée à un moment de son histoire, voire malmenée puis laissée à l'abandon, l'abbaye a connu au XXe siècle une véritable renaissance, grâce à un chantier de restauration tout autant exemplaire que considérable. Au cours de celui-ci, une commande exceptionnelle a vu le jour en 1975, qui aboutit à la réalisation et à la pose d'un cycle de 63 vitraux conçus par l'artiste français Jean-Pierre Raynaud, né en 1939. Cet ensemble de verrières, éminemment plastique, est considéré comme l'une des interventions contemporaines les plus réussies au sein d'un édifice ancien. L'ouvrage présente pour la première fois au lecteur une étude exhaustive des vitraux créés par Jean-Pierre Raynaud et fait un point complet sur la construction cistercienne, en suivant le fil de la visite du site. Les transformations opérées au me siècle, après que l'abbaye a été vendue à la Révolution et a accueilli une manufacture de porcelaine, sont également analysées, illustrées de documents photographiques d'époque.
Sans conteste le livre de référence indispensable aux soignants qui méditent déjà, ou à celles et ceux qui souhaitent se lancer." - Christophe AndréÊtre professionnel du soin est aujourd'hui source d'un stress considérable, qui menace souvent la relation soignant-soigné elle-même et la qualité de vie du praticien. Face à de telles problématiques, l'acquisition de compétences pour mieux gérer ces situations devient indispensable, tant dans l'intérêt du soignant que dans celui du malade. La pleine conscience offre les ressources nécessaires à cette amélioration. Dans cet ouvrage, adressé à tous les acteurs du soin, Corine Isnard Bagnis détaille les bienfaits de la méditation sur la qualité des soins prodigués, la manière de l'intégrer à sa vie professionnelle et les avancées récentes dont les institutions hospitalières et de formation gagneraient à s'inspirer. Un guide pour véritablement être avec le patient.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.