Hirata Andrea ; Bay Marie-Pierre ; Castelnau-Bay N
MERCURE DE FRAN
23,80 €
Epuisé
EAN :9782715234505
4e de couverture : Je n'étais encore qu'un petit garçon et ce matin-là, j'attendais, assis sur un banc, à l'ombre d'un vieux filicium, à l'extérieur de l'école. Mon père me tenait serré contre lui, un bras passé autour de mes épaules. C'était un jour important, celui de la rentrée des classes. Le bâtiment avait l'air d'être sur le point de s'écrouler. Son unique porte, de travers, ouvrait sur une salle vide. Les deux enseignants s'étaient postés de chaque côté et accueillaient parents et enfants avec un large sourire - mais aussi une certaine anxiété dans le regard¿ Le Département de l'Éducation de la province de Sumatra avait en effet prévenu que, si l'école de Belitung comptait moins de dix élèves, elle serait fermée. Or nous étions neuf¿ Mais heureusement, à la dernière minute, ils seront dix et dans ce roman très autobiographique, nous allons découvrir l'histoire de ces garçons et filles, élèves d'une très pauvre école, dans un très pauvre village de la province de Sumatra. Ces gosses, dont les parents ne savent ni lire ni écrire, vont peu à peu découvrir la lecture, l'histoire, la poésie, les mathématiques, la musique avec un enthousiasme désarmant.Nous les voyons grandir, évoluer, Lintang le surdoué, Mahar le rêveur, Sahara la capricieuse, Ikal le narrateur et les autres, au fil de pages pleines de gaieté, d'humour et aussi d'émotion, car leur quotidien familial est souvent difficile. Le soir après la classe, ils doivent travailler comme balayeurs, coursiers, porteurs, pour ramener quelques roupies à la maison.Surnommés par leur institutrice «les Guerriers de l'arc-en-ciel», ils sont aujourd'hui, grâce à «Ikal» et à son livre de souvenirs, les écoliers les plus célèbres d'Indonésie.
Nombre de pages
316
Date de parution
13/05/2014
Poids
380g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782715234505
Titre
Les guerriers de l'arc-en-ciel
Auteur
Hirata Andrea ; Bay Marie-Pierre ; Castelnau-Bay N
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
142
Poids
380
Date de parution
20140513
Nombre de pages
316,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Hirata Helena ; Nakano Glenn Evelyn ; Le Doaré Hél
Le travail du care a été rendu plus visible par la pandémie. Mais connaissons-nous vraiment ces travailleurs. ses et la diversité de leurs expériences, pratiques et conditions de travail ? Dans cet ouvrage, Helena Hirata, sociologue de renommée internationale et directrice de recherches émérite au CNRS, explique de manière pédagogique et vivante les théories du care. La comparaison des trajectoires des travailleurs. ses et des politiques de soin en France, au Japon et au Brésil permet de comprendre les configurations différentes des rapports sociaux de sexe, de classe et de race dont dépendent la dévalorisation du travail de care. L'ouvrage est précédé d'une préface d'Evelyn Nakano Glenn, chercheuse pionnière et internationalement reconnue au sein des études du care.
Oriza Hirata, né en 1962 à Tokyo, est metteur en scène et écrivain. Il crée la compagnie de théâtre Seinendan en 1983 et monte des spectacles à partir de ses propres textes. Traduit pour la première fois en français grâce au TGP de Saint-Denis en 1998, le public l'a découvert dans la mise en scène de Tokyo Notes par Frédéric Fisbachen en 2000.
En principe, il s'écoule vingt minutes entre l'ouverture et le début de la représentation.Bientôt, Kurimoto s'allonge sur le lit.Sept minutes après l'ouverture, Yoshioka entre dans la chambre par le côté jardin.KURIMOTO. - Salut.YOSHIOKA. - Aah... Tu es seul?KURIMOTO. - Hmm. Il y a aussi M. Nakamura. YOSHIOKA. - Aah.KURIMOTO. - Il prépare le thé.YOSHIOKA. - Aah. Je me demande si M. Takahashi est là?KURIMOTO. - Tiens?YOSHIOKA regarde le lit de Takahashi. - On dirait, oui.KURIMOTO. - Ah, bon, il est là.Il se rassoit sur le lit, se met à lire une revue.Trois minutes plus tard, Nakamura arrive côté cour. NAKAMURA. - Salut.YOSHIOKA. - Aah, salut.NAKAMURA. - Tu veux un chat?YOSHIOKA. - Aah, Oui.NAKAMURA. - Et M. Kuri?KURIMOTO. - Non merci.(Nakamura prend les tasses sur la table et s'en va côté cour.)
Yukiko quitte la scène côté jardin.Michel continue à boire son jus de fruits.Quelques minutes plus tard, début de la représentation.1.1.1Anne arrive au jardin.Anne était une collègue de Marie à l'école de français.ANNE. - Ah, c'est bien.MICHEL. - Tu veux en boire?ANNE. - Non, ça va. Merci.MICHEL. - Il y en avait encore à la cuisine.ANNE. - Ça va, ça va. (Elle s'assoit sur un coussin japonais plat.)...(Yukiko traverse du jardin à la cour.)Il y a encore quelque chose?YUKIKO. - Non, non, reposez-vous.ANNE. - Merci.Yukiko s'en va à la cour.MICHEL. -... T'allais pas dire quelque chose?ANNE. - Eh?
Pendant des années j'ai vécu dans un mythe. J'écrivais sur lui un texte sans cesse remis en chantier. Tout ce que je vivais y entrait, hommes, villes, livres, saisons en enfer, jouissances, colères, tout y passait, à la fois structure vitale et machine romanesque le mythe accueillait tout. Un jour, j'ai mis ce manuscrit de côté pour écrire d'autres romans : ils n'ont jamais fait que le crypter. Alors je suis revenue à cette matrice, redescendue dans le souterrain. Perséphone 2014, c'est un nouveau point d'intersection entre cette histoire (cette vieille histoire folle) et la mienne, entre l'archaïque et l'ultra-contemporain. Que se passe-t-il quand un mythe s'empare d'une vie ? Quand il la pulvérise en passions brutes, en événements élémentaires ? Ce que j'entends de Perséphone, de cette voix très ancienne, très chantante, c'est ça : le désir d'être matière, d'un moi chaviré et d'un monde à l'envers. Mais aussi : comment sortir de ce désir - revenir des Enfers ? D'ailleurs, faut-il en sortir ? Et où est l'enfer ? Du côté des racines, des somptueux ravages et des incendies muets ? Ou dans les règnes de surface, les formes lisses, les ordres licites, les rites institués ? Reprendre Perséphone, c'est continuer, obstinée, à interroger le secret qui noue ensemble, très serrées, la jouissance, la mort et l'écriture. " G. A.
Ces entretiens inédits ont précédé la chute du communisme dont Eugène Ionesco a eu avant d'autres la prémonition. Mais ils engagent le lecteur d'aujourd'hui bien au-delà de ce séisme politique. Les Ruptures de silence éclairent les limites de l'engagement politique pour les artistes et préviennent de nouvelles trahisons possibles. Elles annoncent aux clercs du troisième millénaire qu'il ne leur reste que la pauvreté de Job en fait d'idéologie et, partant, la liberté totale d'expression. Nos échanges ont eu lieu dans une "traversée du désert" du créateur qui le mettait dans un état de lucidité extrême. La force émotionnelle qui se dégage de son interrogation sur la condition humaine nous rend la voix de Ionesco présente et fraternelle. André Coutin.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.