Pendant un an, à partir de la réélection de George W. Bush en novembre 2004, l'un des meilleurs observateurs de la vie politique américaine, Dick Howard, a tenu une chronique hebdomadaire de la vie démocratique dans son pays. Au cours de cette période, l'Amérique a souvent semblé, aux yeux des observateurs français, en proie à ses démons. Loin de tout esprit partisan, Dick Howard s'est attaché à discerner dans les événements en cours les enjeux et les choix politiques fondamentaux. On trouvera évoqués dans ces pages aussi bien les questions liées à l'occupation de l'Irak que les débats autour des nominations à la Cour suprême et les interrogations suscitées par le cyclone Katrina. Le rôle des médias, de certaines institutions culturelles, l'usage de la mémoire, de la morale ou de la religion sont également mis en question. En philosophe, l'auteur ne se contente pas d'un commentaire immédiat de l'actualité, mais s'efforce de montrer comment s'exerce la responsabilité politique du point de vue des différents acteurs de la cité :gouvernement, opposition, journalistes, citoyens... Ces Chroniques américaines éclairent le rapport complexe que les Etats-Unis, la première puissance mondiale, entretiennent avec la démocratie.
Nombre de pages
368
Date de parution
16/03/2006
Poids
376g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782283021460
Titre
La démocratie à l'épreuve. Chroniques américaines
Auteur
Howard Dick
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
140
Poids
376
Date de parution
20060316
Nombre de pages
368,00 €
Disponibilité
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En revenant aux origines de la pensée politique américaine - de la guerre d'Indépendance jusqu'à la " révolution de 1800 " -, Dick Howard montre que celle-ci s'ancre dans un vécu singulier où la théorie est sans cesse mise à l'épreuve de l'expérience. L'approche pragmatique américaine a débouché sur la naissance d'une " démocratie républicaine ", qui voudrait tempérer l'expression de la volonté populaire par les exigences formelles et procédurales de la res publica, et inversement réguler la volonté politique par le débat démocratique. C'est à l'aulne de cette figure du " jugement politique " inventée par les Etats-Unis naissant que la critique nécessaire de leur action dans le monde d'aujourd'hui sera plus pertinente.
La théorie de Marx se voulait révolutionnaire. Fondée sur l'Histoire, elle devait en être la réalisation et le dépassement. Depuis 1989, c'est l'Histoire elle-même qui semble avoir réfuté la dialectique marxiène et, comme le disait Merleau-Ponty, fait de Marx un classique parmi d'autres. Pourtant, le renouveau de la pensée critique, plus nécessaire que jamais dans un monde dominé par l'économique, passe aussi par la redécouverte de la dimension philosophique de la pensée politique de Marx. C'est ce regard neuf sur la philosophie de Marx et sur notre modernité que cet essai se propose d'explorer.
Comme nombre d'Américains, Dick Howard a été profondément choqué par l'élection de Donald Trump. Avec les événements de Charlottesville, en août 2017, cette stupéfaction a tourné à la honte. Qu'est donc devenue l'Amérique pour la démocratisation de laquelle l'auteur s'est engagé au début des années 1960, jeune étudiant, avec le mouvement des Droits civiques ? De King à Obama, la République américaine semblait avoir progressé. D'où vient ce visage cynique et grimaçant qu'elle présente actuellement ...Proposant une relecture inédite de l'histoire contemporaine des États-Unis, Dick Howard montre où, quand et comment les choses ont dérapé. Il explique pourquoi les élites intellectuelles n'ont rien vu venir. Le racisme, le ressentiment des classes pauvres et moyennes blanches, et la conception guerrière de la politique qui s'est installée depuis la fin des années 1980 mettent aujourd'hui la démocratie en péril.Dans ce livre essentiel pour comprendre l'Amérique contemporaine, Dick Howard ne dénonce rien de moins que la corruption du politique, dont Trump est l'ultime avatar. Et dont Barack Obama est, peut-être aussi, en partie responsable...
Deux voix rivalisent aujourd'hui en Amérique latine. Par leurs politiques, leurs projets et leurs doctrines, Chavez et Uribe symbolisent deux manières radicalement distinctes de concevoir la vie nationale et régionale. Malgré des parallèles parfois rapides les rapprochant sous l'étiquette de "populistes" ou de "néo-populistes", la situation que connaît chacun de leur pays après plusieurs années de pouvoir est très différente. L'antagonisme direct de ces deux chefs d'Etat se traduit entre autres par leurs vues politiques distinctes: le leader vénézuélien promeut un "projet bolivarien" qui repose essentiellement sur la lutte "révolutionnaire"; le président colombien défend une politique de renforcement de l'autorité de l'Etat par la voie constitutionnelle avec le soutien des Etats-Unis. Dans cette lutte pour le leadership politico-moral de l'Amérique latine (dernièrement, l'affaire Bétancourt en a été révélatrice), le Brésil de Lula tente de s'interposer dans le match Chavez-Uribe et se présente comme une voie intermédiaire.
Pourquoi les abeilles dépérissent-elles? Parce qu'on les empoisonne? Parce qu'on les prend pour des vaches à miel ou à venin? Les scientifiques cherchent des réponses. Sid aussi essaie de comprendre. Né au début des années 1980, il ne sait pas trop à quoi se raccrocher, se fiant tour à tour à la sagesse des apiculteurs, à la nostalgie des néonazis, au cynisme du Forum de Davos, à son irrésistible penchant pour une étrange téléphoniste japonaise... Dans un pays sans mer où coulent le miel et le chocolat au lait, sur une planète où les humains ne pourront survivre sans les abeilles, Le Silence des abeilles est le roman d'apprentissage, drôle et grave, d'une certaine jeunesse.
U n avocat de trente-cinq ans travaille au Luxembourg pour un gros cabinet. Salaire mirobolant. Pas d'amours. Pas d'amis. Une femme de ménage... qu'il ne voit jamais. Mal dans sa peau, il se trouve insignifiant au point de se sentir transparent. La veille d'un passage à Paris, l'avocat ressent une douleur inexplicable au cou, puis au bras. Dans sa chambre d'hôtel, il constate qu'il est devenu tout à fait invisible. Comme le héros détraqué de H.G. Wells. Des traces humides sur la moquette, un creux sur un matelas, voilà ce qu'il reste de lui. Cette expérience le délivre de ses angoisses, sa nouvelle impunité lui permet tous les excès. Il voyage, porté par une sensualité retrouvée, se rend en Sardaigne, traverse la Méditerranée... Insaisissable, ivre de puissance, il s'intéresse finalement à une humanité qu'il croit dominer de très haut... Fable ironique au rythme soutenu, riche en rebondissements, ce remake d'un grand classique en élargit le sens, pour mettre en cause une société en voie d'atomisation, séduite par des valeurs virtuelles.