La théorie matérialiste de l'Etat. Les transformations du système capitaliste des Etats
Hirsch Joachim ; Bürbaumer Benjamin ; Billy Gérard
SYLLEPSE
24,99 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9791039902649
Loin d'avoir disparu, l'État est aujourd'hui omniprésent. Des subventions publiques record accordées aux entreprises privées pour la lutte contre les risques sanitaires, en passant par l'intensification des politiques répressives, l'atteinte aux droits fondamentaux et la multiplication des guerres et tensions commerciales, montre en effet que l'État est l'acteur pivot du monde contemporain. Dans ce contexte, il n'est pas surprenant que la critique de l'État connaisse un regain incontestable en France. Pourtant, ce renouveau critique fait l'économie d'une théorie de l'État permettant de saisir ces différentes facettes de l'intervention étatique de manière conjointe. C'est précisément ce vide que le présent ouvrage comble. Il offre au lecteur une boîte à outils intellectuelle indispensable pour identifier de manière critique les grandes tendances politico-économiques de notre temps et - fait rare - incite à penser de manière simultanée les événements nationaux et internationaux. Dans cette optique, Joachim Hirsch ne retrace pas seulement l'évolution de l'État moderne et du système interétatique depuis le début du 20e siècle. Il soumet surtout les idées majeures de la pensée politique à une critique cinglante et montre à quel point des catégories marxistes comme l'exploitation, le capital, la lutte des classes et l'impérialisme permettent de mieux comprendre notre quotidien. Un apport particulièrement novateur du livre réside dans l'argument que l'État moderne est capitaliste pour des raisons structurelles. Ainsi, il montre que - contrairement à une idée largement répandue en France, selon laquelle l'État serait simplement sous l'influence des lobbys - les politiques publiques sont favorables aux entreprises parce que les fondements mêmes de l'État sont ancrés dans le fonctionnement du capitalisme. Ce point illustre que la théorie n'est pas simplement un subterfuge réservé à l'amusement des intellectuels professionnels mais, au contraire, un guide pour l'action. Hirsch alerte en effet sur le fait que toute bifurcation écologique ou transformation sociale est condamnée à finir dans l'impasse si elle se contente de prendre le pouvoir d'État sans le dépasser.Notes Biographiques : Professeur de science politique à l'université Johann Wolfgang Goethe à Francfort. Il doit sa renommée internationale de sa contribution au développement de la théorie marxiste sur l'État. Maître de conférences à Sciences Po Bordeaux.
Nombre de pages
286
Date de parution
06/02/2025
Poids
414g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791039902649
Titre
La théorie matérialiste de l'Etat. Les transformations du système capitaliste des Etats
Auteur
Hirsch Joachim ; Bürbaumer Benjamin ; Billy Gérard
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
150
Poids
414
Date de parution
20250206
Nombre de pages
286,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'art de Giger puise essentiellement dans notre psyché et touche nos instincts et nos peurs primaires les plus enfouies. Son art est à ranger dans une catégorie à part. Preuve en est l'intensité de son oeuvre et de son imagination, que je ne peux comparer qu'à celles d'un Jérôme Bosch ou d'un Francis Bacon de par leur pouvoir de provocation et de déstabilisation". - Ridley Scott L'artiste suisse HR Giger (1940-2014) est surtout connu pour avoir créé le monstre de l'espace du film de science-fiction Alien (1979) de Ridley Scott, récompensé par un Oscar. Rétrospectivement, ce personnage ne représente qu'une des nombreuses représentations les plus populaires de l'arsenal de créatures biomécaniques de Giger où s'entrechoquent hybrides hommes-machines, images de puissance obsédante et psychédélisme obscur. Ces visions convoquent autant les démons du passé qu'elles esquissent les mythologies du futur. Elles expriment avant tout les craintes et les fantasmes collectifs de son époque : la peur du nucléaire, de la pollution et de la surexploitation des ressources naturelles, ou celle d'un avenir où la survie de nos corps dépendrait des machines. Cette édition se fonde sur la monographie au format SUMO, entreprise peu avant le décès soudain de l'artiste, et rend hommage à la vision sans pareil de Giger. Elle déroule l'histoire complète de sa vie et de son oeuvre, ses sculptures, ses oeuvres cinématographiques et ses légendaires couvertures d'album, de même que l'héritage qu'il nous a laissé dans son propre musée d'artiste et son café des Alpes suisses. Dans un essai approfondi, Andreas J. Hirsch, spécialiste de Giger, nous plonge dans les thématiques propres à l'oeuvre et à l'univers de l'artiste, tandis qu'une biographie détaillée s'appuie sur des citations de critiques contemporains et les propres écrits de l'artiste. A propos de la collection TASCHEN fête ses 40 ans ? ! Depuis ses débuts en 1980 comme dénicheur de trésors culturels, TASCHEN a toujours été synonyme d'éditeur accessible permettant aux dévoreurs de livres du monde entier d'imaginer leur propre bibliothèque dédiée à l'art, à l'anthropologie et à l'érotisme pour un prix imbattable. Nous fêtons aujourd'hui 40 ans de livres incroyables en restant fidèles au credo de la maison. La collection 40th Anniversary Edition présente de nouvelles éditions de quelques-unes des stars de notre catalogue : plus compacte, à petit prix, mais toujours réalisée avec la même garantie d'une qualité irréprochable.
Des Etats-Unis jusqu'au Sud de la France, en passant par Londres, l'Afrique et les Pays-Bas, les auteures, mère et fille, sont parties sur les traces d'une artiste magistrale en quête d'absolu et de liberté. Caroline du Nord, 1936. A 3 ans, Eunice Waymon, petite fille noire infiniment douée, donne son premier concert dans une église. A 10 ans, elle refuse de jouer si ses parents ne sont pas assis au premier rang, comme les Blancs. A 18 ans, elle veut devenir concertiste classique mais - à cause de la couleur de sa peau ? - son rêve se brise. Alors elle se rebaptise Nina Simone et, des bars crasseux jusqu'au Carnegie Hall, elle va connaître la gloire. De sa voix puissante, chaude et mystique, elle invente un langage unique - entre jazz, classique, soul et gospel - et chante pour défendre les droits des Noirs. Mais la vie est violente avec cette écorchée vive. Nina flambe son argent et sombre dans les troubles psychiques.
Résumé : "De tous mes voyages, je n'avais encore jamais observé autant de curieuses choses ! Gravity Falls est vraiment une étrangeté géographique". Dipper et Mabel, les jumeaux Pines, ont découvert un journal étonnant, plein de gnomes, de fantômes, de chauves-souris vampires géantes, mais aussi de cryptogrammes indéchiffrables et de légendes étranges. Bref, tous les secrets de Gravity Falls, racontés par un mystérieux narrateur, qui tombent entre les mains des jumeaux. En enquêtant sur les phénomènes surnaturels de cette ville, Dipper et Mabel vont croiser la route de statues de cire vivantes, d'un monstre dévoreur de bonbons ainsi que d'un démon en forme de pyramide égyptienne et plein d'autres bizarreries. A leur tour de compléter ce journal de bord ! Pour tous les fans de la série culte Souvenirs de Gravity Falls sur Disney Channel et Disney XD, et pour ceux qui ne la connaissent pas encore !
Emmanuel Hirsch a décidé de plonger dans ses souvenirs et ses carnets, pour évoquer quelques personnes qui se sont confiées à lui au cours de leur cheminement jusqu'au bout de la vie. Face à la maladie et aux réalités du handicap, la lutte, ta révolte et l'espérance affirment nos valeurs de dignité. Dans la lucidité extrême de la fin de vie, la conversation est amicale, sans artifice, profonde, incroyable, nécessaire. L'auteur témoigne ainsi d'instants enfouis, de rencontres évanescentes, de conversations désormais muettes - les murmures d'une éthique qui tiendrait devant la mort. Il partage avec le lecteur des moments arrachés à la résignation et à l'oubli, sans que rien ne les relie les uns aux autres, si ce n'est l'intensité et la gravité des circonstances, la rareté et la subtilité d'une pensée qui vient du coeur, cette quête du sens aux limites de ce qu'est l'existence. Un livre précieux comme un trésor, et qui révèle combien les absents sont présents. Pour toujours.
A travers les voix et les récits de survivants et de témoins, de militants des droits de l'homme, d'acteurs judiciaires, de journalistes et d'historiens, Francesca Lessa lève le voile sur les secrets de la répression transnationale mise en place par les dictatures sud-américaines entre 1969 et 1981. Mettant en place une coordination répressive inédite connue sous le nom de plan Condor, les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, avec le soutien des Etats-Unis, lancent une campagne de lutte contre la "subversion" . Les dictatures militaires alors en place en Amérique latine envoient des agents secrets poursuivre et assassiner les dissidents politiques jusqu'en Europe (France, Italie, Portugal, Espagne...) et aux Etats-Unis. Les forces militaires et policières, légales et extra-légales, de ces dictatures vont enlever, torturer et assassiner des centaines d'hommes et de femmes. Le plan Condor est le fil conducteur des dictatures sud-américaines qui firent des dizaines de milliers de morts, et plus encore de torturés, d'emprisonnés, d'exilés. Au cours de ces années, l'Amérique du Sud devint une zone de terreur généralisée et d'impunité pour ceux qui perpétuaient la violence. Dans ce livre, Francesca Lessa montre également comment des réseaux d'individus en quête de justice se sont progressivement matérialisés et ont réussi à transcender les frontières nationales pour obtenir justice pour les victimes de ces horreurs. S'appuyant sur un travail de terrain approfondi, des recherches dans les archives, des observations de procès et plus d'une centaine d'entretiens, Le plan Condor en procès explore le passé et le présent de l'Amérique du Sud. Ce livre met en lumière les luttes actuelles pour la justice, alors que les sociétés de la région sont confrontées à l'héritage des atrocités commises.
Au travail, et dans la joie s'il vous plaît, sous l'emprise des technologies de communication et surveillance, il faut désormais être à disposition de l'employeur 24 heures sur 24, sept jours sur sept et même lors de ses congés. A contrario de cette réalité, s'enchaînent les discours patronaux et étatiques présentant la vie quotidienne comme de moins en moins contrainte par le temps de travail. Loin de cette arnaque, ce livre explore comment, depuis 1968, s'est déployé un processus d'intrusion du travail capitalistique dans notre quotidien. Associé aux pratiques managériales, qui font de l'urgence la norme dans l'organisation du travail, le travail totalitaire engloutit la moindre parcelle de liberté de notre temps. Il s'accapare notre intimité jusque dans l'offre et la consommation de loisirs planifiés et minutés. Il fait de nous des "esclaves modernes". "Le travail totalitaire" explique en quoi la bataille pour l'émancipation ne peut plus se satisfaire de la seule réduction quotidienne du temps de travail. Une critique radicale de la vie quotidienne devient ainsi une condition indispensable pour qu'advienne une société démocratique.
Y a-t-il un intérêt à rendre compte, en 2024, de l'expérience de femmes qui ont fui l'Espagne au moment de la victoire de Franco en 1939 ? C'est à travers des récits de vie, des trajectoires de trois femmes, que ce livre entend contribuer à une compréhension toujours à renouveler du fascisme, des résistances au quotidien, des processus de violence. Ainsi, la première partie du livre met en perspective les récits en posant un cadre historique. La deuxième présente le témoignage de trois femmes espagnoles qui avaient refusé la victoire du général Franco en 1939 et s'étaient réfugiées en France en l'absence de leur mari. Cette séparation était due au fait que la frontière entre la France et l'Espagne avait été ouverte aux civils et aux blessés à partir du 27 janvier 1939, alors qu'elle était restée fermée aux soldats de l'armée républicaine espagnole jusqu'au 5 février 1939. Les trois narratrices, qui ont accepté de raconter leur vie à l'auteure, 50 ans après la défaite républicaine, étaient issues de familles dont les hommes avaient été des militants ou des sympathisants de partis politiques opposés au coup d'Etat nationaliste. Leur enfance et leur adolescence se sont passées à Barcelone, avec son lot de conflits sociaux et de répression. Leurs témoignages montrent comment des ouvrières ou des mères de famille des quartiers ouvriers se sont senties concernées par les idées nouvelles et par les changements politiques intervenus dès leur jeunesse. L'imprégnation politique émanant du milieu familial et de la vie de quartier alimente le sentiment d'appartenir à une classe sociale qui lutte pour améliorer ses conditions de vie. Dès lors, les femmes n'hésitent pas à intervenir à leur manière dans leur quartier. Ce sont les petits gestes de solidarité ou de rejet, les échanges verbaux dans les magasins, les coopératives d'alimentation, les lavoirs publics ou le récit de leurs loisirs dans les centres communautaires, qui révèlent la constitution d'un espace politique qui ne s'exprime que lors d'événements particulièrement importants comme les grèves, la célébration de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement républicain, la guerre ou l'exil. Pour ces trois femmes, leur décision de quitter l'Espagne représente leur fidélité idéologique à leur condition de femmes du peuple, en même temps qu'elles se sont montrées solidaires des choix politiques de leur famille, de leur milieu social et de leurs époux impliqués dans la guerre civile.