On demandait un jour à Rossini : "A votre avis, quel est le plus grand musicien ? Beethoven, répondit-il sans hésiter. Et Mozart, alors ? Oh lui, c'est l'unique !". C'est par cet anecdote que débute ce livre, véritable testament intellectuel de Jean-Victor Hocquard, décédé le 21 décembre 1995 à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. Près de quarante ans après la publication de son premier ouvrage, La pensée de Mozart, l'auteur repose la question principale du travail de toute sa vie : pourquoi Mozart est-il l'unique ? La conclusion à laquelle il parvient est étonnante : alors qu'un compositeur n'émerge que s'il est consacré comme le maître d'un langage, Mozart, lui, est cet artiste étonnant à qui tous les styles de son époque étaient accessibles, qui les a tous adoptés sans en rejeter aucun, mais aussi sans en privilégier aucun, qui ne s'est pas créé de langage nouveau, qui n'avait pas ce langage à lui. Pourtant, lorsqu'on entend sa musique, on se dit aussitôt : "c'est du Mozart". En quoi donc alors consiste ce qui est "mozartien" en Mozart et le rend unique ? J.-V. Hocquard montre qu'en écrivant comme les autres musiciens, Mozart n'a pas produit la même chose que les autres et cela simplement parce qu'il ne pensait pas comme les autres.
Nombre de pages
272
Date de parution
18/06/1996
Poids
501g
Plus d'informations
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EAN
9782251440835
Titre
Mozart, musique de vérité
Auteur
Hocquard Jean-Victor
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
0
Poids
501
Date de parution
19960618
Nombre de pages
272,00 €
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Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
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