Le verbe "devoir". Etude synchronique et diachronique
Huot Hélène
KLINCKSIECK
47,50 €
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EAN :9782252016695
En français contemporain, le verbe devoir suivi d'un infinitif peut avoir une valeur d'obligation ou de nécessité (Jean doit avoir terminé ce rapport avant ce soir), ou au contraire être dépourvu de sémantisme propre, et dans ce cas il sert seulement à traduire la distance du locuteur vis-à-vis de son énoncé (il a dû rater son train). Mais ce comportement n'est pas spécifique de la langue du XXe siècle. Les dictionnaires et les grammaires du XVIIe siècle attestent en effet que devoir avait à cette époque-là la même double valeur. La plus grande partie de l'ouvrage est consacrée à l'étude détaillée des environnements syntaxiques et/ou sémantiques précis liés à chacune de ces valeurs, et essaie d'établir, à partir d'un corpus, si ce sont ou non les mêmes environnements qui sont liés à l'une et l'autre valeur au XVIIe siècle. L'ouvrage se termine sur un examen des différentes solutions de type transformationnel permettant de rendre compte de ce fonctionnement particulier de devoir, et des problèmes que pose le traitement actuel des questions diachroniques dans ce cadre théorique.
Nombre de pages
196
Date de parution
03/05/2000
Poids
292g
Largeur
159mm
Plus d'informations
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EAN
9782252016695
Titre
Le verbe "devoir". Etude synchronique et diachronique
Auteur
Huot Hélène
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
159
Poids
292
Date de parution
20000503
Nombre de pages
196,00 €
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Plus des deux tiers des mots du français moderne proviennent du latin, selon une double voie de transmission, popuLaire et savante. Quelle forme ces mots ont-ils aujourd'hui ? Et pour ceux d'entre eux qui sont construits, c'est-à-dire formés d'une suite d'éléments différents, quels sont ces éléments constitutifs ? Dans quel ordre et selon quels principes ceux-ci sont-ils assemblés, et comment fonctionnent-ils à l'intérieur d'un système vivant, toujours à l'?uvre dans la création incessante de mots nouveaux ? En quoi enfin la forme de ces mots nous renseigne-t-elle sur leur interprétation ? Ce sont toutes ces questions - objet de la morphologie - qui sont ici successivement abordées et étudiées, dans une optique résolument synchronique, et en des termes tout à fait accessibles. Elles sont illustrées d'une série d'exemples commentés de façon plus détaillée, ou rassemblés en listes et tableaux ordonnés.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.