Pourquoi il faut boycotter la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin
Holzman Marie
CHERCHE MIDI
6,10 €
Epuisé
EAN :9782749113180
Les Jeux olympiques s'ouvriront à Pékin le 8 août 2008. Ainsi en a décidé le Comité international olympique il y a maintenant sept ans. Si les installations sportives sont fin prêtes, la contestation monte. Au Tibet, les récents heurts auraient fait des centaines de morts. Un chiffre difficile à confirmer, les journalistes étant interdits de séjour dans la région. Mais la répression frappe aussi à Pékin et dans toute la Chine, où des dissidents tels que Hu Jia et Yang Chunlin ont été arrêtés. A Reporters sans frontières, nous avons fait campagne dès 2001 contre l'attribution des JO à la Chine, en utilisant cette image où les anneaux olympiques sont remplacés par des menottes. Nous avons été présents à Olympie, lors de la cérémonie d'allumage de la flamme, puis à Londres, à Paris, à San Francisco, à Nagano. Aujourd'hui, il s'agit de peser sur Pékin, d'obtenir la libération d'un maximum de prisonniers d'opinion, de faire en sorte que les journalistes étrangers puissent travailler librement pour rendre compte non seulement des exploits sportifs des JO mais aussi de l'arrière-cour d'un des régimes les plus répressifs qui soient. Ce petit livre, écrit en collaboration avec la sinologue Marie Holzman, n'a qu'un objectif : expliquer pourquoi nous demandons aux chefs d'Etat, et notamment à Nicolas Sarkozy, de ne pas assister à la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin.
Nombre de pages
119
Date de parution
05/06/2008
Poids
120g
Largeur
116mm
Plus d'informations
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EAN
9782749113180
Titre
Pourquoi il faut boycotter la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin
Auteur
Holzman Marie
Editeur
CHERCHE MIDI
Largeur
116
Poids
120
Date de parution
20080605
Nombre de pages
119,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Liao Yiwu ; Holzman Marie ; Raimbourg Marc ; Mülle
Fuling (Sichuan), 3 juin 1989. Dans la nuit, en sueur, en transe, inspiré comme un prophète, Liao Yiwu écrit un long poème qu'il intitule "Massacre". Huit heures plus tard, à Pékin, la révolte des étudiants est matée dans le m sang et niée par un long mensonge : il ne s'est rien passé place Tian'anmen. "Massacre", le premier témoignage littéraire sur ce crime d'Etat, est enregistré, filmé, il circule. Arrêté par la police à un arrêt de bus, accusé de complot manipulé de l'étranger, Liao Yiwu est condamné à quatre ans de laogai, le bagne chinois. Là, il découvre la torture, la terreur, les horreurs de l'humiliation et de la délation, mais aussi le peuple chinois, et sa propre capacité de compassion. Dans cette somme qui fait de lui l'égal du Dostoïevski des Souvenirs de la maison des morts, du Soljenitsyne de L'Archipel du Goulag, du Chalamov des Récits de la Kolyma, Liao Yiwu livre sa devise : "Il y a sur cette terre des fléaux et des victimes. J'ai décidé de me mettre du côté des victimes, en toutes occasions, pour limiter les dégâts." Les autorités chinoises ont tenté par tous les moyens d'empêcher la parution de Dans l'empire des ténèbres à l'étranger. S'il nous manquait une raison de nous plonger dans sa lecture, âpre mais ponctuée d'éclats de rire victorieux, la voilà fournie sur un plateau.
1989. La colère monte depuis des mois en Chine. Ce jour-là, le 4 juin, elle éclate. Des millions de citoyens se rassemblent dans les rues et sur la place Tian'anmen, pour réclamer davantage de démocratie et de justice. Le pouvoir répond par des balles, des baïonnettes et des chars d'assaut, et, aussitôt après, propose au peuple défait un nouvel opium : l'argent, à tout prix. Ce livre ? qui évoque aussi la mémoire du meilleur ami de l'auteur, Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010, mort en détention en 2017 ?, est un recueil de témoignages de quelques-uns des " émeutiers " du 4-juin. Leur crime ? Ils ont écrit, photographié, décrit la réalité de ce jour-là. L'un est poète, l'autre, banquier, un troisième, étudiant, un quatrième a pissé sur un char à l'arrêt. Les qualifications ubuesco-kafkaïennes de leurs actes ? " Tromperie économique ", " récriminations réactionnaires furieuses ", " incitation à la propagande contre-révolutionnaire ". Leurs peines ? Tortures, brimades, persécutions, douze ans de bagne, ou seize ans, ou vingt ans. Et ensuite, après la sortie, une condamnation à rester des " parasites de la société " à vie, des marginaux définitifs. Trente ans plus tard, leurs bourreaux sont toujours au pouvoir.
Liao Yiwu - Holzman Marie - Bouthors Jean-François
Au moment où j'écris, je vis toujours dans cette porcherie qu'est la Chine et je me languis de pouvoir nettoyer mon âme en profondeur". L'auteur de ces lignes, Liao Yiwu, signe le récit de quatre ans d'enfer au laogai, l'équivalent chinois du goulag soviétique. Sa faute : avoir écrit le poème "Massacre" à l'aube du jour où l'armée ouvrit le feu sur les étudiants de la place Tian'anmen. En prison, écrit-il, j'ai connu le vrai visage de la Chine. Le visage des truands et des marginaux, des victime et des bourreaux, des condamnés à mort que l'on vide de leur sang avant de les exécuter... Texte poignant, brutal, comique, lyrique, effrayant, plein de compassion, enraciné dans les espérances démocratiques martyrisées du printemps 1989, Dans l'empire des ténèbres bouleverse notre regard sur la Chine. C'est pourquoi Pékin a tout fait pour empêcher sa parution, volant à l'auteur ses manuscrits, jusqu'à ce qu'il choisisse l'exil en 2011.
Un portrait vivant et enlevé de Pierre Desproges, homme empli de contradictions et si attachant, dont l'humour politiquement incorrect manque cruellement à notre époque. En 1976, Pierre Desproges (1939-1988) décide de claquer la porte du légendaire Petit Rapporteur pour se laisser aller à des circonlocutions langagières capables de percuter le sens commun. Et c'est ainsi que surgit, il y a exactement un demi-siècle, la figure de proue du politiquement incorrect . La satire de haut vol, le stand up et la grande littérature révèlent alors chez ce " fils " de Pierre Dac, d'Alexandre Vialatte et de Michel Audiard une incarnation aboutie de l'humour noir jubilatoire. Desproges, c'est notre mauvaise conscience qui s'encanaille. Étonnant, non ... Ce même artiste, devenu plus tard procureur au Tribunal des flagrants délires , invente une rhétorique radiophonique ravageuse en nous gratifiant de mots taillés comme des diamants pour écorcher les bienpensants. Avec, en prime, le sentiment aigu de posséder une bouille d'enfant pour s'attirer toutes les indulgences. D'une plume vive et sensible, Jean-Michel Djian nous croque ici, plus qu'un saltimbanque torturé, la figure libre et emblématique d'une génération pour qui la montée en puissance de la bêtise humaine et de l' absurdité du monde justifiait tous les excès de langage.
Si le chanteur est prolifique, l?homme est plutôt discret et taiseux par nature. Francis Cabrel est tout sauf un exhibitionniste. Excepté sur une scène, il n?aime guère être en pleine lumière. Cabrel par Cabrel constitue un document rare: l?auteur-compositeur-interprète de Je l?aime à mourir, de Saïd et Mohamed, de La Dame de Haute-Savoie et de dizaines d?autres succès, s?y livre sans se dissimuler. Il parle de tout, à c?ur ouvert: de son enfance, de sa vie de famille, des sports qu?il prise, des artistes qui l?ont influencé, de ses goûts musicaux et littéraires, de la façon dont il écrit et compose, de son rapport à la politique et à l?argent, de ses enthousiasmes, de ses colères? Et même de sa vie « après la chanson »! Sous les confidences perce toute l?humanité de Francis Cabrel: sa sincérité et son humour. Et sous la simplicité du ton se révèle toute la richesse d?un artiste métissé et universel: « Je suis, dit-il, un immigré italien vivant en Occitanie, chantant en français des chansons américaines. »
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