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HUSSERL LA CONTROVERSE IDEALISME-REALISME (1918-1969)
INGARDEN
VRIN
35,00 €
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EAN :9782711615315
Le philosophe polonais Roman Ingarden (1893-1970), plus connu en France comme l'auteur de L'OEuvre d'art littéraire, est en premier lieu un phénoménologue appartenant au groupe des premiers disciples de Husserl à Göttingen. Séduit par la lecture des Recherches logiques, il développe sa propre pensée sur la base d'un double réalisme - réalisme des essences et réalisme des objets individuels réels - ce qui le conduit naturellement à s'opposer à l'idéalisme transcendantal qui se dégage des Ideen I. Son combat en faveur du réalisme commence dès 1918, se poursuit tout au long de sa carrière jusqu'en 1969, et apparaît jusque dans ses oeuvres d'esthétique qui reçoivent en fait leur pleine signification de cet éclairage. Car l'essentiel de son argumentation contre l'idéalisme husserlien repose sur la différence ontologique entre objet intentionnel et objet réel, et engage à ce titre un examen critique du statut de la réduction transcendantale et de la constitution - instruments majeurs de la phénoménologie husserlienne. Si la discussion d'Ingarden avec Husserl recouvre le conflit classique entre idéalisme et réalisme, elle est aussi emblématique de la tension propre à la phénoménologie, à savoir l'articulation entre la description eidétique de régions ontologiques et l'entreprise de constitution génétique du monde. Cette introduction et la traduction de quatre grands textes d'Ingarden, tant représentatifs de ses thèses que de son style propre, visent à offrir au public français une première approche du dialogue continu que le philosophe polonais a mené toute sa vie avec Husserl - dialogue qui engage une nouvelle manière d'appréhender les rapports entre ontologie et phénoménologie transcendantale.
Date de parution
07/10/2002
Poids
450g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9782711615315
Titre
HUSSERL LA CONTROVERSE IDEALISME-REALISME (1918-1969)
ISBN
2711615316
Auteur
INGARDEN
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
450
Date de parution
20021007
Nombre de pages
0,00 €
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Dans le cadre de ses recherches consacrées à l'ontologie des oeuvres d'art, Roman Ingarden (1893-1970) se confronte à la réalité architecturale et la soumet à un exercice concret d'analyses tour à tour ontologiques, esthétiques et phénoménologiques. Ce texte est l'un des premiers textes issus de l'école phénoménologique husserlienne à s'interroger sur le sens et le statut de l'architecture en tant qu'art. Il témoigne de la probité et de l'acuité intellectuelles du phénoménologue polonais qui n'hésite pas à revisiter ses analyses et ses convictions au risque de sa propre déception. Il offre également une bonne voie d'entrée dans l'esthétique d'Ingarden car il en décline les principaux concepts et en propose une application éclairante.
Ce que nous ne savons pas des valeurs fait partie des derniers grands textes de Roman Ingarden, écrits dans les années soixante lorsqu'il se consacre à l'élaboration d'une ontologie des Åuvres d'art et des valeurs tant artistiques qu'esthétiques. Le statut des valeurs morales y occupe également une place prédominante car il engage la réalité humaine dans ses dimensions culturelles, sociales et politiques. Cette investigation permet à Ingarden de redéployer la forme singulière de ses analyses ontologiques visant à clarifier la structure formelle des valeurs, les conditions de leur émergence, la source de leur valence autant que le caractère énigmatique de leur statut, entre réalité, intentionnalité et idéalité.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Rêve et existence occupe une place tout à fait singulière à l'intérieur du corpus binswangerien, de ce vaste ensemble d'articles, conférences et ouvrages par lesquels la Daseinsanalyse avait déjà atteint son plein développement en 1954, au moment où parut la première traduction en français de ce texte accompagnée d'une longue introduction signée Michel Foucault. Si dans les années vingt le psychiatre suisse avait consacre ses efforts à la question du statut épistémologique de la psychologie et de la psychiatrie, avec cet essai de 1930 il exprimait pour la première fois l'ambition philosophique de conjuguer l'analytique phénoménologique de Heidegger avec la psychopathologie. On trouvera ici une nouvelle traduction de cet essai qui représentait en quelque sorte, aux yeux de Binswanger lui-même, le manifeste programmatique de la Daseinsanalyse.
Résumé : Des calculs de probabilité aux troubles de la personnalité, des électrons à la maltraitance des enfants, de la logique de l'induction aux fous voyageurs, l'éventail des objets abordés par Ian Hacking peut sembler déroutant. Cependant, dans toutes ses recherches, à l'intersection de la philosophie et de l'histoire des sciences, il s'attache à examiner, en toutes leurs nuances et variétés, le rôle joué par l'expérimentation dans les sciences de la nature et la spécificité des " espèces humaines " comme objets des sciences humaines et sociales. Les textes réunis dans ce volume - dont certains publiés pour la première fois ici en français - montrent que les différents aspects de la production philosophique de Ian Hacking s'entre-répondent et dessinent ensemble un portrait complexe et articulé de la raison scientifique. Son approche originale, au croisement (entre autres) de l'analyse conceptuelle, de la philosophie du langage ordinaire, de l'archéologie foucaldienne et de l'histoire des sciences, a contribué à ouvrir de nouveaux chantiers de réflexion, faisant de Ian Hacking l'une des figures les plus dynamiques et influentes non seulement dans le domaine de l'épistémologie philosophique, mais aussi en sociologie, en anthropologie et en histoire.