Humbert Sylvie ; Derasse Nicolas ; Royer Jean-Pier
L'HARMATTAN
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EAN :9782296556508
Le temps carcéral a toujours été une problématique importante dans le parcours des détenus. Pendant de nombreux siècles, il est resté synonyme d'épreuve, au regard de la rigueur des conditions de détention. Avec la Révolution, le temps de référence devient lié à l'avenir de l'individu qu'il faut, avant toute chose, punir et réinsérer dans la société. Au siècle suivant, la criminalité ne cesse d'augmenter, ce qui induit un questionnement général sur la politique pénitentiaire et le sens de la peine. Aujourd'hui, avec la suppression de la peine de mort, la prison est même devenue la peine la plus élevée dans la hiérarchie des sanctions, les condamnations à une peine de détention se multiplient et les durées des incarcérations ne cessent de s'allonger. Comment supporter les journées d'incarcération, les jours de fêtes, les dimanches, surtout lorsque le temps ne coule plus au même rythme que pour ceux du dehors ? Comment vivre les journées, les saisons, les années lorsque l'on est mère ? Et quel quotidien pour les surveillants de prison et ceux qui accompagnent les personnes incarcérées dans leurs activités et leurs problèmes physiques ou psychiques ? Avec les nouvelles lois pénales, le temps d'un avenir est-il envisageable ? Plus largement, le temps peut-il venir à bout des risques d'insécurité, être un remède à la récidive et à la criminalité ? C'est sur ce temps historique de la prison et ce temps de la peine que les intervenants au colloque sur "La prison, du temps passé au temps dépassé", qui s'est déroulé à l'université de Lille 2 et à l'université catholique de Lille les 15 et 16 mai 2008, se sont penchés, en cherchant à savoir s'il existe un juste temps de la peine.
Nombre de pages
232
Date de parution
06/01/2012
Poids
285g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296556508
Titre
La prison, du temps passé au temps dépassé
Auteur
Humbert Sylvie ; Derasse Nicolas ; Royer Jean-Pier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
285
Date de parution
20120106
Nombre de pages
232,00 €
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Il semble que la justice a un rôle particulier à jouer dans la manière de faire vivre la démocratie dans une région comme la Guyane. Directement confrontée à la diversité culturelle (songeons aux Amérindiens et aux Noirs marrons), quelle peut-être sa contribution à la culture démocratique ? Est-ce la fiction française d'un peuple -un, sujet d'un droit homogène, qui demeure sa ligne de conduite ? Ou au contraire y a-t-il des espaces d'autonomie des coutumes laissés aux différents peuples comme on le voit dans les cours d'appel créées par les accords de Nouméa en Nouvelle Calédonie ? Comment les tribunaux et les lieux d'accès au droit abordent cette tension démocratique entre le peuple abstrait et le peuple social ? Peut-on apercevoir les initiatives, les jurisprudences et, peut-être, les recherches qui nous mettraient sur la voie d'une meilleure connaissance de cette reconnaissance de la pluralité ? C'est cette approche à la fois historique, juridique et anthropologique, de Louis XIV à 2014 qui est proposée dans cet ouvrage : - D'abord une histoire de la justice en Guyane dans la longue durée ce qui suppose d'évoquer le rôle des juridictions dans les périodes esclavagistes et anti-esclavagistes - Puis l'histoire pénitentiaire qui a marqué le territoire et la mémoire collective - Ensuite, est abordée la manière dont l'institution française traite spécifiquement les affaires civiles, commerciales et pénales. Le décalage existant entre le droit coutumier et le droit positif soulève depuis longtemps un questionnement qui n'est toujours pas résolu. La nouvelle cour d'appel pourra-t-elle gérer ces risques ? Quel profil les magistrats doivent-ils présenter pour pouvoir exercer correctement leurs fonctions ? A ce stade, nous n'avons que des questions tant " le peuple de Guyane " est composite et tant les particularités sont nombreuses : uniformité ou diversité ? Primat du droit étatique ou de la coutume ? Pluralisme juridique accepté ou recherche d'une unité du droit ? Une meilleure connaissance de la loi apporterait-elle des réponses ? Ces journées régionales d'histoire de la justice ont mis en avant les faiblesses d'une telle méconnaissance et en particulier révélé un grave problème : celui de l'enfance en danger ce qui a justifié la mobilisation de ressources universitaires, judiciaires et associatives locales.
La vision classique du procès pénal qui oppose la société à l'auteur d'un fait délictuel est révolue. La victime n'est plus simplement perçue comme simple témoin ou instrument fondant la preuve de l'infraction, mais représente désormais un acteur incontournable du processus répressif. Ce colloque a permis d'apporter des regards complémentaires sur l'évolution de la justice pénale et sur la place à accorder à la victime dans le processus répressif.
Au-delà de la notion de paix entre les Etats cet ouvrage montre l'émergence d'institutions judiciaires plus proche des victimes et aborde la question, peu exploitée jusqu'alors, d'une justice pacificatrice, notamment après un génocide. La justice est le lieu où la discorde entre les personnes peut être résolue, et cela depuis l'Antiquité. Concilier, réconcilier, amender, punir, entendre, écouter, rassembler, juger, apaiser, réparer, transiger... le sujet est large et les acteurs pour répondre à ces missions pacificatrices nombreux. Sont ainsi évoqués dans cet ouvrage : les symboles de la discorde et de la réconciliation, les actes et les gestes de paix depuis le Moyen Age en France, et tout ce qui a trait aux personnes, leur statut, leurs vulnérabilités. Au-delà de la paix entre les Etats, les auteurs se sont interrogés sur le sens d'une justice pacificatrice notamment après un génocide. L'impunité des auteurs des actes de génocide est devenue la règle mais la réconciliation des peuples meurtris fait appel à des institutions judiciaires plus proches des victimes et à de nouveaux hommes et femmes chargés d'apporter une paix durable. Une nouvelle humanité pénale donne à la justice des outils de dissuasion, de prévention, de réparation, de non-répétition. La restauration de la paix par la justice, un nouvel enjeu au XXIe siècle ?
La justice des outre-mer, au croisement du droit français et des normes juridiques locales Cet ouvrage est le fruit d'une enquête de l'AFHJ sur la justice dans les outre-mer afin d'en mieux saisir la spécificité. En Guyane, aux Antilles, à Mayotte, à La Réunion, et en Nouvelle-Calédonie la persistance de la coutume, mémoire vivante d'une partie de la population et acte de résistance à des tentatives de sujétion coloniale dans des territoires où le multiculturalisme est très présent, a interrogé les auteurs. Les constats sont très pessimistes : la justice est en crise ! Les questions partout les mêmes : quel profil doivent présenter les juges pour exercer correctement leur office ? Quels moyens sont mis en oeuvre pour rendre une justice en phase avec les enjeux spécifiques de ces territoires ? Quel droit faut-il appliquer sans dénaturer les traditions ancestrales encore très présentes dans ces populations ? Les inquiétudes portent également sur les mineurs confrontés à la fois à la tradition et à la modernité.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...