On peut aimer des tas de pierres comme on peut aimer des tas de gens. Tout dépend des pierres. Tout dépend des gens. Pour Pawel Huelle, né Polonais après la Deuxième Guerre mondiale, Gdansk ne peut effacer complètement Dantzig. L'auteur nourrit pour la ville d'avant le même amour que pour les gens d'après et son ouvre, avec un subtil mélange de tendresse, d'humour et d'ironie, témoigne de cette constante recherche d'un certain équilibre à laquelle leur histoire a toujours contraint les Polonais. Qu'il évoque Lech Walesa, son illustre voisin, ou son arrière-grand-père Tadeusz élevé à la dignité de Conseiller secret par l'empereur d'Autriche, qu'il nous raconte les frasques de Gute Luisa, une Zazie locale qui n'a rien à envier à celle de Queneau, ou le rêve étrange de Herr Winterhaus, citoyen de Dantzig revenu sur les lieux de son enfance, ou encore la folie de Mina, c'est toujours de sa ville que Pawel Huelle nous parle. Parce que cette ville étrange est l'amour même et sa trahison, l'espoir même et sa déception, l'espoir même et sa déception, elle est la vie, elle est le monde...
Nombre de pages
213
Date de parution
15/06/2000
Poids
265g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070752706
Titre
Rue Polanki et autres nouvelles
Auteur
Huelle Pawel
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
265
Date de parution
20000615
Nombre de pages
213,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Mercedes-Benz se présente d'abord comme une longue lettre posthume de Pawel Huelle à son maître et ami Bohumil Hrabal. Le romancier polonais feint de vouloir raconter ses leçons de conduite à l'écrivain tchèque, mais, au-delà des rues embouteillées de Gdansk, le récit nous entraîne dans les méandres sentimentaux du narrateur, fraîchement divorcé et totalement sous le charme de sa monitrice, la ravissante Mlle Ciwle, et ceux de son histoire familiale et de l'histoire de la Pologne. Les rues de Gdansk évoquent ainsi les routes galiciennes sur lesquelles la grand-mère du narrateur a appris à conduire - dans une Citroën qui a fini sa vie sous un train - et plus largement la société polonaise de l'entre-deux-guerres. A ces images d'un âge d'or recouvert par des décennies de communisme s'opposent enfin les échos de la vie prosaïque et presque misérable de Mlle Ciwle dans la Pologne contemporaine. Les histoires semblent se multiplier à l'infini, et les récits entrelacés sont comme suspendus par la tension érotique des conversations entre le narrateur au volant et son adroite monitrice. Par cette longue boucle romanesque écrite presque d'un seul tenant usais tout en digressions, Pawel Huelle nous offre un livre qui interroge notre rapport au passé tout comme les difficultés d'adaptation de certains êtres délicats à la vie moderne. A travers l'évocation nostalgique des Citroën et des Mercedes d'autrefois qui ont cédé la place à l'efficacité des petites Fiat modernes, il nous propose aussi une métaphore surprenante et tout en subtilité de l'histoire du vingtième siècle. Et surtout, il nous offre un miracle de légèreté, de mélancolie et d'humour.
Un grand et beau livre sur le Grand Site des Deux-caps, par un amoureux du lieu : Hervé Mineur. Ce livre est superbement illustré des nombreuses photos de Philippe Hudelle, un photographe régional reconnu.
Un ouvrage unique, pour flâner tout au long de l'année sur le littoral des Hauts-de-France et y retrouver toutes ses richesses, l'ambiance, les couleurs, les parfums, et l'âme d'un pays façonné par la nature et les hommes qui y vivent.
Un grand album de photos magnifiques du photographe Philippe Hudelle pour découvrir les communes entre Aire-sur-la-Lys et Saint-Omer. Chaque photo est légendée avec précision en trois langues : français, flamand, anglais.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.