Le grand historien et essayiste hollandais Huizinga a décrit dans ce livre l'itinéraire physique et l'itinéraire spirituel d'Érasme (1466-1536) avec le sens le plus fin de la mesure. C'est ici beaucoup plus qu'une biographie, beaucoup plus qu'une étude littéraire et philosophique : c'est la restitution de toute une époque, et de la Hollande à cette époque. Dans ces pages si claires, si faciles à lire, Érasme, le génie le plus représentatif d'un des principaux aspects de la Renaissance, apparaît avec sa grandeur, ses limites, ses hésitations, ses faiblesses. Érasme est l'humaniste pur, celui qui, saisi par le vertige de la lecture, de l'érudition, passionné par l'imprimerie et le livre, entreprend de partager avec ceux qui lui ressemblent le bonheur véritable qui ne se goûte qu'à l'écart de l'action, dans les joies de l'intelligence et de la connaissance. D'une indépendance farouche mais précautionneuse, prudente, il s'oppose à Luther, à Calvin. Il est par-dessus tout l'homme des livres et de la paix par les livres ; et, si son influence ne nous semble pas avoir été grande en son temps - encore qu'il ait occupé une situation de prince des lettres assez semblable à celle de Goethe ou de Gide, - c'est sans doute parce qu'elle s'est exercée sur des esprits hostiles au bruit et qui n'ont guère marqué dans ce temps de fureur, c'est aussi parce qu'elle ne s'est manifestée pour nos yeux qu'au XVIIIe siècle.
Nombre de pages
336
Date de parution
15/02/1955
Poids
333g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070232673
Titre
Erasme
Auteur
Huizinga Johan ; Bruncel V. ; Febvre Lucien
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
333
Date de parution
19550215
Nombre de pages
336,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Après avoir défini le jeu comme une action libre, sentie comme fictive et située en dehors de la vie courante, capable néanmoins d'absorber totalement le joueur - une action dénuée de tout intérêt matériel et de toute utilité, qui s'accomplit en un temps et dans un espace expressément circonscrits, se déroule avec ordre selon des règles données, dans une ambiance de ravissement et d'enthousiasme, et suscite, dans la vie, des relations de groupes s'entourant volontiers de mystère en accentuant par le déguisement leur étrangeté vis-à-vis du monde habituel -, Johan Huizinga montre la présence extrêmement active et féconde de ce jeu dans l'avènement de toutes les grandes formes de la vie collective : culte, poésie, musique et danse, sagesse et science, droit, combat et guerre.
Le mot Renaissance évoque une beauté de ton pourpre et d'or.... un monde plein d'allégresse, baigné dans une douce clarté, rempli de joyeuses clameurs. Des gens s'y meuvent gracieux et dignes, insouciants des misères du temps, des appels de l'Eternité. Plénitude.
Si l'on avait demandé à Johan Huizinga quel était le sujet fondamental de son livre, affirme Jacques Le Goff, il aurait parlé d'abord de l'imbrication intime du Moyen Age et de ce que nous appelons la Renaissance." L'Automne du Moyen Âge décrit et analyse les "saveurs", les "idées", les "émotions" et les "images" dans lesquelles s'exprime une société qui meurt, celle du Moyen Âge, pour donner naissance à une autre, la Renaissance. Marc Bloch et Lucien Febvre ont souligné le caractère pionnier de ce livre. Huizinga y découvre en effet les nouveaux domaines de l'histoire: le corps, les sens, les rêves et l'imaginaire.
Huizinga Johan ; Bastin Jean ; Le Goff Jacques ; M
Les saveurs, les idées, les émotions et les images dans lesquelles s'exprime une société qui meurt, celle du Moyen Âge, pour donner naissance à une autre, la Renaissance. Un livre pionnier, majeur, salué par Marc Bloch et Lucien Febvre, où Johan Huizinga révèle les nouveaux domaines de l'histoire : le corps, les sens, les rêves et l'imaginaire.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.