Prolégomènes à une théorie du langage. Suivi de La structure fondamentale du langage
Hjelmslev Louis ; Canger Una ; Wewer Annick ; Leon
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EAN :9782707301345
L'ouvrage principal du fondateur de la glossématique définit les bases théoriques d'une linguistique qui cherche à se constituer comme science exacte. Se fondant sur un principe d'empirisme, Hjelmslev expose une théorie de l'analyse linguistique qui se veut pur système déductif, et devient instrument de description. Influencée par les travaux de la logique moderne, la théorie doit permettre d'effectuer le calcul de toutes les possibilités combinatoires du langage. Loin de se restreindre à l'étude des langues naturelles, l'auteur s'attache aussi aux structures linguistiques analogues. Car la "linguistique est au centre même des sciences humaines, considérées toutes comme des langages".
Nombre de pages
231
Date de parution
01/10/1968
Poids
250g
Largeur
132mm
Plus d'informations
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EAN
9782707301345
Titre
Prolégomènes à une théorie du langage. Suivi de La structure fondamentale du langage
Auteur
Hjelmslev Louis ; Canger Una ; Wewer Annick ; Leon
Editeur
MINUIT
Largeur
132
Poids
250
Date de parution
19681001
Nombre de pages
231,00 €
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Quatrième de couverture Par sa précision dans les formulations théoriques et les exigences formelles imposées à la description, la linguistique contemporaine a exercé une influence déterminante sur l'ensemble des sciences humaines. Deux foyers de recherches ont décidé pendant l'entre-deux-guerres de son avenir : l'école de Prague, avec Troubetzkoï et Jakobson, et le cercle de Copenhague, dont Hjelmslev fut l'animateur ; ainsi s'est constitué, à partir des intuitions saussuriennes, la science du langage. Intégrant la grammaire historique et la linguistique comparée, Hjelmslev élabore une théorie générale qui définit le mode d'existence structurel de la langue et précise les conditions de sa description rigoureuse.
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.
Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.