La dernière princesse de Conti. Fortunée-Marie d'Este, 1731-1803
Houdion Pierre
L'HARMATTAN
21,50 €
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EAN :9782296025660
Les princes de Conti paraissent voués à l'oubli ; et même presque toutes leurs demeures ont disparu, alors que Chantilly perpétue le souvenir de leurs cousins Condé. La dernière princesse de Conti cache donc toujours le drame de son existence, comme elle l'a fait de son vivant. Car elle n'a jamais vécu pour elle-même, mais pour l'idée qu'elle se faisait de son rang et de son devoir : sous le règne du Grand Roi, elle eût été exemplaire, peut-être même admirée. Les biographies de son beau-père et de son mari la présentent en peu de mots, sur la foi d'un pamphlet de 1790, qui ne pouvait guère lui être favorable. Les ouvrages traitant de l'émigration la montrent brièvement, secourant les prêtres réfugiés à Fribourg, puis recueillant la sœur du futur roi Louis-Philippe. Et c'est tout... Pourtant, évoquer l'Ombre de Fortunée-Marie d'Este, c'est choisir un guide pour une promenade à travers tout le XVIIIème siècle, du Paris de la Régence à celui de 1789 ; visiter les petites principautés italiennes ; survoler des champs de bataille oubliés. C'est partager le quotidien d'une communauté d'émigrés, depuis les cantons suisses jusqu'en Bohême. Et c'est observer, à partir de documents souvent inédits, les usages et la vie privée d'une partie de la haute société d'alors.
Nombre de pages
227
Date de parution
03/04/2007
Poids
310g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296025660
Titre
La dernière princesse de Conti. Fortunée-Marie d'Este, 1731-1803
Auteur
Houdion Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
310
Date de parution
20070403
Nombre de pages
227,00 €
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Pierre Houdion est plongé depuis vingt ans dans les archives du XVIIIe siècle. Il a publié La dernière princesse de Conti, fortunée-Marie d'Este, 1731-1803, L'Harmattan, 2007. L'Art de nuire est son premier roman.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
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L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.