Un officier français dans la guerre d'Espagne. Carrière et écrits d'Henri Morel (1919-1944)
Inquimbert Anne-Aurore
PU RENNES
18,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753508835
Ancien élève de l'Ecole normale supérieure engagé dans les cadres de l'armée d'active au cours de la Première Guerre mondiale, Henri Morel apparaît d'emblée comme un personnage paradoxal. Dans les années d'après-guerre, marqué par quatre ans passés sur le front, il s'ouvre aux idées de l'Action française et remet en cause le système de la nation armée dans des articles originaux." Analyste " au 2e bureau de l'état-major de l'armée puis attaché militaire près de l'ambassade de France en Espagne au premier jour de la guerre civile, le lieutenant-colonel Morel détonne par ses opinions antifascistes. En 1938, il suggère au président du Conseil, Léon Blum, d'intervenir militairement en faveur des républicains espagnols et s'oppose au haut commandement de l'armée française dans sa grande majorité favorable au général Franco. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Henri More] est l'un des rares officiers à suivre le général de Lattre de Tassigny, lorsque celui-ci tente de résister à l'invasion de la zone libre par les troupes allemandes. Arrêté puis déporté en Allemagne en juillet 1944, il meurt au camp de Neuengamme. Cet ouvrage retrace la carrière d'un officier atypique dont les analyses sur la guerre d'Espagne se sont souvent avérées d'une surprenante justesse. Entre juillet 1936 et mars 1939, il s'est notamment employé à démontrer que les interventions italienne et allemande aux côtés des nationalistes espagnols présentaient un risque imminent pour la France.
Nombre de pages
304
Date de parution
03/09/2009
Poids
401g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753508835
Titre
Un officier français dans la guerre d'Espagne. Carrière et écrits d'Henri Morel (1919-1944)
Auteur
Inquimbert Anne-Aurore
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
401
Date de parution
20090903
Nombre de pages
304,00 €
Disponibilité
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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