Les cercueils sont tous semblables. Pourtant, un seul m'apparaît plus nettement. Comme un aimant retient le fer, mon regard s'y accroche. Sans raison, je suis persuadée que c'est le tien. Je le vois couvert, non des trois couleurs du drapeau, mais du seul rouge. Un rouge sang, qui semble parfois se liquéfier et ruisseler jusqu'à moi, jusqu'à me submerger, m'aveugler. Tilaine vient de perdre son mari, Isma, tué par des djihadistes alors qu'il était en poste au nord du pays. Résolue à lutter contre la fatalité, Tilaine décide de créer une association pour venir en aide aux femmes victimes du terrorisme. Un jour, elle croise le chemin de Noura, une petite fille qui va bouleverser sa vie. A travers le récit poignant et sans concession de Tilaine, Carrefour des Veuves apparaît comme le triangle de la mort de cette région du Sahel où s'entremêlent confusément les conflits communautaires, le fléau djihadiste et l'impuissance des dirigeants de la région et du monde. Universitaire et femme de lettres burkinabè, Monique Ilboudo est engagée dans la promotion de la citoyenneté des femmes dans son pays. Eloignée un temps de l'écriture, elle a renoué avec sa passion et publié en 2018, Si loin de ma vie, aux éditions Le Serpent à Plumes.
Nombre de pages
160
Date de parution
26/09/2020
Poids
185g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9791095999492
Titre
Carrefour des Veuves
Auteur
Ilboudo Monique
Editeur
LETTRES MOUCHE
Largeur
130
Poids
185
Date de parution
20200926
Nombre de pages
160,00 €
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Le Mal de peau met en parallèle le destin de deux femmes, Sibila, la mère, et Cathy, la fille. Ces deux femmes vont, chacune dans leur époque, se trouver confrontées au colonisateur blanc. A l'image de son peuple, Sibila sera violée par le commandant de cercle. Née de ce viol, Cathy a du mal à vivre sa différence, et n'a qu'un rêve : retrouver son géniteur. A vingt ans, elle traverse la mer et vient étudier en France. Elle découvre Paris et sa banlieue, l'université, et tombe amoureuse d'un jeune Blanc. Mais après la mère, le destin de la fille sera à son tour marqué par les forces sombres de la colonisation. Première romancière du Burkina Faso, féministe engagée, Monique Ilboudo offre avec Le Mal de peur un roman d'une grande sensibilité dont le dénouement se grave dans la mémoire.
Colonie française jusqu'en 1960, la Haute-Volta devient le Burkina Faso en 1984. En 31 ans d'indépendance, le Burkina Faso aura connu plusieurs années d'instabilité politique, et l'adoption de la Constitution en 1991 est apparue comme un nouveau point de départ devant permettre de jeter les bases d'une véritable démocratie pluraliste. Etablir un Etat de droit civil là où le droit coutumier avait préséance n'est pas toujours une tâche facile. Monique Ilboudo, en tant que citoyenne mais aussi en tant que ministre des Droits humains, s'y est engagée. Elle ne craint pas de faire une analyse objective et honnête des mesures mises en place par l'Etat tout en mettant en perspective l'influence du colonialisme et du monde occidental sur les traditions. L'auteure traite des mutilations génitales féminines, encore pratiquées au Burkina Faso malgré un système juridique les interdisant. Elle questionne aussi la légitimité qu'on voudrait parfois donner à cette pratique dans certains pays, et se demande si dans ce cas le droit à la différence ne rime pas avec indifférence ! Elle aborde également la contraception, l'interruption volontaire de grossesse, le viol, l'inceste, la sorcellerie, le droit matrimonial, la polygamie, le libre choix du conjoint, la scolarisation des filles, la division sexuelle des tâches et des responsabilités et la (faible) représentation des femmes en politique. Un véritable petit traité des droits des femmes burkinabé, qui nous éclaire tant du point de vue juridique, historique, ethnographique que socioculture et qui nous fait découvrir l'univers captivant d'un pays que l'on dit être celui des Hommes intègres.
Madame la ministre et moi est l'histoire d'un journaliste révolté par la manière dont son pays est gouverné. Il décide de militer pour l'avènement d'une démocratie véritable. Il rejoint donc un mouvement d'avant-garde. Par bonheur, les responsables du pays décident d'associer les mouvements progressistes à la gestion des affaires de l'Etat. C'est ainsi que le journaliste devient ministre. Le petit journaliste anonyme qui toute sa vie durant a analysé la situation du pays avec une rare sagacité et stigmatisé les errements du régime croit naïvement qu'il tient enfin l'occasion d'oeuvrer à l'avènement d'une société plus juste et plus compatissante. Madame la ministre et moi est le roman de l'impuissance et de la perte des illusions.ILBOUDO Pierre-Claver est né à Manga au Burkina Faso. Après ses études secondaires au Petit Séminaire de Pabré et au Lycée Zinda Kaboré, il obtient une Licence d'anglais à l'Université de Lagos (Nigeria), une Maîtrise de Linguistique à l'Université de Paris IV, un DEA de Lettres Modernes à l'Université de Lille III et un Doctorat de Lettres Modernes à l'Université de Cergy-Pontoise (France). Il a obtenu son diplôme d'interprète de Conférences au Polytechnic of Central London (Londres). Il a travaillé au Ministère des Affaires étrangères de son pays, puis à l'Union Africaine (Addis-Abeba). Depuis 1993 il travaille à la Banque Africaine de Développement.
Gérald-Félix Tchicaya U Tam'si est considéré comme le poète africain le plus doué de sa génération, et le premier à s'émanciper du courant de la Négritude. U Tam'si ? Celui qui parle pour son pays, en langue vili ? cultiva cette rupture intellectuelle tout au long de sa vie et de son oeuvre. Dans son essai, Pensée Sem Esse-Nsi nous entraîne dans le sillage du poète rebelle et bohème, et de ses oeuvres à la fois profondément congolaises et universelles. A travers les pages, sa voix s'élève comme un cri de liberté, contre le racisme, traversée par la douleur des combats pour l'émancipation, en déployant la beauté envoûtante de ses rythmes.
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