Comment les gendarmes, longtemps redoutés des populations, se sont-ils intégrés à la vie quotidienne des Français? Pour répondre à cette question, l'auteur étudie tous les aspects du métier de gendarme départemental dans la France provinciale du XIXe siècle: les enjeux politiques, l'organisation du service, la sociologie des hommes, leur vie professionnelle et privée, l'esprit (le corps, les représentations culturelles. L'enjeu est de taille, quand on sait que la gendarmerie (avec ses 20000 hommes) reste la principale force de sécurité du pays. A l'interface des populations - parmi lesquelles ils vivent - et des pouvoirs centraux - aux ordres desquels ils sont soumis - les gendarmes offrent un bel observatoire des transformations du XIXe siècle: la modernisation des campagnes, le renforcement de l'Etat, le développement d'une conscience nationale, la démocratisation, sont autant de phénomènes que l'on peut suivre à hauteur de bicorne. L'enquête s'appuie sur une base de données de plus de 3000 gendarmes et sur le dépouillement de toute la presse professionnelle. Elle s'enrichit également à la lumière des procès-verbaux, des notes de service, des rapports préfectoraux, etc. Elle se nourrit enfin de la riche moelle inédite des archives de la gendarmerie. L'auteur identifie trois modèles successifs. Impérieux et parfois violent, imprégné d'une culture guerrière, peu intégré à la société rurale, le soldat de la loi s'efface dès le milieu du XIXe siècle. Il cède place à un militaire professionnel nettement plus procédurier, discipliné et prudent. Les gendarmes de la fin du XIXe siècle infléchissent cependant cette nouvelle vision du métier en se plaçant plus franchement au centre de la société et au service du public. Le gendarme républicain est ainsi imprégné d'une culture d'obéissance qui coexiste tant bien que mal avec une éthique de responsabilité. A l'heure où l'on s'interroge de nouveau sur la place et sur l'attitude des forces de l'ordre, ce livre offre un éclairage historique qui espère contribuer au débat.
Nombre de pages
319
Date de parution
01/04/2010
Poids
501g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753509887
Titre
Métier de gendarme au XIXe siècle
Auteur
Houte Arnaud-Dominique
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20100401
Nombre de pages
319,00 €
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Paris, 1889 : la tour Eiffel éclaire la Ville Lumière. La Belle Epoque qui s'annonce est faite de progrès technique, de prospérité économique, de démocratie politique et de grandeur diplomatique. Mais la modernité a sa part d'ombre. Loin d'être cachée ou refoulée, la peur est au coeur de l'imaginaire des hommes et des femmes de 1900 : les meurtres, les mauvais coups des "apaches" , les accidents spectaculaires, les épidémies, les attentats anarchistes, les manifestations réprimées dans le sang et les menaces plus ou moins fantasmées envahissent la presse. De l'Exposition universelle de 1889 à la mobilisation générale de l'été 1914, Arnaud-Dominique Houte étudie les dangers et les angoisses de la société française. C'est l'imaginaire de la Belle Epoque qui se révèle dans une formidable traversée de la France de 1900.
Résumé : "Gare aux voleurs", "Ne tentez pas les pickpockets", "Protégez votre foyer", "Ne soyez pas cambriolable"... Ces slogans alarmistes qui saturent notre paysage sonore et visuel depuis plusieurs décennies témoignent d'une sensibilité aiguë au vol dont ce livre veut comprendre les fondements et les recompositions du XIXe siècle à nos jours. Il s'ouvre au lendemain de la révolution de 1830, dans une France qui célèbre la propriété, quand s'impose une morale dure aux voleurs, appuyée par une justice impitoyable. La protection des biens inspire des politiques de sécurité publique et des pratiques de surveillance privée (les serrures se renforcent, les chiens aboient, les voisins épient). Solidement enraciné, ce consensus propriétaire résiste au défi des contestations politiques, des crises et des guerres du XXe siècle, mais il cède sous la pression des mutations sociales et culturelles qui s'accélèrent avec les années 1960-1970. Au temps des assurances et de la consommation de masse, le vol n'est plus la menace prioritaire ; plus banal, il n'en reste pas moins le principal facteur de l'insécurité moderne. Fondé sur de foisonnantes sources originales, ce livre explore deux siècles d'histoire de France dans ses aspects les plus méconnus ; sous les auspices d'Arsène Lupin et de Jean Valjean, il s'intéresse autant aux exploits criminels des bandes organisées qu'aux menus larcins des voleurs de poules (ou même de livres) ; il questionne aussi bien le statut disputé des objets trouvés que le drame des pillages par temps de guerre. Essai érudit et enlevé, il éclaire notre rapport complexe à la propriété et au vol pour expliquer les enjeux contemporains de la sécurité.
La Troisième République naît d'une défaite militaire, celle de 1870 ; elle meurt dans un débâcle, celle de 1940. Mais c'est à l'aube d: la Grande Guerre que nous avons choisi d: clore ce dossier, un tournant dans l'histoire longue de cette République. Dans les années 1870-1914 s'ancrent les fondements du modèle républicain : la petite propriété, le droit de vote, l'école pour tous, la laïcité, la foi dans le progrès.. Villes et campagnes entrent dans une ère de modernité qui coïncide avec le début du XXe siècle, cette "Belle Epoque" mythifiée Sans en méconnaître les apports, bien réels, l'historiographie récente donne une image plus nuancée de cette période, entre lumières et ombres. Traversée de tensions et de conflits, la Troisième République ne fut pas un âge d'or. Le combat pour la "défense républicaine" y est constant, la place des femmes fort réduite. La France d'alors est aussi celle de l'exploitation coloniale, les mouvements sociaux y sont réprimés, les marginaux exclus. Aujourd'hui, ce passé à la fois lointain et proche résonne avec nombre de débats de société contemporains. Est-ce pour cette raison que la Troisième République est inscrite au programme de nombreux concours ?
Résumé : Paris, 1889 : la tour Eiffel éclaire la Ville Lumière. La Belle Epoque qui s'annonce est faite de progrès technique, de prospérité économique, de démocratie politique et de grandeur diplomatique. Mais rien n'est si simple : la modernité éveille aussi les peurs, qui se nourrissent des menaces de guerre, des tensions sociales, des divisions partisanes, d'une sensibilité croissante aux violences et aux drames. Loin d'être cachées ou refoulées, ces craintes sont au coeur de l'imaginaire des hommes et des femmes de 1900 : les meurtres, les mauvais coups des "apaches" , les accidents spectaculaires, les épidémies, les attentats anarchistes, les manifestations réprimées dans le sang et les menaces plus ou moins fantasmées s'épanouissent dans la presse, les feuilletons et même le cinéma naissant. Arnaud-Dominique Houte étudie, de l'Exposition universelle de 1889 à la mobilisation générale de l'été 1914, les préoccupations de la société française. Ses chapitres sont autant d'éclats dans lesquels se décrypte l'imaginaire de la Belle Epoque ; leur combinaison constitue une formidable traversée de la France de 1900.
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Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
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Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.