Lolitas et petites madones perverses. Emergence d'un mythe littéraire
Hubier Sébastien
EUD
20,00 €
Epuisé
EAN :9782915552591
Grâce au rapprochement d'une centaine de fictions - d'auteurs célèbres (Cleland, Louis, Proust, Svevo, Pirandello, Nabokov, Matzneff, Giardinelli) ou méconnus en France (Heinz von Lichberg, Ian McEwan, Pia Pera, Emily Prager) - cet ouvrage se propose de retracer l'émergence du mythe littéraire de ce que Joyce a nommé la " petite madone perverse " et de ses avatars : nymphettes, femmes-enfants ou lolitas. Né, avec les Lumières, de débris anciens, le type romanesque de la jeune fille délurée, friponne et lascive subit une éclipse partielle à l'époque romantique avant que de connaître un nouvel âge d'or depuis la décadence du naturalisme. La postmodernité consacre son triomphe et en fait un emblème de la culture de masse, une icône de l'érotisme et de la pornographie autant qu'une figure centrale de la littérature savante. Tour à tour funeste, énigmatique et salvatrice, l'adolescente dégourdie est toujours désirable, non seulement parce qu'elle est fraîche et ravissante, mais aussi parce qu'elle détient - aux yeux du nympholepte qui en est entiché et du lecteur qui épouse son regard énamouré - le pouvoir fabuleux de ressusciter le passé et d'apaiser la crainte de l'avenir.
Nombre de pages
250
Date de parution
22/02/2007
Poids
435g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782915552591
Titre
Lolitas et petites madones perverses. Emergence d'un mythe littéraire
Auteur
Hubier Sébastien
Editeur
EUD
Largeur
150
Poids
435
Date de parution
20070222
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'intime correspond étymologiquement à ce qui est le plus intérieur en soi, aux pensées les plus privées et aux désirs les plus secrets de l'écrivain comme de son lecteur. Interroger l'intimité en littérature relève de cette science des degrés qui, comme le rêvait Roland Barthes, indiquerait une éventuelle progression, historique ou personnelle, vers une connaissance toujours plus approfondie de soi. Une telle étude invite à suivre la permanence d'une conscience à travers le flot des modifications sensorielles et intellectuelles qui assaillent ensemble auteurs, narrateurs, personnages et lecteurs. Est-ce par le récit autobiographique et prétendument impartial de ce qu'il fut jadis, ou par l'évocation indifférente des grandes gestes historiques dont il fut l'acteur ou le témoin, que l'écrivain peut évoquer cette intimité fragile qui continue de le définir ? Est-ce, au contraire, par le détour du mensonge romanesque ou de la fiction poétique - si codifiée qu'on a peine à la croire originale - qu'il parvient à concéder sa part de vérité ? La mystification et les artifices ne sont-ils pas, au reste, autant de moyens obliques de révéler justement ce que la raison même ignore ? Cet ouvrage souhaite apporter des réponses à ces questions en commentant et en comparant, notamment dans leurs particularités énonciatives, ces diverses formes de littératures intimes que sont l'élégie, le journal, l'autobiographie, le roman épistolaire, les mémoires, et leurs avatars romanesques, essai et autofiction.
Quon sen lamente ou quon sen réjouisse, quimporte : le sexe est aujourdhui partout. Et le porn aussi, sur les écrans de nos télévisions, dipad, de macbook, de smartphones. Tous les médias en pillent les codes : la mode, la musique et la publicité, faisant de lui lun des phénomènes majeurs de notre hypermodernité. Phénomène majeur, certes, mais aussi contradictoire, car il est, en somme, à la fois totem et tabou : ce dont tout le monde se délecte mais dont il est socialement convenu de ne pas parler. Cest à ce porn-là que sintéresse le présent essai, afin den mesurer limportance, den interpréter les sens, den dire les plaisirs, den pointer les travers.
Née dès le XIXe siècle, la pinup est, par excellence, LA représentation érotique et marchande de la féminité dans notre monde de la société de consommation dirigée, elle-même régie par trois principes qui ne laissent pas de se recouper : "sex sells", "sex is for sale", "sex is health". Ayant subi des métamorphoses successives dans les Années folles, pendant la deuxième Guerre Mondiale, puis tout au long des fifties, tantôt elle s'est rapprochée d'autres types comme la flapper ou la media lolita, tantôt elle a engendré de nouveaux modèles de beauté tels la playmate et la bimbo. C'est à l'histoire de ces beautés particulières que s'attache le présent ouvrage.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.