Anne Cabane, enquêtrice de personnalité pour la justice, se demande bien ce qu Emna B. faisait à Lyon la nuit où on l a retrouvée noyée dans la Saône. La suspicion pèse sur Lucie Clos, l ex-femme de Martin, compagnon d Emna B. Anne Cabane tente de dénouer les fils épars. Elle rend visite à Lucie en prison, passe trop de temps avec Martin, « le genre d homme dont la féminité émeut les femmes » et convoque Nicolas, qui a pour ce dernier un « amour serré »... Est-ce parce qu elle est enceinte? Des correspondances préoccupantes se font entre ses enquêtes et sa vie privée, la frontière n est plus étanche. Qui est au fond madame Karabotchka, sa grand-mère, morte après avoir fourré une brioche au four? Et puis cette statue à réparer, l escalier marseillais qui penche, une entrevue empêtrée dans un couvent, la chambre moite à La Marsa... « Ce qui s'est passé d'étrange pour moi, c'était que je savais où aboutissait le livre, très clairement. Je possédais la clef de son dénouement. Mais j'ignorais avant de me mettre à ma table de travail la façon dont le livre allait s'écrire, pour en arriver là. Je l'ai découvert jour après jour en écrivant, et vraiment j'ai éprouvé le suspense au c ur de l'invention. J'ai pensé au sens latin d'inventer; le mot vient de invenire, trouver, découvrir; en ce sens Christophe Colomb est l'inventeur de l'Amérique; je me sens donc moins l'auteur que l'inventeur de L"il postiche de la statue kongo. C'est ce que je cherchais, exactement, en débordant dans les marges de l'espace-polar: moins un effet de mode, que la quête d'une tension narrative, sous la forme d'un écheveau à démêler. Je cherchais l'outil d'une forme. Bien entendu le livre n'est pas exactement un roman policier. Il n'y a pas l'ombre d'un policier, d'ailleurs, dans le récit. C'est d'abord un ouvrage intimiste, où l'enquête est dans une relation musicale contrapuntique avec la quête de soi. »"
Nombre de pages
261
Date de parution
19/11/2009
Poids
322g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9789973580221
Titre
L'oeil postiche de la statue kongo
Auteur
Tinel Anne-Christine
Editeur
ELYZAD
Largeur
120
Poids
322
Date de parution
20091119
Nombre de pages
261,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Une jeune française quitte son pays après avoir vécu un traumatisme. Elle s'installe à Tunis pour se perdre dans l'oubli de sa propre douleur. Son regard sur la société est souvent sans concessions, parce qu'elle-même est blessée. Pourtant, une rencontre avec sa voisine, Farah, va donner lieu à une plongée dans le récit, à travers lequel la narratrice tente de percer le secret de cette femme tunisienne, qui l'intronise dans le vie des Orientaux. Dans le temps où elle cherche à comprendre Farah, de façon assez énigmatique elle se réconcilie avec elle-même, et avec son passé.
Une jeune femme fuit l'Argentine et sa dictature. C'est la France qui va l'accueillir, où, réfugiée politique, elle goûte peu à peu au bonheur avec Arnaud dans le Sud. Mais est-ce le fil de sa vie qu'elle poursuit là ? Pourquoi Malena ne parle-t-elle jamais de son passé ? Quels tourments a-t-elle traversés ? Arnaud tente de percer le mystère de celle qu'il aime. De l'emprise politique à celle de l'intime, il n'y a parfois qu'un pas.Dans ce texte d'une grande force romanesque balayé par le souffle de l'océan Atlantique, Anne-Christine Tinel compose avec brio le portrait d'une femme qui se libère, une héroïne en devenir pour qui l'exil est un chemin vers elle-même, de l'ombre à la lumière.4e de couverture : Une jeune femme fuit l'Argentine et sa dictature. C'est la France qui va l'accueillir, où, réfugiée politique, elle goûte peu à peu au bonheur avec Arnaud dans le Sud. Mais est-ce le fil de sa vie qu'elle poursuit là ? Pourquoi Malena ne parle-t-elle jamais de son passé ? Quels tourments a-t-elle traversés ? Arnaud tente de percer le mystère de celle qu'il aime. De l'emprise politique à celle de l'intime, il n'y a parfois qu'un pas.Dans ce texte d'une grande force romanesque balayé par le souffle de l'océan Atlantique, Anne-Christine Tinel compose avec brio le portrait d'une femme qui se libère, une héroïne en devenir pour qui l'exil est un chemin vers elle-même, de l'ombre à la lumière.
Sport-études, natation. La timidité de Thomas le rend invisible, aux yeux de Lou surtout, la reine de la classe. Un jour, pensant surprendre son monde, il insulte la prof de gym lors d'un trajet en bus. Le chauffeur intervient. Ils s'affrontent... Un drame en fragments vifs et nerveux pour raconter l'engrenage de la violence dans un monde où le culte de la performance exacerbe le désir et le sentiment d'humiliation.
Le mot jeté en travers du chemin possède une force. Le mot a pourfendu le monde en deux blocs distincts. Dans ce nouveau monde Claire et Lucie sont séparées, rejetées de part et d'autre d'une brèche.Fin des années 60, Lozère. Claire vit à la ferme avec ses frères et Lucie. Toutes deux partagent rires et jeux. Mais un jour Lucie disparaît. Claire est ébranlée : comment a-t-elle pu l'abandonner ? Pourquoi ce départ est-il tabou ?Claire retisse les fils de l'histoire de Lucie. À la croisée du passé familial, l'épisode honteux des « enfants de la Creuse » qui bouleverse des vies ? et marque la sienne à jamais.Dans une écriture où palpitent les émotions de l'enfance, ce roman explore les compromis ordinaires avec la conscience, et la puissance de l'attachement."
Faysal, Palestinien trentenaire, reçoit un mystérieux faire-part de décès. Mais qui est donc cette tante Rita ? Intrigué, il abandonne son amant et sa vie en Europe pour retourner à Jabalayn, son village natal. Dans le palais déserté de son enfance, il erre. Le passé resurgit, fastueux et lourd de secrets. Alors que plane la menace d'une annexion imminente, qu'une famille et un pays sont au crépuscule, l'esprit de Faysal bascule. Karim Kattan nous donne à lire un premier roman troublant, à la fois tendre et violent, qui explore les contradictions de l'engagement politique et de la mémoire. A l'ombre des amandiers en fleurs, se dévoile une Palestine devenue lieu de l'imaginaire, intime et insoumise.
Béchara Souha ; Ibrahim Cosette ; Cammoun-Claveria
En 1988, en pleine guerre du Liban, Soha Béchara tire sur le général Antoine Lahad, chef de l'Armée du Liban-Sud, milice supplétive d'Israël. Elle est libanaise, chrétienne et communiste ; elle a vingt et un an. Soha Béchara passera dix ans au camp de détention de Khiam, surnommé " le petit enfer ", où elle subira la torture et l'isolement sans jamais avoir été jugée. Elle ne sera libérée qu'à la faveur d'une importante campagne internationale de soutien. Dans ce récit, souvenirs épars collectés par Cosette Ibrahim, elle nous donne à voir la réalité du camp : jeunes filles, mamans, grand-mères, pratiquantes, communistes... toutes enfermées ensemble, leur survie liée à ces objets brodés ou tricotés, façonnés clandestinement pour garder l'espoir et refuser la déshumanisation. Pourtant, sur le papier, le camp de Khiam n'a jamais existé. Détruit par les bombardements israéliens de 2006, il n'en reste que des gravats. C'est pour reconstruire ce passé que l'on a voulu effacer et prêter leur voix aux hommes et aux femmes oubliés de Khiam que Soha Béchara et Cosette Ibrahim livrent aujourd'hui ce témoignage saisissant. Postface d'Alain Gresh.
Dans la chaleur moite d'un pays blessé à vif, en Cisjordanie occupée, soldats et jeunes Palestiniens s'affrontent à combat ouvert dans les rues. Les femmes, dans la pénombre des maisons embaumées de jasmin et de myrte, s'attardent devant le narguilé. Une nuit, le couvre-feu contraint Samar, universitaire de vingt-six ans, à se réfugier chez Nouzha dont la mère a été assassinée par les combattants palestiniens parce qu'elle était accusée de collaborer avec les Israéliens. Mais la jeune fille n'est pas seule : elle a recueilli Houssam, un résistant du quartier, grièvement blessé. Tandis que résonnent au-dehors les cris des enfants et le tapage des soldats, les femmes, au fil de la nuit, s'ouvrent aux confidences, dévoilant leurs craintes. Bientôt se joignent au trio, Sitt Zakia, la sage-femme du quartier, et Oum Azzam, désireuse d'échapper à la violence de son mari. Comment pourront-elles fuir l'impasse et rejoindre leur famille sans être dénoncées ? A travers le destin de ces quatre protagonistes, c'est la difficile condition de femme palestinienne dont nous parle Sahar Khalifa dans un récit saisissant de réalisme.