Ce pamphlet fut publie anonymement entre 1515 et 1517 pour défendre l'humaniste Jean Reuchlin, accusé par l'Inquisition de Cologne de défendre les juifs. Son auteur, le chevalier allemand Ulrich von Hutten, ami d'Érasme et satiriste redouté, imagina perfidement que les " hommes obscurs " (moines, théologiens et autres punaises de sacristies) envoyaient ces lettres grotesques aux théologiens de Cologne. Leurs auteurs supposés s'y ridiculisaient eux-mêmes par l'étalage de leur vulgarité et de leur stupidité crasse. Ces 118 lettres sont autant de tableaux de la vie quotidienne en Allemagne et en Italie à la veille de la Réforme. On y lit - dans un savoureux latin de cuisine - les aventures des moines paillards et des étudiants paresseux, mais aussi de l'éléphant du pape et des belles prostituées romaines. " Il vaut la peine de se rendre compte combien les Lettres des hommes obscurs plaisent à tous, aussi bien par le côté humoristique aux gens instruits, que par le côté sérieux aux ignorants. Parce que ceux-ci s'imaginent que, quand nous rions, c'est le style seul qui est l'objet du rire, [...] dont ils disent qu'il est compensé par le poids des idées. " (Thomas More à Érasme, lettre du 31 octobre 1516)
Nombre de pages
768
Date de parution
12/01/2004
Poids
1 076g
Largeur
144mm
Plus d'informations
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EAN
9782251344744
Titre
Lettres des Hommes obscurs
Auteur
Hutten Ulrich von ; Saladin Jean-Christophe
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
144
Poids
1076
Date de parution
20040112
Nombre de pages
768,00 €
Disponibilité
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ÉRASME A-T-IL TRAHI ...Ulrich von Hutten, chevalier germanique, brillant disciple d'Érasme et auteur des Lettres des hommes obscurs, publie en 1523 une Sommation accusant son ancien maître d'avoir trahi ses amis et Luther en particulier, pour de sordides raisons d'intérêt personnel. Érasme, lui-même suspecté d'hérésie mais ignorant que son accusateur vient de mourir vers la fin de l'été, réplique par une Éponge à laver les éclaboussures de Hutten.Ces deux textes montrent l'exacerbation des polémiques entre humanistes qui vont dans les mois qui suivent aboutir à la rupture religieuse et à la Réforme, et parallèlement, accompagner la naissance du sentiment national en Allemagne. Ils sont enrichis d'une galerie de 95 portraits des contemporains convoqués à charge et à décharge par les deux pamphlétaires, ainsi que de la vigoureuse riposte lancée contre Érasme par le médecin Otto Brunfels.
La vérole et le remède du gaïac est le témoignage du grand humaniste allemand Ulrich von Hutten (1488-1523), atteint de la syphilis. Il raconte l'horreur de sa maladie et l'espoir de sa guérison grâce au bois de gaïac que l'on venait de découvrir en Amérique. Poète couronné, il se considéra un temps comme "l'Alcibiade" d'Erasme, puis il soutint la Réforme luthérienne les armes à la main. Pourchassé par Rome et par Charles Quint, il se réfugia en Suisse où il mourut de la syphilis, abandonné de tous.
1519 : depuis trois ans, la " bataille des langues " fait rage. Érasme a défié les théologiens scolastiques en retraduisant le Nouveau Testament à partir du grec (1516). Luther a réclamé le retour aux sources des Écritures (1517) et Érasme a créé à Louvain un collège où l'on enseigne le grec et l'hébreu (1518). Enfin, l'Inquisition s'acharne contre Jean Reuchlin, pionnier des études grecques et hébraïques. Les humanistes publient alors des pamphlets au vitriol pour ridiculiser les " ennemis des langues ". Dans Les Funérailles de la Muse, Guillaume Nesen affuble de masques grotesques les théologiens de Louvain allant enterrer la Muse de la Poésie, chère aux humanistes. Dans La Conférence macaronique, Ulrich von Hutten met en scène les inquisiteurs ridicules donnant des leçons de mauvais latin à Érasme, Reuchlin et Lefèvre d'Étaples.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine