Ce livre d'un grand scientifique est d'abord un bilan clair et vivant des trente dernières années de recherches neurophysiologiques, depuis les travaux de Michel Jouvet qui avaient permis, à la fin des années cinquante, de localiser le rêve pendant la phase du sommeil dit "paradoxal". Mais Allan Hobson ne se contente pas d'exposer les derniers développements dans ce domaine, ni les propres résultats de son équipe qui ont consisté pour l'essentiel à préciser les cellules du cerveau et les molécules qui déclenchent le sommeil "paradoxal" et le rêve. Il reprend à neuf l'expérience du rêve sur la base d'un très riche matériel, qui emprunte autant aux journaux intimes ou aux témoignages vécus des créateurs et des artistes qu'aux travaux de laboratoire, pour proposer un modèle actif et créatif du fonctionnement onirique du cerveau. Ce modèle remet sérieusement en question la théorie freudienne du rêve, dont l'interprétation purement psychique correspondait à un état des connaissances neurophysiologiques aujourd'hui dépassé. Il reconsidère surtout le problème de savoir si le sommeil, loin d'être une récupération de l'usure du jour, n'est pas plutôt une préparation active des défis du lendemain ; et si le rêve ne serait pas une mise en forme constructive, un traitement spécial de l'information, une performance supérieure. La vieille sagesse des nations aurait raison : c'est peut-être dans la nuit qu'on voit clair.
Nombre de pages
408
Date de parution
24/03/1992
Poids
478g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070725908
Titre
Le cerveau rêvant
Auteur
Hobson John
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
478
Date de parution
19920324
Nombre de pages
408,00 €
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The brilliance of John W. Waterhouse's technique, and the haunting beauty of his wistful female models, has censured his lasting popularity. During his lifetime Waterhouse was acclaimed as one of England's finest artists, and his paintings of Ophelia, the Lady of Shalott and Pandora remain archetypal Victorian images.
Partant d'une réflexion théorique sur l'illusion, particulièrement riche au XVIIIe siècle, ce livre embrasse tous les arts : peinture, roman, théâtre et jeu de l'acteur, poésie et musique, pour montrer comment la théorie s'imbrique dans la pratique des grands artistes : de Watteau comme de Rameau, de Marivaux comme de Diderot, de Chardin comme de Gluck. Il révèle une tension entre deux styles : le papillotage pour utiliser le terme de ses détracteurs, rappelle constamment au spectateur ou au lecteur l'artifice de ce qu'il voit, entend ou lit ; un autre style, moins frivole, plus pondéré, cherche à effacer toute conscience de l'artifice, pour que le spectateur ou le lecteur s'abandonne sans obstacle à l'illusion. Le passage au Romantisme et au Réalisme du XIX e siècle apparaît ainsi sous une lumière nouvelle.
Hobson Michael ; Efstathiou Konstantinos ; Lasenby
Une introduction détaillée à la théorie de la relativité générale d'Einstein. Voici un ouvrage d'introduction à la théorie d'Einstein de la gravitation qui s'adresse avant tout à un public d'étudiants ou d'enseignants en physique au niveau du deuxième et troisième cycle. Reposant sur les cours donnés depuis plusieurs années à l'Université de Cambridge par les auteurs, il commence par une présentation moderne et pédagogique des outils mathématiques nécessaires, en particulier le calcul tensoriel sur un espace courbe. De nombreux exemples et applications détaillés. Loin de se perdre dans un formalisme abstrait qui pourrait rebuter certains étudiants, l'ouvrage multiplie les exemples et applications détaillés (études de surfaces bidimensionnelles courbes, etc.). Les outils mathématiques sont ensuite appliqués en physique. La relativité restreinte et l'électromagnétisme relativiste étant les sujets les plus intéressants et les plus simples pour qui veut aborder la théorie d'Einstein, ils sont revus dans un esprit géométrique qui conduit naturellement à l'exposé des principes de base de la relativité générale. Les problèmes classiques de gravitation relativiste sont ensuite traités (géométrie de la solution de Schwarzschild et des trous noirs, cosmologie, ondes gravitationnelles). L'ouvrage se distingue par de nombreux calculs détaillés rarement présentés dans des ouvrages d'introduction (par exemple celui des orbites possibles autour d'un trou noir en rotation) ou en relation avec la recherche de pointe, particulièrement sur la cosmologie, domaine de prédilection des auteurs. Des outils pédagogiques. Plusieurs appendices proposent des compléments d'information de nature mathématique, historique ou physique qui permettent au lecteur souhaitant approfondir son étude de la relativité générale de disposer de pistes intéressantes. Ce manuel facile d'accès contient plus de 300 exercices pour éclairer et pour étendre les sujets abordés dans le texte.
Au fil des siècles, la sculpture des arbres, ou niwaki, est devenu un art d'un raffinement extrême consistant en un ensemble de techniques de taille caractéristiques, qui produisent des effets spectaculaires et captivants : des masses d'arbustes taillés figurent des collines enchevêtrées, des abricotiers en fleurs dessines des arches, des branches étirées de Pinus parviflora projettent des silhouettes d'un autre monde. Jake Hobson, qui a appris ces techniques dans une pépinière d'Osaka, encourage les jardiniers occidentaux à appliquer les méthodes japonaises à leurs arbres. Le résultat peut être impressionnant lorsque les jardiniers accentuent l'étendue naturelle des branches, transforment des arbustes en contours architecturaux. Les techniques sont très accessibles et pourront être mises en oeuvre par tous les jardiniers. Riche de nombreuses illustrations décrivant pas à pas les différentes techniques, cet ouvrage constitue un guide complet de taille et de conduite des pins, azalées, conifères, arbres persistants, caducs et bambous à la japonaise. Alors que les jardins japonais sont bien documentés, il y a très peu de littérature sur la taille des arbres et des arbustes qui en constituent pourtant les éléments structurants essentiels. Avec cet ouvrage, l'auteur remédie à cette situation en nous fait partager ses expériences.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.