De 1930 aux années 2000, de Haïfa à Genève, de mère en fille, quatre femmes libano-palestiniennes tenaces, déterminées, attachantes, nous racontent la panique des départs dus à la guerre et leur exigence de liberté. Les palpitations du Moyen-Orient du XXe siècle irriguent le récit de leurs vies. Naïma est mariée à douze ans ; Ema, étudiante hippie, se retrouve embarquée en pleine guerre civile ; Dara, jeune fille sage, fugue pour retrouver le Liban de ses origines ; quant à la petite Lila, elle peine à trouver sa place dans cette famille nomade et tourbillonnante? Toutes, face à l?Histoire qui se répète et à la violence des hommes, cultivent la vitalité renouvelée qui leur permet de se reconstruire ailleurs.Dans ce premier roman dynamique, où même les drames se prêtent à l'humour, Naïma, Ema, Dara et Lila, au plus près de nous, témoignent de l?exil comme d?une aspiration à exister.Grand Prix du Roman Métis, Prix du Roman Métis des lycéens, Lauréat du Festival du Premier Roman de Chambéry, Prix de la Première Oeuvre Littéraire Francophone de l'ADELF-AMOPA.4e de couverture : De 1930 aux années 2000, de Haïfa à Genève, de mère en fille, quatre femmes libano-palestiniennes tenaces, déterminées, attachantes, nous racontent la panique des départs dus à la guerre et leur exigence de liberté. Les palpitations du Moyen-Orient du XXe siècle irriguent le récit de leurs vies. Naïma est mariée à douze ans ; Ema, étudiante hippie, se retrouve embarquée en pleine guerre civile ; Dara, jeune fille sage, fugue pour retrouver le Liban de ses origines ; quant à la petite Lila, elle peine à trouver sa place dans cette famille nomade et tourbillonnante? Toutes, face à l?Histoire qui se répète et à la violence des hommes, cultivent la vitalité renouvelée qui leur permet de se reconstruire ailleurs.Dans ce premier roman dynamique, où même les drames se prêtent à l'humour, Naïma, Ema, Dara et Lila, au plus près de nous, témoignent de l?exil comme d?une aspiration à exister.Grand Prix du Roman Métis, Prix du Roman Métis des lycéens, Lauréat du Festival du Premier Roman de Chambéry, Prix de la Première Oeuvre Littéraire Francophone de l'ADELF-AMOPA.
Nombre de pages
216
Date de parution
06/05/2021
Poids
182g
Largeur
111mm
Plus d'informations
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EAN
9782492270406
Titre
Des ailes au loin
Auteur
Hilal Jadd
Editeur
ELYZAD
Largeur
111
Poids
182
Date de parution
20210506
Nombre de pages
216,00 €
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De mère en fille, quatre voix de femmes libano-palestiniennes racontent leur exil, des années 1930 à la fin du siècle. Depuis la Palestine, où Naïma est née, jusqu'aux alentours de Genève où Lila grandit, quatre générations de femmes, chacune au caractère bien trempé, prennent la parole pour se raconter, entre mariages arrangés et velléité d'émancipation. Pourtant l'Histoire se répète. Confrontées aux guerres et à la violence des hommes, elles trouvent en elles la même vitalité immense qui les aide à passer entre les drames, conservant intacts leur humour obstiné, leur désir de liberté et leur aspiration à la vie.
Lorsque la guerre fait irruption dans son village, le quotidien d'Adel bascule. Parents divorcés, amis absents, il lui reste heureusement ses deux insectes imaginaires qui lui tiennent lieu de compagnons. Amené à prendre très vite des décisions qui le dépassent, Adel se retrouve dans un camp au milieu du désert où les combattants, ces grandes personnes, ont l'air d'enfants perdus et où le cheikh le force à agir en adulte. L'occasion pour Adel de s'interroger sur le regard que l'on porte sur lui, et de se forger, seul, sa propre identité... Jadd Hilal signe ici avec fraîcheur le roman d'un apprentissage quelque peu décalé, en miroir de nos interrogations.
Dans un appartement parisien, Humam vit en colocation avec deux amis trentenaires depuis ses études. Il y a la flamboyante Warda, devenue journaliste pour crier la vérité au monde ; Souleymane, ostéopathe plus préoccupé par la cause animale que par l'Homme ; et Humam, écrivain raté qui cherche sa place entre parisianisme et identité arabe, transi d'amour pour Warda, totalement paralysé lors des avances très sexy de celle-ci. L'équilibre du trio se délite lorsque Warda décide de mener une enquête sur le massacre de Juifs en Irak au début des années 40, les deux garçons ne la soutenant pas. Peu à peu, alors que Souleymane s'éloigne de l'appartement, la relation entre la jeune femme éruptive et l'auteur tourne à la confrontation. Un duel mené tambour battant avec une grande dose d'humour.
Faysal, Palestinien trentenaire, reçoit un mystérieux faire-part de décès. Mais qui est donc cette tante Rita ? Intrigué, il abandonne son amant et sa vie en Europe pour retourner à Jabalayn, son village natal. Dans le palais déserté de son enfance, il erre. Le passé resurgit, fastueux et lourd de secrets. Alors que plane la menace d'une annexion imminente, qu'une famille et un pays sont au crépuscule, l'esprit de Faysal bascule. Karim Kattan nous donne à lire un premier roman troublant, à la fois tendre et violent, qui explore les contradictions de l'engagement politique et de la mémoire. A l'ombre des amandiers en fleurs, se dévoile une Palestine devenue lieu de l'imaginaire, intime et insoumise.
Béchara Souha ; Ibrahim Cosette ; Cammoun-Claveria
En 1988, en pleine guerre du Liban, Soha Béchara tire sur le général Antoine Lahad, chef de l'Armée du Liban-Sud, milice supplétive d'Israël. Elle est libanaise, chrétienne et communiste ; elle a vingt et un an. Soha Béchara passera dix ans au camp de détention de Khiam, surnommé " le petit enfer ", où elle subira la torture et l'isolement sans jamais avoir été jugée. Elle ne sera libérée qu'à la faveur d'une importante campagne internationale de soutien. Dans ce récit, souvenirs épars collectés par Cosette Ibrahim, elle nous donne à voir la réalité du camp : jeunes filles, mamans, grand-mères, pratiquantes, communistes... toutes enfermées ensemble, leur survie liée à ces objets brodés ou tricotés, façonnés clandestinement pour garder l'espoir et refuser la déshumanisation. Pourtant, sur le papier, le camp de Khiam n'a jamais existé. Détruit par les bombardements israéliens de 2006, il n'en reste que des gravats. C'est pour reconstruire ce passé que l'on a voulu effacer et prêter leur voix aux hommes et aux femmes oubliés de Khiam que Soha Béchara et Cosette Ibrahim livrent aujourd'hui ce témoignage saisissant. Postface d'Alain Gresh.
Dans la chaleur moite d'un pays blessé à vif, en Cisjordanie occupée, soldats et jeunes Palestiniens s'affrontent à combat ouvert dans les rues. Les femmes, dans la pénombre des maisons embaumées de jasmin et de myrte, s'attardent devant le narguilé. Une nuit, le couvre-feu contraint Samar, universitaire de vingt-six ans, à se réfugier chez Nouzha dont la mère a été assassinée par les combattants palestiniens parce qu'elle était accusée de collaborer avec les Israéliens. Mais la jeune fille n'est pas seule : elle a recueilli Houssam, un résistant du quartier, grièvement blessé. Tandis que résonnent au-dehors les cris des enfants et le tapage des soldats, les femmes, au fil de la nuit, s'ouvrent aux confidences, dévoilant leurs craintes. Bientôt se joignent au trio, Sitt Zakia, la sage-femme du quartier, et Oum Azzam, désireuse d'échapper à la violence de son mari. Comment pourront-elles fuir l'impasse et rejoindre leur famille sans être dénoncées ? A travers le destin de ces quatre protagonistes, c'est la difficile condition de femme palestinienne dont nous parle Sahar Khalifa dans un récit saisissant de réalisme.
Anne Cabane, enquêtrice de personnalité pour la justice, se demande bien ce qu Emna B. faisait à Lyon la nuit où on l a retrouvée noyée dans la Saône. La suspicion pèse sur Lucie Clos, l ex-femme de Martin, compagnon d Emna B. Anne Cabane tente de dénouer les fils épars. Elle rend visite à Lucie en prison, passe trop de temps avec Martin, « le genre d homme dont la féminité émeut les femmes » et convoque Nicolas, qui a pour ce dernier un « amour serré »... Est-ce parce qu elle est enceinte? Des correspondances préoccupantes se font entre ses enquêtes et sa vie privée, la frontière n est plus étanche. Qui est au fond madame Karabotchka, sa grand-mère, morte après avoir fourré une brioche au four? Et puis cette statue à réparer, l escalier marseillais qui penche, une entrevue empêtrée dans un couvent, la chambre moite à La Marsa... « Ce qui s'est passé d'étrange pour moi, c'était que je savais où aboutissait le livre, très clairement. Je possédais la clef de son dénouement. Mais j'ignorais avant de me mettre à ma table de travail la façon dont le livre allait s'écrire, pour en arriver là. Je l'ai découvert jour après jour en écrivant, et vraiment j'ai éprouvé le suspense au c ur de l'invention. J'ai pensé au sens latin d'inventer; le mot vient de invenire, trouver, découvrir; en ce sens Christophe Colomb est l'inventeur de l'Amérique; je me sens donc moins l'auteur que l'inventeur de L"il postiche de la statue kongo. C'est ce que je cherchais, exactement, en débordant dans les marges de l'espace-polar: moins un effet de mode, que la quête d'une tension narrative, sous la forme d'un écheveau à démêler. Je cherchais l'outil d'une forme. Bien entendu le livre n'est pas exactement un roman policier. Il n'y a pas l'ombre d'un policier, d'ailleurs, dans le récit. C'est d'abord un ouvrage intimiste, où l'enquête est dans une relation musicale contrapuntique avec la quête de soi. »"