Cahiers du CIRHILLa N° 50 : Sortir de l’ombre. Les oublié(e)s, les invisibles
Humeau Sylvie
L'HARMATTAN
24,99 €
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EAN :9782336428789
Sortir de l'ombre peut s'analyser comme une contribution à une histoire en mouvement où le chercheur/la chercheuse interroge le passé depuis un présent situé. Le caractère fructueux de recherches naviguant entre comportements collectifs et ?uvres personnelles, se prémunissant contre le risque de ce que Bourdieu appelait « l'illusion biographique », n'est plus à prouver. Le projet de cet ouvrage, issu d'un colloque pluridisciplinaire consacré à la question de l'oubli, de l'invisibilité ou encore de l'invisibilisation, est d'apporter une contribution à la recherche par un regard croisé entre disciplines, méthodes, aires géographiques et périodes historiques. L'oubli pose en premier lieu la question des traces et du « désir d'archives » permettant de renouveler, voire de bousculer un champ de recherche. Les différentes contributions à cette publication, thématisées autour de figures, d'institutions ou d'événements redécouverts, ou appréhendées à partir de prismes inédits, enrichissent des corpus communs en rendant compte de la complexité de l'Histoire dans ses dimensions politiques, artistiques et littéraires.
Nombre de pages
220
Date de parution
20/06/2024
Poids
294g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336428789
Titre
Cahiers du CIRHILLa N° 50 : Sortir de l’ombre. Les oublié(e)s, les invisibles
Auteur
Humeau Sylvie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
294
Date de parution
20240620
Nombre de pages
220,00 €
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Présentation de l'éditeur Un retraité décroche son fusil lorsqu'il entend un intrus. Un rebelle surveille une plage, prêt à tirer "sur tout ce qui bouge". Un dandy impose à son majordome ses dangereux caprices. Un jeune de banlieue assiste sans broncher à un acte de torture. Deux adolescentes se lancent dans une "ronde" aussi violente que tragique... Les personnages de ces récits infligent ou subissent la cruauté ordinaire. Cruauté d'individus tyranniques ou inconscients. Cruauté d'une société inégalitaire qui engendre la violence. Cruauté du destin, qui transforme des personnes ordinaires en victimes et en bourreaux. En explorant la tragédie quotidienne du fait divers, les cinq auteurs de ces nouvelles interrogent la banalité du mal.
Crêtes multicolores, vestes à clous, pantalons issus de surplus militaires, bouteilles de bières entassées, No Future, voix et musique saturées rythmant le pogo d'une foule bariolée : le mot "? punk ? " charrie à lui seul son lot d'images toutes faites. Par-delà les clichés, comment ce style musical venu de New-York et de Londres s'est-il implanté en France ? Si le mouvement punk connaît son âge d'or dans les années 1980, avant d'être supplanté sur la scène médiatique par d'autres musiques contestataires, il n'en demeure pas moins prégnant dans certains espaces sociaux et géographiques. Mais qui devient punk ? Où ? Comment ? De quelle vision du monde cette musique est-elle le vecteur ? En quoi est-elle aussi un mode de vie, placé sous le signe du Do It Yourself, qui offre un point de vue décalé sur la société française et ses évolutions ? Pour comprendre les multiples facettes du punk et retracer son histoire, cette enquête au long cours mobilise tous les outils de la sociologie : observation participante, analyses statistiques, entretiens et suivi dans la durée de nombreuses trajectoires individuelles d'amateurs comme de musiciens. Ouvrant les portes d'un monde à part, elle parvient de la sorte à reconstituer les logiques sociales expliquant la genèse, l'organisation et la persistance d'une musique qui est aussi un style de vie.
Que penser des embryons congelés qui défient les lois du temps et menacent de survivre à leurs géniteurs ? Que penser d'enfants conçus à partir de dons de spermatozoïdes, d'ovocytes, de prêt ou de location d'utérus ? En s'appuyant sur leur expérience quotidienne, Claude Humeau et Françoise Arnal nous aident à comprendre les nouvelles techniques de procréation et retracent le parcours des couples qui ont choisi de recourir à cette pratique. Claude Humeau est professeur à la faculté de médecine de Montpellier et responsable, avec Françoise Arnal, biologiste, du laboratoire de fécondation in vitro de Montpellier.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...