La France serait le seul des grands pays d'Europe à avoir un taux de chômage élevé, une croissance faible et une dette abyssale. Nous serions les seuls à avoir conservé un Code du travail lourd et rigide, un modèle social affreusement coûteux, et à ne pas encore avoir mené les réformes permettant de nous adapter à la fois à la mondialisation et à la révolution technologique. Cette vision est radicalement fausse. Incapables de gérer correctement les dysfonctionnements du capitalisme financier, les pays européens ont imposé des mesures d'austérité qui ont aggravé les inégalités de manière inacceptable et accru la vulnérabilité de tous les systèmes. Malgré les coups de trompette macroniens annonçant l'entrée dans un Nouveau Monde, ce sont en réalité les mêmes politiques qui sont aujourd'hui poursuivies. Il nous faut rompre avec elles. Un autre projet est possible. Il est urgent de le mettre en oeuvre. Conjuguant trois disciplines - économie, droit, sociologie - et mobilisant les études les plus récentes, ce livre réfute les explications simplistes, propose un diagnostic puissant et dessine une autre voie.
Nombre de pages
360
Date de parution
12/09/2018
Poids
382g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782081430150
Titre
Une autre voie est possible
Auteur
Heyer Eric ; Lockiec Pascal ; Méda Dominique
Editeur
FLAMMARION
Largeur
140
Poids
382
Date de parution
20180912
Nombre de pages
360,00 €
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Chaque année, l'OFCE propose dans la collection "Repères" un bilan accessible et rigoureux de l'économie française. L'édition 2012 présente l'état de la conjoncture, les principales tendances et les grands problèmes. La jeunesse actuelle serait-elle sacrifiée? Quel a été l'impact sexué de la crise économique sur le marché du travail? Quel bilan peut-on faire de la mesure de défiscalisation des heures supplémentaires? Des liens existent-ils entre la dette publique, la richesse publique et la croissance économique? Faut-il inscrire le retour à l'équilibre des finances publiques dans la Constitution? Comment se comporte le marché de l'immobilier en France? Des références bibliographiques ainsi que de nombreux tableaux et graphiques complètent un ouvrage dont les précédentes éditions ont été particulièrement bien accueillies par les lecteurs, les spécialistes et la presse.
La France serait le seul des grands pays d'Europe à avoir un taux de chômage élevé, une croissance faible et une dette abyssale. Nous serions les seuls à avoir conservé un Code du travail lourd et rigide, un modèle social affreusement coûteux, et à ne pas encore avoir mené les réformes permettant de nous adapter à la mondialisation et à la révolution technologique. Ce discours est radicalement faux. Il masque les vraies raisons de nos difficultés : les dysfonctionnements du capitalisme financier et les mauvaises décisions de politique économique. Incapables de se confronter à cette réalité, les pays européens ont imposé depuis deux décennies des mesures d'austérité qui ont aggravé les inégalités de manière inacceptable et accru la vulnérabilité de tous les systèmes. La crise sanitaire de 2020, en engendrant un choc économique d'une extrême violence, a révélé et exacerbé les disparités internes à notre société. Un autre projet est possible. Conjuguant trois disciplines - économie, droit, sociologie - et mobilisant les études les plus récentes, ce livre réfute les explications simplistes, propose un diagnostic puissant et dessine une autre voie qu'il est urgent d'emprunter. Edition augmentée d'une préface inédite.
La rengaine est lancinante. Elle accompagne chaque appel à l'effort, justifie les coupes budgétaires et légitime les renoncements. Pourtant, les caisses ne sont pas vides : elles sont mal remplies. À force de concentrer le débat sur les dépenses, on oublie la question décisive des recettes. Or, depuis des années, exonérations, allègements de charges et défiscalisation des heures supplémentaires ont conduit l'État à absorber une part croissante du coût du travail. Résultat : la collectivité finance ce qui devrait relever des entreprises et les ressources publiques s'épuisent. Conjuguant économie, droit et sociologie, cet essai revisite le diagnostic et propose trente réformes concrètes pour que l'État cesse de compenser les déséquilibres du système et retrouve sa capacité d'investissement dans les infrastructures, la transition écologique, l'intelligence artificielle et les services publics. Les milliards existent. Encore faut-il se redonner les moyens d'agir.
Vertébré par les douze récurrences de "Au-delà de l'aube", ce recueil se déploie comme unemise en abyme. Quête de sens, enquête de soi, épreuve du monde dans laquelle on entre "tête la première", que libère "le silence rompu" : on avance à grands pas dans une langue "qui vide les mots de ta bouche", où "l'abîme est un souffle et la poésie, liquide".
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.