ANTHOLOGIE DE POESIE MOLDAVE - POEMES POUR FETER L'INDEPENDANCE
IOANID DOINA
ARBRE A PAROLES
20,00 €
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EAN :9782874067334
Le 27 aout 1991, s'emancipant de l'espace sovietique, la Republique de Moldavie proclame son independance. Conjointement, elle se libere de la langue de l'occupant russe et de la culture etroitement ideologisee sous le communisme. La poesie moldave prend un nouvel envol pour tenter de rattraper son retard par rapport a la poesie roumaine, voire europeenne. Le present volume propose une coupe transversale de ce renouveau poetique dans la Republique de Moldavie. On y trouve des noms qui ont debute sous le communisme tels Marcela Benea et Emilian Galaicu-Paun qui evoluent a toute allure vers une « deprovincialisation » de la poesie. D'autres, tels Irina Nechit et Dumitru Crudu dont les premiers recueils sont parus juste apres l'independance. Ensuite la « Generation 2000 » marque une acceleration du processus du changement poetique inspiree par la jeune generation de poetes qui surgit en Roumanie peu de temps auparavant. Certains s'installent en Roumanie, la « patrie mere », tels Diana Iepure et Andrei Gamart ; d'autres y sont publies mais resident en Moldavie tels Veronica Stefanet et Victor Tvetov. La poesie moldave appartient aujourd'hui aux plus vivants du continent, a la recherche de sa voix dans le concert europeen.
Date de parution
29/03/2023
Poids
501g
Largeur
140mm
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EAN
9782874067334
Titre
ANTHOLOGIE DE POESIE MOLDAVE - POEMES POUR FETER L'INDEPENDANCE
Auteur
IOANID DOINA
Editeur
ARBRE A PAROLES
Largeur
140
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501
Date de parution
20230329
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Dans "Une obscurité remplie de lumière" de la poète roumaine Doina Ioanid, la première partie intitulée "poèmes des fenêtres" nous offre des petits tableaux vivants de vues des fenêtres. Amsterdam, Delft, Rotterdam, Londres avec leurs maisons, les arbres, les enfants qui jouent, les reflets dans un seau d'eau, petits moments de vie qui font surgir des scènes du passé ou la figure d'un peintre. La deuxième partie qui a donné son nom au livre "Une obscurité remplie de lumière" nous emmène à Paris ou à New York, le long de la Seine ou au Petit-Palais, dans le métro, lors de la fête de la musique ou à Long Island avec Bessie Cohen, ou avec le grand Georgien ou Russe. Comme le dit Carmen Musat dans sa postface "Doina Ioanid collectionne des histoires et des objets pour son petit bazar de glaneuse, plein de souvenirs de toutes sortes rassemblés depuis des lieux et des livres qu'elle a parcourus."
Troisième livre de Doina Ioanid édité à l'Arbre à paroles, Histoires du pays des babouches est une nouvelle petite merveille d'inattendu. Comme dans ses précédents recueils (Rythmes pour apprivoiser la hérissonne et Coutures), l'auteure ausculte le monde de sa langue délicieusement désuète, et nous le donne à voir comme jamais on ne le voit. Mieux, elle nous le donne à goûter, à ressentir, à vibrer. Mais attention, dans ce Pays des babouches, les grandes choses n'ont aucune place. Mieux, elles n'existent pas. Ici, c'est le petit qui compte, le détail, ce que d'habitude on ne remarque pas. Oignons. Citrons. Violettes. Sel et poivre. Voilà ce qui intéresse Ioanid, voilà ce qui la titille. « Prendre le chemin du poivre et du sel. Leurs histoires te rassemblent comme les doigts d'une main. Et de nouveau cette musique d'un tram qui ramène des souvenirs sur ses rails. Sel et poivre, le chemin de tes pas sur le plancher blanc. » Plus que jamais, l'auteure tisse des micro-fictions à base de dentelle et de souvenirs. Plus que jamais, elle relance les dés du réel et le rejoue ailleurs, sur ces terres où ? et c'est la force de toute littérature authentique ? la vie peut être vécue différemment, avec une intensité différente, avec fantaisie, avec audace, avec douceur et nostalgie. Ce pays des babouches, c'est le pays du conte.
Biographie de l'auteur Doina Ioanid est née le 24 décembre 1968 à Bucarest. Elle a fait des études de langue et de littérature françaises à l'université de sa ville natale. Elle est aujourd'hui secrétaire de rédaction de l'hebdomadaire roumain Observator Cultural. Son premier recueil, La demoiselle de massepain, couronné du prix Prima Verba vient de paraître en France à L'Atelier de l'agneau ; Rythmes pour apprivoiser la hérissonne est son recueil le plus récent. Elle a également traduit en roumain plusieurs ouvrages de langue française, parmi lesquels Dix heures et demie du soir en été de Marguerite Duras.
Préface d'Elie Wiesel Introduction d'Alexandru Florian Plus de 13 000 juifs furent assassinés en neuf jours à Jassy (Roumanie). Ce pogrom est un des événements les mieux documentés de l'histoire de la Shoah car les troupes allemandes, présentes dans la ville, étaient autorisées à utiliser un appareil photo pour envoyer des "souvenirs" du front de l'Est à leur famille. Des membres des renseignements roumains, sur place eux aussi, photographièrent également le massacre. Pourtant, ces images sont pour la plupart méconnues du grand public. Les archives roumaines, longtemps restées fermées, s'ouvrent depuis quelques années seulement sous la pression de la société civile. Les 127 photographies de cet album, accompagnées des témoignages des rescapés ou des bourreaux recueillis après la guerre et souvent restés enfouis pendant des décennies dans des cartons, sont d'une valeur historique inestimable et donnent un éclairage sans pareil sur cette tragédie. L'historien Radu Ioanid continue ici son exceptionnel travail de recherche pour mieux faire connaître la Shoah en Roumanie. Publié en collaboration avec le musée mémorial de l'Holocauste des Etats-Unis et l'Institut national Elie Wiesel pour l'étude de l'Holocauste en Roumanie.
Avec un sens de l'autodérision et un humour qui n'appartiennent qu'à lui, Carino Bucciarelli nous entraîne dans un tourbillon de situations insolites qui visent à stigmatiser l'arrogance déplacée de nos petites personnes occupées ; mieux, porté par l'absurde de Beckett et « l'impuissance à se conformer » de Michaux, il dresse le tableau de nos folies ordinaires, met en évidence le manque qui nous ronge, questionne les apparences et au final, réduit en cendres ce que nous croyons être. Bref, Poussière est un livre qu'on ne peut considérer sans vertige tant il transgresse la raison commune, chante pour des images inconnues et ouvre une voie singulière dans la découverte du fondement des choses et de nous-mêmes.
La première chose qui m'est venue à l'esprit, c'était le souvenir de mon père qui m'apprenait à lire quand j'avais cinq ans, lui qui n'était pas allé plus de trois ou quatre ans à l'école primaire, lui pour qui l'écriture était «utile ». Assise sur ses genoux, sage, docile, désireuse de savoir ce que cachaient ces signes mystérieux, je suivais le chemin de ses larges doigts sur les lignes de la La petite chèvre turbulente. Il dissipait, avec le dévoilement de ce premier livre, la brume qui me cachait l'autre sens des mots quand ils sont fixés sur le papier. Il ouvrait les portes de mon émancipation. Il me montrait le chemin de mes futures évasions.
Elle est noire. La quarantaine. Féline divine. Puissante. Elle gueule. Cri de femme. Femme-enfant. Femme-mère. Femme fatale. Femme aux mots qui percent. Acérés. Lisette Lombé - du moins son héroïne - dévoile son cul, sa dentelle, ses fantasmes. Sans pudeur. Une venus ardente dans sa cité, une chatte brûlante et moite qui raconte ses quarante années. Son corps de femme. Les doigts qui effleurent, les doigts qui serrent, les doigts qui montrent, les doigts qui écrivent, les doigts qui pleurent à poings fermés. Et tu te retrouves, toi, dans cette danse syncopée, dans ces couvertures souillées de soir d'été, dans ces fantasmes inavoués, dans ce corps blessé de machine à téter, dans ces ébats cachés de puberté. Ce livre, c'est l'histoire de toutes les femmes. De tous les clitoris de la terre. (Nastasja Caneve)