En février 1996, le président Jacques Chirac annonce la plus grande réforme des armées françaises depuis celle du général de Gaulle en 1962. La France adopte le modèle de l'armée de métier et met fin au service militaire obligatoire ; le format des armées est profondément modifié, la composante terrestre de la dissuasion nucléaire est démantelée. Oui gouverne la politique de défense en France ? Quels sont les rôles respectifs du président de la République, du Premier ministre, de la hiérarchie militaire, de Bercy, du Parlement ? En répondant à ces questions, Bastien Irondelle renouvelle la compréhension de la politique de défense française depuis la fin de la guerre froide. Il analyse comment les armées se sont converties à l'idée, jusque-là taboue, d'une professionnalisation intégrale et comment les responsables du ministère de la Défense et la hiérarchie militaire se sont mobilisés pour réussir ce " pari ". S'appuyant sur 110 entretiens avec les plus hauts responsables politiques, civils et militaires, l'auteur scrute les processus décisionnels concernant les grandes orientations politiques de défense, les programmes d'armement (Rafale, char Leclerc, A 400 M, porte-avions Charles-de-Gaulle), la dissuasion nucléaire et l'élaboration du budget de la défense, tout en mettant en lumière la force du leadership présidentiel.
Date de parution
24/02/2011
Poids
420g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9782724611991
Titre
LA REFORME DES ARMEES EN FRANCE
Auteur
IRONDELLE BASTIEN
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
143
Poids
420
Date de parution
20110224
Nombre de pages
0,00 €
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Figure méconnue, le Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) occupe pourtant une place centrale sur la scène diplomatique européenne. Plus de dix ans après la création du poste par le traité d'Amsterdam, le traité de Lisbonne renforce d'ailleurs substantiellement les attributions du nouveau "Haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité" qui intègre les fonctions de commissaire chargé des relations extérieures détenues par Benita Ferrero-Waldner entre 2004 et 2009. L'action de Javier Solana, premier et unique titulaire du poste de Haut représentant pour la PESC entre 1999 et 2009, a sans aucun doute contribué à son renforcement. Faiblement doté en ressources administratives et financières, dépourvu de réseau diplomatique, le Haut représentant pour la PESC, également secrétaire général du Conseil, avait en main les instruments diplomatiques classiques, qui sont aussi les instruments de base pour mener une politique étrangère: déclarations, visites et rencontres au sommet, participation à des conférences internationales. Mais Javier Solana s'est rapidement heurté aux limites des prises de position à 27, qui reposent bien souvent sur le plus petit dénominateur commun. C'est en investissant le terrain de la gestion des crises, c'est-à-dire en contribuant à l'émergence de la politique étrangère et de sécurité défense (PESD), que le Haut représentant s'est réellement dessiné un espace d'action.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.