Cette édition complémentaire au volume consacré aux Synthèses passives dans la même collection restitue la seconde partie du cours sur la logique transcendantale donné au semestre d'hiver 1920/1921 et que Husserl considérait comme formant une unité. La tâche de la logique transcendantale est de reconduire les effectuations les plus élevées de la pensée, les synthèses catégoriales, à leur origine génétique transcendantale dans les synthèses d'expérience pré-catégoriales. Alors que dans Expérience et jugement, c'est l'opposition entre actes prédicatifs et antéprédicatifs qui est le couplage fondamental, c'est ici celle entre passivité et activité : la saisie, l'explication et l'identification en perception d'un sens préconstitué dans la passivité originelle sont déjà les premières formes de l'activité mais qui, elles-mêmes, n'appartiennent encore qu'au niveau pré-catégorial, par conséquent à la passivité au sens le plus large. C'est cette activité dans la passivité qui sert d'intermédiaire entre la passivité originelle et l'activité véritablement catégoriale, et qui constitue des objets nouveaux, catégoriaux, objets préconstitués pour une saisie thématique de niveau supérieur. En tant que produit de l'activité d'entendement, le sens logique possède une certaine indépendance vis-à-vis du sens perceptif et de ses changements et est quelque chose de neuf par essence en comparaison du sens objectivé dans la perception. Par la pensée, la teneur de sens passive n'est pas simplement élargie, mais un objet logique d'un genre nouveau est constitué. Dès lors, à la tâche d'une logique transcendantale incombent non seulement la reconduction génétique des formes fondamentales de la logique transcendantale à l'évidence non prédicative, mais aussi l'exploration des idéalités en tant qu'objectités d'un niveau de jugement encore plus élevé. La conclusion du cours esquisse le programme des tâches pour des études transcendantales logiques ultérieures. Cette édition offre donc la possibilité de réintégrer dans leur contexte logique transcendantal d'origine les analyses sur les synthèses passives, mais elle permet aussi une meilleure compréhension du développement husserlien de la logique transcendantale dont la première esquisse d'ensemble vient à s'exposer précisément dans le cours de 1920/1921. Elle conduit de la sorte à une compréhension plus englobante de la conception husserlienne de la pensée.
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Nombre de pages
196
Date de parution
27/10/2004
Poids
249g
Largeur
135mm
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EAN
9782841371679
Titre
De la synthèse active
Auteur
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Richir
Editeur
MILLON
Largeur
135
Poids
249
Date de parution
20041027
Nombre de pages
196,00 €
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Résumé : Avec les Idées directrices pour une phénoménologie, Husserl inaugure un cours nouveau de la philosophie. Ayant, dans le livre I, assuré les fondations méthodologiques de la phénoménologie, Husserl entreprend sa mise en ?uvre : c'est le livre II, les Recherches phénoménologiques pour la constitution. Issu de rédactions et de remaniements multiples, texte toujours en chantier de 1912 à 1928, ce livre II donne son matériau au projet phénoménologique de description pure. S'inscrivant sans cesse dans l' " expérience originaire ", les Recherches phénoménologiques pour la constitution visent à produire la notion phénoménologique de l'Etre et du sens de litre, selon ses diverses " manières " ou " couches ", en : nature matérielle, nature animale, monde de l'esprit - sorte de géologie du sens de litre. Le primat de l'une d'elles, la chair, éclate dans la merveille du sensible et c'est entrelacé avec elle que le reste du monde se constitue. La chair, instance matricielle du phénoménologique, y suscite aussi une turbulence, car le projet husserlien de fondation de la ratio ne parvient qu'à se juxtaposer à cette chair, entièrement énigmatique. C'est pourquoi ce livre II fut et demeure décisif pour l'histoire de la philosophie : ainsi toute l'?uvre de Merleau-Ponty en fut à la fois l'héritière et l'avenir.
Résumé : La phénoménologie qui s'élabore dans les Ideen est inconstestablement un idéalisme, et même un idéalisme trascendantal ; le terme même n'est pas dans les Ideen alors qu'il se rencontre dans des inédits antérieurs. C'est dire que les commentateurs s'accordent à regrouper autour de ce mot les analyses les plus importantes de l'ouvrage. Finalement, la " conscience pure ", la " conscience transcendantale ", l' " être absolu de la conscience ", la " conscience donatrice origianire ", sont des titres pour une conscience qui oscille entre plusieurs niveaux ou, si l'on veut, qui est décrite à des phases différentes de son ascèse : de là des erreurs d'interprétation dont Husserl s'est plaint si constamment et si amèrement. Les idées directrices sont la matrice de l'existentialisme français, celui d'un Sartre évidemment, mais surtout de la pensée de Merleau-Ponty. C'est également par rapport à Husserl que prennent position Levinas, Ricoeur et Michel Henry.
La Krisis, dont le manuscrit principal date de 1935 - 1936, est en vérité le testament de Husserl. Cela seul suffit à en assurer l'importance, du point de vue des études husserliennes. Mais la fascination que ce texte exerce a une origine et des raisons plus profondes. C'est qu'en lui ne se termine pas seulement, l'histoire de l'entreprise phénoménologique, commencée un tiers de siècle plus tôt, ni seulement (du même coup) l'histoire de la philosophie occidentale moderne - cette odyssée du Savoir dans le retour au Soi ; en lui s'achève également le destin qui gouverne cette histoire. La méditation husserlienne est ici construite entièrement sur un renversement : dans un premier mouvement, en effet, on recule en deçà de la ratio pura des modernes, par une longue et magnifique dé-construction de l'histoire de la philosophie moderne, jusqu'à faire apparaître dans la Lebenswelt le refoulé et l'oublié de toute cette histoire. Mais dans un deuxième mouvement, la Lebenswelt se scinde en Welt et Leben - dissociation dans laquelle le premier devient un constitué, le second sa constitution dans l'égologie absolue. Le pivot du renversement étant l'équivoque de la phénoménologie de la perception.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
Colomb Christophe ; Estorach Soledad ; Lequenne Mi
En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.4e de couverture : En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Si la préhistoire est bien la science dont le but est l'étude de l'homme d'avant l'écriture, Leroi-Gourhan, par la place centrale qu'il lui a accordée tout au long de son itinéraire scientifique, peut apparaître à juste titre comme l'un des fondateurs de cette discipline. De ces hommes préhistoriques il ne reste cependant que des traces encore amenuisées par l'action du temps. Et l'abondance des documents livrés par les fouilles du passé ne doit pas faire illusion : extraits de leur contexte sans indication précise sur leur situation dans le site et sur leurs relations avec les autres objets, ces documents ne nous apportent guère d'autre renseignement que celui de leur existence. L'apport de Leroi-Gourhan est, à cet égard, de première importance, puisqu'aux méthodes de fouilles qui s'attachaient à la détermination chronologique des vestiges, il substitua le décapage horizontal qui dévoilait les techniques, le savoir-faire, les déplacements même de l'homme préhistorique. Tout cela n'apportait cependant que trop peu de renseignements sur leur univers mental, et il faut souligner ce que l'analyse de leurs créations esthétiques a pu nous apporter à ce sujet. Ici encore, Leroi-Gourhan s'est brillamment illustré en proposant une interprétation d'ensemble de l'art préhistorique qui a ouvert des voies qu'il ne saurait plus être question d'ignorer désormais. Les textes rassemblés pour la première fois ici intéressent précisément ces deux aspects, complémentaires pour la préhistoire, de la recherche archéologique et de l'approche esthétique. Ils restituent l'essentiel de la pensée d'André Leroi-Gourhan dans ces domaines sur lesquels il a travaillé de façon soutenue pendant presque toute sa carrière scientifique, et constituent donc une source d'information de première importance pour tous ceux que l'étude de nos origines intéresse. A ce titre, il se devait d'ouvrir la collection L'Homme des Origines.