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Le Livre du roi
Indridason Arnaldur ; Guelpa Patrick
POINTS
8,30 €
Épuisé
EAN :9782757846490
Extrait À travers les mugissements de la tempête, le vieux paysan entendit le bruit sourd et il sut tout de suite qu'il avait atteint les planches du cercueil. Appuyé sur sa pelle, il leva les yeux vers le voyageur qui au bord de la tombe suivait les opérations. L'homme s'était énervé et lui avait intimé l'ordre de se dépêcher. Le paysan replongea la pelle dans la terre et continua à déblayer. C'était une tâche difficile, la pluie faisait ruisseler l'eau dans le trou et il avait du mal à caler ses pieds car le terrain, semé de gravillons, était dur, et la fosse étroite. Il était lui-même transi et trempé. De plus, il n'y voyait rien. L'homme sur le bord tenait une petite lampe dont la lueur blafarde dansait sans arrêt au-dessus de la tombe. Vers le soir, les nuages s'étaient amoncelés et le temps s'était dégradé jusqu'à devenir pluvieux et orageux. - Tu vois quelque chose ? lui cria l'homme. - Non, rien encore, fit le paysan. Ils avaient commis un sacrilège dans le vieux cimetière, mais cela ne tracassait pas le paysan. Il remblaierait la tombe, tout simplement. En fait, peu de gens connaissaient l'existence de ce cimetière. On le mentionnait dans les livres anciens, mais on avait depuis longtemps cessé de l'utiliser pour les sépultures. Le voyageur, lui, le connaissait et paraissait savoir qui y était enterré, mais il refusait d'expliquer pourquoi il voulait ouvrir la tombe. Cela se passait au début de l'hiver, une période où on pouvait s'attendre à tout de la part de la météo. Quelques jours auparavant, cet homme était arrivé à la ferme, seul, à cheval, et avait demandé l'hospitalité. Il avait une bonne monture et avait amené deux autres chevaux de bât avec lui. Dès le premier jour, il s'était rendu au vieux cimetière et avait commencé à prendre des mesures. Il paraissait s'être renseigné sur les anciennes dimensions du cimetière et il l'arpenta depuis un coin imaginaire en se penchant vers le nord puis vers l'ouest, et en s'étendant dans l'herbe pour coller son oreille contre la terre comme s'il voulait ausculter les défunts. Le paysan ignorait lui-même qui reposait dans ce cimetière. Il avait emménagé dans cet endroit avec sa femme quarante ans plus tôt, accompagné d'une ouvrière et d'un ouvrier. La contrée était très à l'écart et ingrate. Sa femme était morte quinze ans auparavant. Ils n'avaient pas eu d'enfants. Les ouvriers étaient partis depuis longtemps. Avec le temps, le couple s'était approprié le terrain avec les droits et les devoirs afférents. Il avait raconté tout cela à l'homme et lui avait dit que son terrain, Hallsteinsstadir, était le dernier endroit habité sur les hauts-plateaux et qu'ils avaient rarement l'occasion d'avoir des visiteurs. L'hiver, la neige était abondante et personne ne circulait. On aurait dit que le vieux paysan redoutait l'hiver. Il avait avoué qu'il ne voulait plus croupir dans ce trou et qu'il allait demander l'asile à l'un de ses neveux. Ils en avaient discuté. Il pouvait emmener ses moutons avec lui pour améliorer sa situation, mais il ne voulait pas qu'on lui fasse l'aumône. Le nouveau venu écouta le paysan lui raconter tout cela le soir après qu'ils furent rentrés et eurent soupe. Le premier soir, il coucha dans le séjour après avoir demandé au paysan s'il avait des livres. Il n'en avait pas beaucoup, à part le Psautier. L'homme lui demanda alors s'il s'y connaissait en livres, mais le paysan répondit qu'il s'y intéressait peu et donna à l'homme ce qu'il avait à manger, qui était probablement assez quelconque pour un tel hôte : un brouet aux herbes mélangé à du fromage blanc le matin, du pot-au-feu avec du hachis le soir. Le voyageur avait vraisemblablement mieux mangé dans les villes cosmopolites, lui qui disait avoir vu de ses yeux la cathédrale de Cologne. Le paysan lui trouvait des manières d'un homme du monde. Ses vêtements étaient ceux d'un homme riche : boutons d'argent et bottes de cuir. Quant au paysan, il n'avait jamais voyagé. Il n'avait aucune idée de l'importance que pouvait avoir ce vieux cimetière pour des gens venus de loin. C'était un cimetière abandonné comme n'importe quel autre en Islande, avec juste quelques tertres herbeux éparpillés çà et là sur un terrain en pente. L'homme lui rappela que Hallsteinsstadir était un ancien lieu de sépulture. Il ne se souvenait plus de l'histoire de la petite église ? Si, elle était à l'abandon car elle avait brûlé, à l'évidence parce qu'on y avait mis le feu par mégarde. En ce temps-là, on n'y célébrait plus l'office depuis longtemps sauf une fois par an, si toutefois le pasteur dipsomane qui résidait alors à Melstadur consentait à y venir. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Arnaldur IndridasonArnaldur Indridason est né à Reykjavík en 1961. Il est l'un des plus grands écrivains de polars d'Islande, ses livres sont publiés dans 37 pays. Il est le premier à recevoir le plus prestigieux prix de littérature scandinave, deux années consécutives: en 2002, pour son livre La cité des jarres, et en 2003, pour La femme en vert.Jean-Marc DelhausseJean-Marc Delhausse vit à Bruxelles. Comédien chevronné, il se passionne également pour la mise en scène.
Résumé : La mort a été immédiate. Une balle dans la tête. Aucune trace de lutte n'est relevée dans ce modeste appartement de Reykjavík. Le seul détail troublant est une croix gammée tracée sur le front de la victime. Très vite, en cet été 1941, les soupçons se portent sur les soldats étrangers venus contrer l'expansion nazie. Les enquêteurs Flovent et Thorson doivent agir avec prudence : malgré l'occupation alliée, l'ombre du Troisième Reich plane toujours au-dessus de l'Islande.
Stephan Thorson semblait comme endormi... Avec stupeur, le légiste constate qu'il a été étouffé. Pourquoi assassiner un nonagénaire solitaire et taiseux ? Dans ses tiroirs, des articles sur le meurtre d'une couturière retrouvée en 1944, dans le malfamé passage des Ombres. Soixante ans plus tard, l'ex-inspecteur Konrad décide de rouvrir la double enquête. Il découvre une époque où l'Islande, tiraillée entre modernité, traditions et légendes, n'était pas tendre avec les jeunes filles...Arnaldur Indridason est le plus grand auteur de polars islandais contemporains. Tous ses romans sont disponibles en Points." Des hiers sombres comme des taches mal effacées dans les mémoires des survivants. Indridason en charbonne une intrigue prenante qui mène le lecteur par le bout du nez. " - L'ExpressLa Trilogie des Ombres 3Traduit de l'islandais par Éric Boury
Résumé : "En 1955, un jeune étudiant islandais arrive à Copenhague pour faire ses études. Là il va se lier d'amitié avec un étrange professeur, bourru, érudit et buvant sec, spécialiste des Sagas islandaises, ce patrimoine culturel inestimable qu'ont protégé les Islandais au long des siècles comme symbole de leur nation. Il découvre le secret du professeur : l'Edda poétique, le précieux Livre du roi, dont les récits sont à l'origine des mythes fondateurs germaniques, lui a été volée pendant la guerre par des nazis avides de légitimité symbolique. Ensemble, le professeur et son disciple réticent, qui ne rêve que de tranquillité, vont traverser l'Europe à la recherche du manuscrit. Un trésor pour lequel certains sont prêts à voler et à tuer. Un trésor aussi sur lequel on peut veiller et qu'on peut aimer sans en connaître la valeur. Une histoire inhabituelle et une aventure passionnante sur ce qu'on peut sacrifier et ce qu'on doit sacrifier pour un objet aussi emblématique qu'un livre. Arnaldur Indridason met son talent et son savoir-faire de conteur au service de son amour des livres. Et de ce livre mythique en particulier. Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de romans noirs couronnés de nombreux prix prestigieux, publiés dans 37 pays. Le Livre du roi a été écrit en 2006, entre Hiver arctique et Hypothermie". 14, 85 x 23"En 1955, un jeune étudiant islandais arrive à Copenhague pour faire ses études. Là il va se lier d'amitié avec un étrange professeur, bourru, érudit et buvant sec, spécialiste des Sagas islandaises, ce patrimoine culturel inestimable qu'ont protégé les Islandais au long des siècles comme symbole de leur nation. Il découvre le secret du professeur : l'Edda poétique, le précieux Livre du roi, dont les récits sont à l'origine des mythes fondateurs germaniques, lui a été volée pendant la guerre par des nazis avides de légitimité symbolique. Ensemble, le professeur et son disciple réticent, qui ne rêve que de tranquillité, vont traverser l'Europe à la recherche du manuscrit. Un trésor pour lequel certains sont prêts à voler et à tuer. Un trésor aussi sur lequel on peut veiller et qu'on peut aimer sans en connaître la valeur. Une histoire inhabituelle et une aventure passionnante sur ce qu'on peut sacrifier et ce qu'on doit sacrifier pour un objet aussi emblématique qu'un livre. Arnaldur Indridason met son talent et son savoir-faire de conteur au service de son amour des livres. Et de ce livre mythique en particulier. Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de romans noirs couronnés de nombreux prix prestigieux, publiés dans 37 pays. Le Livre du roi a été écrit en 2006, entre Hiver arctique et Hypothermie". 14, 85 x 24
Un roman à énigmes à la mécanique diabolique... Par l'écrivain japonais le plus vendu au Japon. Plus on regarde, plus ça devient étrange... Un blog inquiétant, un enfant qui disparaît, un cadavre massacré, une jeune fille dans un centre de redressement... Quelle vérité choquante se dissimule dans ces "étranges images" qu'on nous donne à voir ? "Uketsu brosse une intrigue ingénieuse et machiavélique". LE POINT "Un polar dont tous les indices sont dessinés. Grand frisson assuré ! " LE SOIR Uketsu est l'écrivain le plus vendu au Japon et le leader de la nouvelle vague des auteurs de thrillers et d'horreur. Artiste complet, il écrit, dessine, publie des vidéos d'horreur et de suspense et compose de la musique. On ne connaît pas sa véritable identité, il apparaît toujours vêtu de noir avec un masque blanc. Traduit du japonais par Silvain Chupin
Un roman noir haletant où l'enquête de Konrad l'emporte dans les années 60, sur les traces d'un réseau d'espionnage. Du pur Indridason ! Un teinturier sans histoires, père célibataire, disparaît... Un cadavre est découvert sur la rive du lac Hafravatn et un trafic de Lada d'occasion avec des marins soviétiques est mis au jour. Quand, dans les fondations d'un chantier, on trouve le corps de Skafti, que Natan a avoué avoir noyé quelques années plus tôt, n'y aurait-il que Konrad pour s'inquiéter de tous ces événements étranges ? L'enquête de l'inspecteur à la retraite pourrait bien mener sur la piste des réseaux d'espionnage soviétiques dans les années 70... "Arnaldur Indridason éclaire d'une lumière crue une tranche de l'histoire islandaise". LE PARISIEN Arnaldur Indridason, né à Reykjavík en 1961, est sans conteste le maître du polar islandais. Konrad, solide enquêteur, sensible et têtu, est le héros d'une série dont Les lendemains qui chantent est le sixième opus. Tous ses livres sont disponibles chez Points. Traduit de l'islandais par Eric Boury
Plongez dans un des pires cauchemars d’un parent : aller chercher son enfant chez un copain et s’entendre répondre qu’il n’est pas là, qu’il n’a jamais été là … Des chapitres courts où on alterne entre les différents protagonistes, des indices glissés ci et là qui prennent tout leur sens dans une résolution inattendue pour ce thriller psychologique passionnant !
La vie est nostalgie, la vie est regrets, la vie est un cétacé qu'on vient de hisser à terre dans le Hvalfjörður en 1970". Dans un parc londonien, un écrivain aperçoit l'idole de sa jeunesse : Paul McCartney. Il brûle de lui parler, mais il lui faut d'abord mettre de l'ordre dans ses souvenirs et reparcourir son enfance marquée par la perte de sa mère à l'âge de sept ans et, quelques mois plus tard, la séparation des Beatles. Ni son père, miné par l'alcool, ni la Bible ne parviendront à apaiser sa solitude. Seuls les fjords de l'Ouest lui offriront un peu de réconfort. Ce n'est que bien plus tard, grâce aux livres de la bibliothèque municipale, qu'il trouvera enfin une manière de donner un sens à sa vie : l'écriture. Avec Mon sous-marin jaune, son roman le plus autobiographique, le prodige des lettres islandaises nous invite à un audacieux voyage dans le temps peuplé de personnages hauts en couleur.
La volcanologue Anna Arnardottir vit en Islande, lieu rêvé pour assouvir sa passion, puisqu’il subit une intense activité volcanique. Les appareils de mesure indiquent d’ailleurs une éruption à venir, sans qu’on puisse toutefois en prévoir l’ampleur et l’imminence. A l’image de l’île, Anna vit une période mouvementée – calme et maîtrisé en apparence, tout son petit monde pourrait basculer à tout moment. Magnifique suspense scientifique, dans lequel les émotions et les sentiments ébranlent la surface lisse en apparence d’un vie tranquille et installée.
1935. L'hiver suédois fait rage à Brynäs. Chez Benedikte, jeune mère de deux petits garçons, les placards sont aussi vides que les ventres, et la propriétaire de leur chambre menace de les expulser. Démunie, Benedikte se résout à contrecoeur à revenir vers un passé qu'elle a fui, et prend la route du nord, vers les forêts du Hälsingland. 2024. Eder se souvient de ces années dans les bois aux côtés de son grand-père et de son frère. Devant ses yeux défile une jeunesse marquée autant par la grâce de la nature que par la violence et les secrets. Mêlant habilement saga familiale, suspense et nature writing, Lina Nordquist offre au lecteur le récit d'une vie entière, pétrie de drames et de bonheurs fugaces, un magnifique roman d'amour et de courage.