Confronté par définition aux délicates missions de socialisation et de rééducation, le travail social est aujourd'hui sommé de pallier le délitement de l'État providence, de faire face à la vulnérabilité de masse, d'accompagner l'injonction pour tout un chacun à devenir soi. On lui demande de répondre à cette souffrance dont on ne sait plus bien si elle est sociale ou psychique. Le travail social est-il encore possible ? Pour répondre à cette question, les auteurs explorent ici les pratiques renouvelées des intervenants sociaux, qui, au front, sont exposés à ces situations limites mais de plus en plus courantes, où toute visée de ré-insertion paraît impossible, où l'intervention d'urgence est à recommencer chaque jour, où l'épuisement professionnel menace à tout moment ; bref, où la relation d'aide est sans cesse à reconstruire. Cet ouvrage s'intéresse donc à ces dispositifs où, davantage que l'usager lui-même, c'est la relation qu'il convient d'étayer. La définition de la " personne psychique " s'en trouve modifiée et les compétences cliniques et relationnelles du travail social redéployées et étendues. Les auteurs nous invitent à redécouvrir les savoirs psychologiques à l'?uvre dans le travail social. Ils montrent que les tableaux cliniques de la désocialisation formulés par les intervenants ont davantage recours au vocabulaire de la panne et de la souffrance qu'à celui du retard ou de l'inaptitude. Où l'idéal éducatif avec son programme d'émancipation sociale doit coexister de plus en plus avec une pragmatique des attachements. Ils proposent ainsi une véritable radiographie des nouveaux contours du travail social.
Date de parution
01/02/2005
Poids
432g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782100487417
Titre
TRAVAIL SOCIAL ET SOUFFRANCE PSYCHIQUE
Auteur
ION JACQUES
Editeur
DUNOD
Largeur
155
Poids
432
Date de parution
20050201
Nombre de pages
0,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les années quatre-vingt ont vu se mettre en place un ensemble de dispositifs localisés : Z.E.P., programmes D.S.Q., comités de prévention de la délinquance, opérations " anti été chaud ", etc. Tous ces dispositifs visent moins des individus isolés que des territoires : car c'est la reconstitution même du tissu social qui est l'objectif avoué de ces mesures d'insertion. Leur mise en ?uvre mobilise non plus seulement les travailleurs sociaux, mais aussi des acteurs nouveaux : élus, fonctionnaires de diverses administrations... Jacques Ion a voulu fournir un premier bilan du fonctionnement institutionnel de ces dispositifs. Son ouvrage, fondé sur plusieurs années d'enquêtes, décrit la réalité et les modalités de collaboration sur le terrain entre les différents acteurs. À travers l'analyse des réactions des principaux métiers du travail social (assistantes sociales, éducateurs spécialisés, animateurs) c'est l'émergence d'une nouvelle figure professionnelle qu'il met en lumière. Un nouveau modèle d'intervention tend, en effet, à s'imposer, qui met en cause les pratiques usuelles des professionnels du travail social et les amène à redéfinir leurs rapports avec la politique et la société civile. C'est donc à une véritable réflexion sur les conditions mêmes de mise en ?uvre d'une politique publique que nous invite l'auteur à travers ce livre.
Le travail social, activité publique reconnue, tend de plus en plus à se jouer sur le mode de l'engagement individuel et sans les appuis collectifs qui lui avaient donné consistance, comme l'idéologie du progrès. Or ce sont ces appuis qui avaient conféré le statut d'activité professionnelle, de travail, à des pratiques relevant jusque là principalement du charitable et du bénévolat. Pour cette nouvelle édition d'un ouvrage intitulé il y a dix ans Le travail social au singulier, l'auteur analyse la manière dont les débat se sont exacerbés au point d'en arriver à poser la question de la fin du «travail social».
Il est des mots qui parfois dispensent de penser. Ainsi celui d'intérêt général qui se trouve aujourd'hui brandi aussi bien par ceux qui entendent vaincre la prétendue tyrannie des égoïsmes que par ceux qui disent se battre contre les communautarismes. Ce petit ouvrage veut montrer que ce terme est toujours d'usage polémique et qu'il importe, au nom même de la démocratie, de le déconstruire. Car la démocratie ce n'est ni l'élection ni l'avis majoritaire ; c'est d'abord la libre expression des contradictions qui traversent le monde social. Et si la période est à l'exaltation de la personne et à l'autonomie individuelle, elle est aussi celle du développement des liens horizontaux et d'une forte exigence démocratique. Dans une société ouverte où les individus sont moins liés par des appartenances héritées, émergent de nouvelles façons d'intervenir dans l'espace politique où les ego et le commun peuvent faire bon ménage.
Est-ce la fin des militants ? Dépolitisation, désyndicalisation, tribalisation, affaiblissement du lien social, repli sur la vie privée, les signaux ne manquent pas qui semblent annoncer le déclin de l'engagement dans l'espace public. Ce diagnostic demande pourtant à être affiné : la fin de la militance signifie-t-elle la fin de l'engagement ? Telle est l'interrogation essentielle à laquelle répond ce livre. Fruit d'une observation attentive des groupes associatifs sur une longue période, cet ouvrage met au jour deux modèles d'engagement dans la vie de la cité : l'engagement militant où l'individu adhère totalement à l'organisation qu'il sert et l'engagement distancié où l'individu se sert de l'association comme d'un outil pour mener une action limitée dans le temps. A l'écart des discours nostalgiques et prophétiques, le propos vigoureux et décapant de Jacques ION stimulera la réflexion et la pratique de ceux qui recherchent de nouvelles formes d'exercice de la citoyenneté.
Sommes-nous tous malades ? La médecine, ses approches de l'humain, son vocabulaire ont pénétré dans notre univers quotidien. Une telle médicalisation de notre existence n'est pas sans effet. Les problèmes du corps et de l'âme se voient systématiquement redéfinis en pathologies et les différentes phases de la vie accompagnées de l'aide technique médicale. Celle-ci esquisse la figure d'un homme amélioré par les biotechnologies, débarrassé des aléas des passions, maîtrisant ses colères et ses pulsions : un homme sans fièvre. Ainsi paradoxalement, à mesure que la médecine identifie toujours plus de maladies, les hommes rêvent de parfaite guérison et en font à la fois une exigence personnelle et un idéal social. Guérir la société de ses blessures, nous défaire de notre vulnérabilité ; telle est la manière dont est interprétée trop rapidement l'idée d'une société du soin proposée par de nouvelles philosophies. Pourtant, soigner n'est pas un geste anodin, guérir ne se fait pas sans souffrance et généraliser le modèle médical, c'est aussi prendre le risque de banaliser sa violence spécifique.
Professeur des universités (psychophysiologie et neurosciences) a été directeur de recherches à l'Inserm. Auteur de plusieurs ouvrages (O. Jacob, Bayard, Stock) il est considéré comme une personnalité de référence dans le champ de la psychologie du développement des apprentissages et de la pédagogie. Ses ouvrages portent essentiellement sur les rythmes scolaires, l'attachement, les apprentissages scolaires, les interactions enfant animal.
Résumé : Après le succès de Quantix qui a levé le voile sur la réalité cachée de notre monde, nous suivons les nouvelles aventures d'une famille ordinaire pour découvrir les mystères de l'infiniment grand et de l'infiniment petit. L'infiniment grand tout d'abord, où espace et temps sont intimement liés. Tandis que 500 ans s'écoulent ici, seules 5 petites secondes s'égrènent ailleurs. Le temps ne semble d'ailleurs pas vraiment "s'écouler" . L'infiniment petit ensuite, royaume des champs quantiques dans lesquels nous baignons tous et qui recèle bien des mystères. Et que dire du vide qui n'est en réalité... jamais vide : nous sommes ses créatures ! Préface de Michel Mayor, Prix Nobel de Physique 2019
Existe-t-il un lien réel entre nos traumatismes d'enfant et les maladies que va déclencher notre corps ? Sans aucun doute. Douleurs chroniques, migraines, crampes au ventre, maux de dos, troubles cardio-vasculaires, cancers... Ces maladies ne sont pas seulement le signe physique d'un dérèglement de notre organisme, elles sont aussi un signal fort que quelque chose ne va pas dans notre mental. Grâce à la psychologie, la médecine ou encore les neurosciences, Cyril Tarquinio nous invite à mettre en perspective l'impact de notre histoire de vie sur notre (dé)construction, mais aussi sur celle de nos enfants. Cette balade à la fois humaniste, introspective et ludique devrait permettre à chacun d'entre nous de s'interroger sur son parcours personnel et son héritage éducatif, et de comprendre pourquoi il est l'individu qu'il est devenu. Préface de Boris Cyrulnik