Les femmes, l'enseignement et les sciences. Un long cheminement (XIXe-XXe sicèle)
Hulin Nicole ; Hermann Claudine
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782296056060
L'histoire de l'enseignement féminin est peu connue. En France, cet enseignement s'est constitué au niveau secondaire, avec la loi Sée de 1880, en double décalage par rapport à son homologue masculin organisé au début du XIXe siècle, décalage dans le temps et dans sa conception même; ne menant pas au baccalauréat, il ne permet pas l'accès aux facultés. L'ouvrage, centré sur la partie scientifique de l'enseignement, retrace les étapes qui ont conduit, en un siècle, l'enseignement féminin d'une organisation spécifique, tant au niveau secondaire qu'à celui du recrutement des professeurs, à la fusion complète avec l'enseignement masculin: identité des cursus, des contenus et des épreuves, unicité des concours et des classements, mixité. Ce parcours historique montre tous les progrès réalisés et les acquis obtenus, mais aussi l'engagement et les succès des pionnières qui ont permis de vaincre les préjugés sur l'inaptitude des femmes pour les sciences, en particulier les sciences abstraites. La connaissance de cette évolution spectaculaire peut permettre de vaincre certains blocages, dus à l'atavisme des générations auxquelles on déniait de bonnes capacités pour les sciences, afin de gommer un ultime décalage au niveau des orientations vers les études scientifiques supérieures. Biographie: Ancienne élève de l'École normale supérieure (Sèvres), Nicole Hulin est titulaire de l'agrégation masculine de physique, d'un doctorat et d'une habilitation de l'École des hautes études en sciences sociales. Maître de conférences honoraire à l'Université Paris VI et chercheur au Centre Alexandre Koyré, ses travaux portent sur l'histoire de l'enseignement scientifique aux XIXe et XXe siècles.
Nombre de pages
238
Date de parution
23/04/2008
Poids
320g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296056060
Titre
Les femmes, l'enseignement et les sciences. Un long cheminement (XIXe-XXe sicèle)
Auteur
Hulin Nicole ; Hermann Claudine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
320
Date de parution
20080423
Nombre de pages
238,00 €
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Intégrer les sciences dans la culture générale constitue un objectif conforme aux nouvelles exigences de l'humanisme, générées par le développement de la connaissance scientifique et son impact sur la vie économique et sociale. Et, au delà, s'affirme le souci de montrer qu'à côté d'une culture littéraire peut prendre place un humanisme scientifique d'égale valeur éducative. Quelle place accorder aux sciences dans les études secondaires ? Comment les y intégrer ? Quel rôle leur assigner: culturel ou utilitaire ? Mais aussi, comment favoriser les travaux de recherche dans les facultés ? Autant de questions qui ont retenu l'attention des scientifiques. Au XIXe siècle un dialogue s'est instauré entre le pouvoir politique et des savants de grande renommée, comme le mathématicien Poisson, le chimiste Dumas ou le célèbre Pasteur, qui ont pesé sur les prises de décision. Avec la constitution des associations de spécialistes au début du XXe siècle, les professeurs du secondaire vont devenir des acteurs engagés, discutant le contenu des réformes et défendant l'enseignement de leur discipline. L'approche thématique retenu dans cet ouvrage permet de cibler quelques questions qui ont marqué l'histoire de l'enseignement des sciences.
Résumé : En France l'enseignement secondaire féminin s'est constitué avec la loi Sée de 1880 en double décalage par rapport à son homologue masculin organisé au début du XIXe siècle, décalage dans le temps et dans sa conception même. L'ouvrage, centré sur la partie scientifique de l'enseignement, retrace les étapes qui ont conduit, en un siècle, l'enseignement féminin d'une organisation spécifique, tant au niveau secondaire qu'à celui du recrutement des professeurs, à la fusion complète avec l'enseignement masculin : identité des cursus, des contenus et des épreuves, unicité des concours et des classements, mixité. Reste désormais un ultime décalage au niveau des orientations vers les études scientifiques supérieures.
La physique subit un bouleversement important au début du XXe siècle avec l'avènement des théories relativiste et quantique. Son développement conduit à l'élaboration de nouveaux cours universitaires. Le mouvement de modernisation des cours de physique au niveau secondaire retient l'attention de physiciens français, qui vont faire campagne pour obtenir une commission de réforme des programmes, sur le modèle de celle constituée pour les mathématiques modernes. Ainsi est créée en octobre 1970 la Commission Lagarrigue.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...