Katrina, 2005 . L'ouragan, l'Etat et les pauvres aux Etats-Unis
Huret Romain
EHESS
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EAN :9782713222689
En 2005, l'ouragan Katrina transforme La Nouvelle-Orléans en ville sinistrée. Pourtant rompus à ce type de désastre, les habitants désemparés s'attendent à une réponse humanitaire de la part de l'administration de George W. Bush. Mais celle-ci diffère son intervention, préférant assurer une sécurité militaire totale avant d'accepter le déploiement des aides. La polémique enfle, dénonçant la désorganisation étatique, le racisme, le mépris des pauvres et la morgue des élites. Inertie programmée ou raté bureaucratique? Au-delà du scandale civique, Romain Huret démontre que Katrina est le résultat de la politique sociale de l'Etat contractuel, mis en place depuis les années 1980 par les conservateurs au pouvoir. En déployant la longue chaîne des choix politiques à l'origine de la catastrophe, en particulier la privatisation des services publics, il rappelle les coûts sociaux de politiques privilégiant la sécurité militaire au détriment de la sécurité sociale.
Nombre de pages
231
Date de parution
18/11/2010
Poids
259g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782713222689
Titre
Katrina, 2005 . L'ouragan, l'Etat et les pauvres aux Etats-Unis
Auteur
Huret Romain
Editeur
EHESS
Largeur
120
Poids
259
Date de parution
20101118
Nombre de pages
231,00 €
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Est-il possible de supprimer définitivement la pauvreté aux États-Unis? Telle est la question que se posent les experts dans l'Amérique prospère de l'après-Seconde Guerre mondiale. Avant de chercher des solutions concrètes, il leur faut mettre en forme le problème en définissant à l'aide d'outils statistiques et économiques la pauvreté comme relative et involontaire. La fixation de seuils de pauvreté et le ciblage de catégories spécifiques permettent de mieux appréhender la nature de la pauvreté aux Etats-Unis. Longtemps souterrain et secret, ce travail scientifique trouve un relais politique dans les années 1960 lorsque les administrations démocrates de John Kennedy (1960-1963) et Lyndon Johnson (1963-1968) adoptent le principe d'une guerre contre la pauvreté. Mais la prise de décision politique n'entraîne pas l'adoption des formes fiscales et monétaires de redistribution des revenus prônés par les experts. Cet échec annonce la permanence de la pauvreté dans le pays, une réalité de plus en plus visible dans l'espace public de l'Amérique contemporaine Biographie de l'auteur Historien des Etats-Unis à l'époque contemporaine, Romain Huret est conférencier à l'université de Lyon II et est membre de Centre d'Etudes nord-américaines de l'EHESS
Richard Nixon, 37e président des États-Unis, continue de susciter des sentiments passionnés. Homme d'État visionnaire pour certains, individu sans charisme et malhonnête pour d'autres, il a donné naissance à des interprétations différentes et antagonistes de la part des historiens. Romain Huret détaille le parcours de ce fils de petits commerçants californiens, et permet au lecteur de découvrir un homme à part, à la trajectoire non pas météorique comme celle d'un Kennedy mais laborieuse et obstinée, exemplaire par sa capacité à s'insérer dans le fonctionnement de la démocratie américaine... pour le meilleur et pour le pire. Cette biographie analytique révèle les mutations politiques, sociales et culturelles des États-Unis. Au fil des pages, la carrière nixonienne met au jour les transformations de la sociologie de l'électorat, la permanence des pratiques secrètes au c?ur même de l'État et la violence des représentations au sein du débat politique. Richard Nixon n'est en rien " un cas " au sens où l'entendent les psychiatres et les psychohistoriens ; bien au contraire, il nous permet de " penser par cas " l'Amérique du XXe siècle.
Qu'ils inquiètent ou qu'ils fascinent, les Etats-Unis ne cessent d'exercer leur influence sur la marche du monde. Leur culture, leur mode de vie s'exportent partout, et ils demeurent la première puissance politique, économique et militaire mondiale. Nés en 1776, ils sont devenus en deux siècles à peine une "superpuissance". Comment s'explique cette ascension fulgurante? Comment s'est forgée la culture américaine? Qui sont les Américains? Des premières colonies aux attentats du 11 septembre, l'histoire des Etats-Unis est courte, mais mouvementée. Elle est marquée par des guerres, des combats politiques, des crises et des conquêtes qui ont façonné sa culture et son identité. En neuf chapitres, cet ouvrage retrace l'histoire complexe de cette grande démocratie, ses réussites, ses difficultés, ses doutes et sa recherche permanente du bonheur.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.