Au coeur du palais. Pouvoir et carrières à la cour de France, 1661-1789
Horowski Leonhard ; Niémetz Serge
PU RENNES
39,00 €
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EAN :9782753576179
La cour de Versailles n'est pas la cage dorée de la noblesse : elle est le coeur du système politique français de l'Ancien Régime. Depuis la fin de la Fronde, la puissance du monarque repose sur un compromis tacite qui garantit à une partie de l'ancienne noblesse son implantation dynastique dans les grandes charges de la cour. C'est ainsi que moins d'une centaine de familles dominent le système des ressources politiques et symboliques pendant plus d'un siècle. Alliés nécessaires des ministres dans un premier temps, ces grands courtisans les plus proches du trône les surpassent bientôt : ce n'est pas par hasard que la précarité croissante des ministres de robe va de pair avec l'essor de la noblesse d'épée ancrée à la cour. Pour saisir une telle évolution, cette étude propose une analyse qui s'appuie sur un important répertoire prosopographique : un catalogue des charges de la cour, des ministres, grands militaires, gouverneurs de province, ambassadeurs, cardinaux, princes, ducs et chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit, contenant les articles relatifs à 4 798 individus, est mis à disposition en version numérique sur les sites du Centre de recherche du château de Versailles et des Presses universitaires de Rennes. Cet ouvrage offre non seulement un panorama de l'histoire et de l'organisation des factions à la cour, mais il permet surtout de reconstruire les stratégies complexes de cet entourage inamovible du souverain.
Nombre de pages
466
Date de parution
29/08/2019
Poids
792g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753576179
Titre
Au coeur du palais. Pouvoir et carrières à la cour de France, 1661-1789
Auteur
Horowski Leonhard ; Niémetz Serge
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
792
Date de parution
20190829
Nombre de pages
466,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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