
Carnets d'Oflag. suivi de Lettre à une petite fille
Au camp, matriculé, quand le KG fatal enduit de sa peinture blanche la surface de la capote de prisonnier, que faire ? Attentif à nous laisser des médaillons cinglants et acerbes qui cisèlent la silhouette de ses codétenus et à la fois soucieux d'envisager la vie du troupeau dans son ensemble, le regard d'Hyvernaud passe du gros plan ravageur au plan large, et zoome en permanence de la trombine au baraquement. Il ne pourrait y avoir là que des croquis, des couleurs pittoresques et franchouillardes d'un vécu carcéral où l'héroïsme bravache s'allie à la débrouille pour la plus grande victoire de l'ingéniosité nationale. Certes non. Il y a l'oeil Hyvernaud, un oeil froid, tranchant et impitoyable, qui ne laisse de l'homme que l'homme.
| Nombre de pages | 252 |
|---|---|
| Date de parution | 17/11/1999 |
| Poids | 248g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782842630287 |
|---|---|
| Titre | Carnets d'Oflag. suivi de Lettre à une petite fille |
| Auteur | Hyvernaud Georges |
| Editeur | LE DILETTANTE |
| Largeur | 120 |
| Poids | 248 |
| Date de parution | 19991117 |
| Nombre de pages | 252,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le wagon à vaches
Hyvernaud GeorgesMalraux cinéaste voyait dans un camion hérissé de baïonnettes le symbole du siècle. Avec Hyvernaud, c'est un tout autre carrosse qui nous est réservé : le Wagon à vaches. Les vaches, c'est nous, c'est l'homme, empêtré dans de petites lâchetés, et qui, lentement, s'enfonce dans la boue noire de sa salauderie originelle. D'ordinaire, la vache, elle paît paisible dans son pré vert. Le ruminant hyvernaldien, lui, est en rupture de pacage, mais à plein dans les fils électriques. Sorti à coups de trique de son sofa herbeux, il besogne son rafistolage. On est donc là, dans le wagon, sardines sans huile, tassés, guettant le filet d'air glacé, en route pour on ne sait où... A l'arrivée, ce sera le gros baiser d'un mandrin en plein front, la mort.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,00 € -

La peau et les os
Hyvernaud GeorgesGeorges Hyvernaud est né en 1902 en Charente, professeur dans les écoles normales d'instituteurs, il fut mobilisé en 1939, capturé et prisonnier en Allemagne. La peau et les os (publié en 1949) est le témoignage de ces années. La parution à partir de 1985 de ses Oeuvres complètes a fait sortir de l'oubli cet écrivain que Raymond Guérin et Etiemble ont défendu. Georges Hyvernaud est mort le 24 mars 1983.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,00 € -

Feuilles volantes
Hyvernaud GeorgesCes abandons à la poisseuse déprime, ces décharges d'exaspération remontent aux années 35 à 50. Années de tristesse, de mensonge et de détention (en camp). Ces feuilles violentes s'abandonnent, mortes et glissantes, sous les pas. Le monde d'Hyvernaud : de trop petites gens qui s'étriquent et se moisissent un rebut de vie à eux. Reste à mettre entre eux et lui quelques mots, échappés à la littérature, cet art de farder son fardeau. Hyvernaud invente l'aphorisme-fleuve : une toute petite phrase, pressée, triturée, peu à peu vide son jus, son sens. "Ca m'aurait plu", "Me suis peint en raté", "Je ne sais pas penser" : dérisoires fendilles par où le désespoir gicle son encre. Et puis : "Pour nous, il est trop tard. Nous avons pris nos plis. Nous ne nous défriperons plus."Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,09 € -
Le wagon à vaches
Hyvernaud GeorgesPrésentation de l'éditeur À l'aube des années 1950, dans la grisaille provinciale de l'après-guerre, un homme tente d'écrire le roman de sa vie, découragé par sa propre médiocrité et la petitesse ordinaire de son entourage. Le notable, le gardien de square, l'enseignant, l'ex-collabo, la bouchère, le chanoine, le collègue invisible. Quelle épopée construire à partir de tant d'oubliés, de solitaires, de pauvres, de morts-vivants ? Il tient son titre cependant : ce sera Le Wagon à vaches, à l'image de ce train de prisonniers qui l'emportait naguère vers l'Allemagne, de ce troupeau humain en route vers un autre néant. Ce sera un récit de révolte et de pitié, une chronique de l'absurde. Un plaidoyer pour rappeler qu'un monument ne suffit pas aux morts si la mémoire fait défaut aux vivants.ÉPUISÉVOIR PRODUIT6,81 €
Du même éditeur
-

L'Epris littéraire
Leschiera JulienLe narrateur de L'Epris littéraire se laisse entraîner dans l'appartement où vit reclus un authentique clone de Marcel Proust. Rien ne manque : calfeutrage, tisane, paperolles éparses, physique déconfit, quintes de toux et mobilier d'époque. L'endroit se visite comme une étape touristique dont il devient un habitué. Mais c'est vers Céleste, digne copie de la bonne de la Recherche, que notre narrateur, un romancier aussi charitable qu'en panne d'inspiration, ne tarde pas à braquer ses regards. Julien Leschiera nous sert sur un plateau un petit théâtre de la cruauté en exhibant l'asservissement psychique d'un individu consentant. Le récit étreint le lecteur avec l'inexorable patience d'un sable mouvant, l'appétit effroyable du boa qui engloutit la chèvre.EN STOCKCOMMANDER23,00 €
De la même catégorie
-

Retour à Birkenau
Kolinka Ginette ; Ruggieri MarionArrêtée par la Gestapo en mars 1944 à Avignon avec son père, son petit frère et son neveu, Ginette Kolinka est déportée à Birkenau. Elle sera la seule à en revenir. Dans ce convoi se trouvent deux jeunes filles dont elle deviendra l'amie - Simone Jacob et Marceline Rosenberg, plus tard Simone Veil et Marceline Loridan-Ivens. Ginette Kolinka raconte ce qu'elle a vu et connu. Les coups, la faim, le froid. La haine. Le corps et la honte de la nudité. Les toilettes de ciment et de terre battue. La cruauté. Parfois, la fraternité. La robe que lui offrit Simone et qui la sauva. Aujourd'hui, dans toutes les classes de France, et à Birkenau, où elle retourne avec des élèves, Ginette Kolinka témoigne et se demande encore comment elle a pu survivre à "ça" . Une voix simple, humaine, unique. Elle. Un récit poignant du quotidien dans les camps, mais aussi de l'après, du retour. Lire. Bref, cru, bouleversant. Le Monde - L'Epoque.EN STOCKCOMMANDER7,20 € -

L'enfant du 20e convoi vers Auschwitz
Gronowski SimonRésumé : Le 17 mars 1943, Simon Gronowski, alors âgé de 11 ans, est arrêté par la Gestapo avec sa soeur Ita et sa mère Chana. Tous les trois sont ensuite transportés à la caserne Dossin à Malines. Le 18 avril 1943, Simon, sa mère et 1600 autres détenus reçoivent l'ordre de partir avec le 20e convoi ", en direction d'Auschwitz-Birkenau. C'est ce désormais célèbre train que trois jeunes gens, Youra Livschitz, Jean Franklemon et Robert Maistriau ont décidé d'attaquer. A hauteur de Boortmeerbeek, les jeunes résistants réussissent à ouvrir les portes d'un wagon et permettent ainsi à 17 personnes de sauter du train. Simon fait partie des évadés. Sa maman l'amène sur le marchepied et le fait sauter au bon moment. Elle ne sautera pas mais son fils, par contre, échappe ainsi aux chambres à gaz qui l'attendait à Auchwitz-Birkenau. Ita, la soeur de Simon, n'aura pas cette chance puisqu'elle sera déportée avec le 21e convoi et gazée à son arrivée à Auchwitz-Birkenau.EN STOCKCOMMANDER24,95 € -

Auschwitz et après Tome 4 : La mémoire et les jours - Edition définitive
Delbo Charlotte ; Dunant GhislaineAuschwitz est si profondément gravé dans ma mémoire que je n'en oublie aucun instant. - Alors, vous vivez avec Auschwitz ? - Non, je vis à côté. Auschwitz est là, inaltérable, précis, mais enveloppé dans la peau de la mémoire, peau étanche qui l'isole de mon moi actuel." C. D.EN STOCKCOMMANDER8,00 €




