
Eclats de rire philosophiques
Le commun imagine mal que les philosophes, gens. austères et graves, puissent s abandonner au rire, ou même qu'ils daignent, s'interroger sur la signification et la désirabilité de ce comportement frivole.t pourtant si, comme l'observa le premier Aristote, " rire est le propre de l'homme ", il faut bien que les philosophes sachent rire, comme tout à chacun, et même qu'ils s'inquiètent des raisons d'être du rire, de sa finalité, d'autant plus que leur propre démarche et leurs ambitions ont depuis toujours prêté à rire aux profanes. Rire est-il pour l'homme un privilège ou une tare? Si les dieux d'Homère s'esclaffent dans l'Olympe, Jésus lui n'aurait jamais ri. Repoussant les réserves de Descartes, Spinoza a pris résolument le parti du rire. Et si Nietzsche nous demande de rire à la vie, c'est par contre au nom de la vie que Bergson intente un procès au rire. Tout se passe comme si ces appréciations contradictoires du rire, loin d'être dune importance secondaire, traçaient une nette ligne de partage entre les philosophes, révélant peut-être des divergences décisives entre leurs options fondamentales.
| EAN | 9782350180281 |
|---|---|
| Auteur | Humeau Marie, Guirlinger Lucien, Lacorre Bernard, |
| Editeur | CECILE DEFAUT |
| Largeur | 130 |
| Date de parution | 20060308 |
| Disponibilité | Epuisé |
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