Hirsch Bertrand ; Roussel Bernard ; Verdeaux Franç
IRD
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EAN :9782709916639
De la Corne de l'Afrique aux Grands Lacs, de l'Ethiopie au Mozambique, le Rift est-africain s'étend en une succession de dépressions, de hauts plateaux, de lacs et de volcans, le long d'une fracture majeure du continent africain. Tel un grand livre ouvert, le Rift s'offre comme un vaste laboratoire naturel permettant de retracer l'histoire de notre planète, de comprendre l'évolution de l'écorce terrestre, la formation des océans et des volcans. Le Rift est aussi le lieu de découvertes paléontologiques spectaculaires et l'un des plus grands conservatoires de fossiles du monde. Il représente un terrain privilégié pour reconstituer les faunes, les flores et les environnements passés. C'est un des berceaux de l'évolution des premiers hominidés et, plus tard, le lieu d'apparition des caractères et comportements de l'homme moderne. Mais le Rift est-africain est également un terrain propice à l'exploration des relations entre l'homme et le milieu, à la reconstitution des temps anciens des sociétés humaines. Véritable sanctuaire de la diversité biologique africaine, le Rift est le lieu d'origine de nombreuses espèces et variétés végétales cultivées et de races animales domestiques, mais aussi une région où l'histoire a engendré une étonnante palette de sociétés humaines, anciennes ou actuelles. Dans une perspective souvent originale, largement illustrée, 35 spécialistes nous font partager leurs découvertes et interrogations sur la singularité du Rift et, au-delà de tout déterminisme simpliste, sur l'environnement est-africain et les peuples qui y vivent.
Nombre de pages
422
Date de parution
10/06/2010
Poids
1 149g
Largeur
175mm
Plus d'informations
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EAN
9782709916639
Titre
Le Rift est-africain. Une singularité plurielle
Auteur
Hirsch Bertrand ; Roussel Bernard ; Verdeaux Franç
Editeur
IRD
Largeur
175
Poids
1149
Date de parution
20100610
Nombre de pages
422,00 €
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Déjouer les arrière-pensées et les silences de la production d'écrits ; interroger les conflits de narration que suscite le recours à l'oralité ; reconnaître les vérités de la mémoire ou surprendre son pouvoir d'occultation ; percer les écrans de censure et de représentation : telles sont les ruses que déploie l'historien dans son travail quotidien. Parce que l'Histoire se joue de ceux qui la reçoivent ou la scrutent, la ruse est une qualité cardinale de l'enquête historienne. Et sa nécessité est peut-être plus grande encore lorsqu'il s'agit de l'histoire de l'Afrique, enrobée de biais, de préjugés et de représentations faussées. Les enquêtes réunies dans ce livre, qui vont de l'Afrique ancienne au monde contemporain, du terrain à la bibliothèque, du document au récit, s'emploient au décryptage du passé, attentives à la variété des sources, aux rapports du pouvoir et de l'écrit, aux formes de la transmission, à l'historiographie. Jean Boulègue, à la mémoire de qui ce livre est dédié, était professeur d'histoire de l'Afrique à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il a laissé, chez tous ses amis, élèves et collègues, le souvenir et le modèle d'une intelligence pénétrante, précise et rusée du passé et du monde.
Entre le VIIIe et le XVe siècle ont existé au Sahel nombre de villes-marchés, de cité-Etats, de royaumes et de sultanats. La plus célèbre et la mieux documentée de ces formations politiques est le sultanat du Mali (XIIIe-XVe siècle). S'y rapportent tant l'épopée de Sunjata, texte monument de la tradition orale, que la "charte du Manden", parfois présentée comme la première déclaration des droits humains. Il est évoqué dans plusieurs des "manuscrits de Tombouctou" rédigés au XVIIe siècle. Au milieu du XIVe, Ibn Battuta aurait séjourné dans la capitale du sultanat, relatant son voyage dans sa fameuse Rihla. Quelques décennies plus tôt, en 1323-1325, son chef Mansa Musa avait défrayé la chronique des savants mamelouks lors de son pèlerinage vers La Mecque via Le Caire. C'est alors, sans doute, que nous sommes au plus proche du Mali médiéval. A défaut de sources internes, ce pôle majeur de l'Afrique au Moyen Age n'est en effet accessible qu'au travers de ces regards portés sur lui au fil du temps. D'où la nécessité d'une archéologie du savoir, à même de démêler et de comprendre les multiples transformations des manières d'appréhender le Mali, du XIVe siècle à nos jours. C'est à cette ambitieuse entreprise qu'est consacré cet ouvrage qui, de manière régressive, restitue les métamorphoses des représentations du Mali, pour mieux éclairer ce qu'il est possible de connaître de son histoire.
Des penseurs en philosophie, droit, médecine, éthique, des experts en psychologie, psychiatrie, cancérologie, neurologie, des praticiens des hôpitaux et en libéral, des spécialistes des urgences, des réanimations, des soins palliatifs, d'anciens ministres, hauts-fonctionnaires, présidents d'instances consultatives, responsables associatifs tous liés au système de santé et au monde du soin, sans oublier des personnes malades et leurs proches : telles sont les voix qu'a réunies Emmanuel Hirsch dans cet ouvrage sans précédent qui concerne chacune et chacun d'entre nous. Ces voix nous demandent de répondre avec elles à la question exigeante que la fin de vie pose à notre démocratie. Est-elle capable de ne pas concevoir la mort comme un simple événement biologique mais comme un fait social, un acte culturel, une expérience qui met à l'épreuve nos représentations et nos institutions ? En mesure de ne pas être inféodée à la seule logique économique ou utilitariste ? À même d'ouvrir un chantier qui ne pourra être clos tant qu'une femme, qu'un homme continuera à décéder seul, anonyme, invisible, réduit à un faux choix ... Pour faire face ensemble à la souffrance, à la dépendance, à la vieillesse, au handicap, à la mort ; pour les voir, les reconnaître, les accueillir, voici l'indispensable traité qui, récusant une loi aveugle qui cultiverait l'indifférence jusqu'à nier la liberté, nous invite à une vigilance démocratique fondatrice d'une éthique de la personne, de la délibération et de la solidarité.
Les appels à décoloniser les savoirs sur l'Afrique et les sociétés africaines se multiplient de toute part. Qui peut légitimement parler et de quoi ? Peut-on tout dire dans toutes les langues ? Qu'est-ce qu'un savoir juste ? L'universalisme de la science est-il un impérialisme ? Autant de questions complexes auxquelles cet essai tente de répondre, dessinant ainsi des pistes pour décoloniser les savoirs sans abandonner les sciences sociales.
Bien que moins de 10 % seulement de la surface des fonds océaniques de la planète soient actuellement cartographiés par sondages acoustiques à partir de navires, les méthodes géophysiques permettent à présent de calculer une carte globale de la topographie des fonds sous-marins à partir des mesures altimétriques satellitaires de la surface des océans. Elaborée par les équipes des laboratoires LEGOS et Géosciences Azur, la carte présentée ici offre une version détaillée et interactive de la Carte des fonds océaniques par altimétrie spatiale publiée parallèlement sur papier grand format (110 x 80 cm) et sur papier plastifié. La carte est constituée d'une grille de 5760 x 2305 pixels de 7 km de côté environ (au pas de 1/16e de degré), exprimant une profondeur moyenne d'une précision de quelques dizaines à quelques centaines de mètres. Une notice présente la méthode d'élaboration à partir des données altimétriques satellitaires. Les outils d'analyse spatiale proposés sur ce cédérom permettent d'apprécier facilement les plages de profondeurs par tranches de 500 mètres et de visualiser le modèle numérique de terrain (MNT) des fonds océaniques à différentes échelles. Il est également possible de repérer et de nommer les grandes structures géologiques des fonds océaniques : plaques, zones de subduction, fosses, dorsales, fractures. Au total, cette carte interactive propose aux étudiants, enseignants et chercheurs un outil novateur pour accéder à la topographie sous-marine de la planète
Les guérisseurs itinérants kallawaya sont originaires des vallées de Charazani dans les Andes orientales, à mi-chemin du lac Titicaca et de l'Amazonie, sur le territoire d'une ancienne chefferie pré inca. Durant l'époque coloniale et jusqu'à nos jours, ils diffusèrent dans les Andes d'abord, de Quito au Chili, dans tout le continent ensuite, de Panama à Buenos Aires, leur savoir médical né de la rencontre de plusieurs traditions (Pukina, Arawak, Aymara, Quechua) et transmis par initiation. Grâce à une patiente et obstinée enquête menée durant quinze années dans l'amitié de ses informateurs, Louis Girault a pu réunir une collection de plantes médicinales, d'éléments organiques et minéraux, ainsi que des amulettes, utilisés dans les pratiques thérapeutiques et magiques des Kallawaya. Cet inventaire quasi exhaustif de mille éléments, rapportés au vu des classifications locales et confrontés aux anciennes chroniques d'histoire naturelle, permet d'étudier tant les taxonomies indigènes et la pharmacopée traditionnelle que les différents codes, sémantiques et symboliques, employés par ces guérisseurs. Cet ouvrage constitue un instrument de travail irremplaçable pour les hommes de science et de terrain. Botanistes, médecins, ethnologues, archéologues, historiens, ont besoin de tels inventaires systématiques afin d'avancer dans le déchiffrement des cultures américaines, notamment celles qui se trouvent au carrefour des Andes et de l'Amazonie.
La mangrove est un objet de recherche privilégié. C'est aussi l'objet d'enjeux politiques, économiques et sociaux. Cet ouvrage fait la synthèse de nombreux travaux pluridisciplinaires sur cet écosystème riche et complexe.