Algérie, au début de l'année 1956 : dans un petit village qui entre progressivement dans la guerre, l'auteur, âgé de six ans, assiste à la vie tourmentée de son père qu'il commence à peine à connaître et à aimer. Un père, âgé de cinquante ans qui, pour rester en marge d'un conflit dramatique qui oppose ses compatriotes, quitte la France où il travaillait depuis une vingtaine d'années pour rejoindre sa famille en Algérie. Enfant, l'auteur vit ainsi une double tragédie. D'un côté les pratiques injustes et incompréhensibles de certains de ses propres concitoyens envers un père profondément nationaliste, de l'autre la répression aveugle qu'exerce l'armée coloniale sur son peuple en lutte pour sa liberté, qui aboutit à l'assassinat de ce père, entre autres. Adolescent, l'auteur est exclu de l'école primaire de l'Algérie indépendante qu'il chérit plus que tout. A seize ans, il entre dans la vie active où il sombre dans une dépression nerveuse. Adulte, l'auteur quitte sa région natale pour tenter sa chance dans la grande ville où, après d'énormes déboires, il réussit à décrocher un petit emploi qui lui permet de faire en parallèle des études - son rêve de toujours. Courageux et persévérant, l'auteur sait aussi souffrir et apprendre, visiter sa mémoire ardente, observer la vie autour de lui et exprimer sa pensée - temporelle - spirituelle. Ainsi, avec une plume franche trempée dans l'encre de sincérité, l'auteur nous livre une autobiographie émouvante tout en nous faisant participer en dehors de toute fioriture, à une page de l'histoire de la guerre d'Algérie qui ne cesse de susciter la curiosité des deux peuples algérien et français.
Nombre de pages
187
Date de parution
12/02/2007
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296024892
Titre
Le fils de l'Algérie profonde
Auteur
Idjerouidene Amar
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
20070212
Nombre de pages
187,00 €
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Idjerouidene Arezki ; Beniada Frédéric ; Dilem Ali
Ce destin à tire d'aile est le récit bouleversant du parcours d'un homme parti de rien, élevé au grade de chevalier de la Légion d'honneur, qui grâce à des valeurs fondamentales, telles que l'intégrité, le travail et la solidarité a été une véritable figure de l'entreprenariat en France et en Algérie. Mère décédée à sa naissance, père ouvrier agricole, il aura pour seule amie, une chèvre, sa vraie nourrice pendant son enfance. Arezki connaîtra la guerre d'indépendance, la répression, la guerre civile, et créa l'un des principaux groupes de transport mondiaux, GoFast Transport (aujourd'hui Weaving Group) qui racheta Aigle Azur en 2001 pour en faire la seconde compagnie aérienne française. Celui qu'on appelait Monsieur Arezki, est une véritable source d'inspiration pour les jeunes.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...