L'amour à la Werther aurait-il fait, en Allemagne, plus de ravages qu'ailleurs ? Et le devoir de l'écrivain - de Goethe à Franz Hessel, en passant par les Romantiques - serait-il de mettre engarde contre ses effets dévastateurs : folie, désespoir, suicide ? Un soir de panne de courant, à Berlin - au sortir de la tuerie de 1914-1918 -, de rues non éclairées, de lampes à acétylène et de tramways en grève, six personnages (3 hommes et trois femmes) se retrouvent dans un dancing. Les couples se reforment, mais le coeur n'y est pas. Lorsque la musique s'arrête, le silence s'installe. Alors l'un d'eux propose qu'on aille chez lui : il a du thé et un réchaud à alcool. On monte l'escalier à l'aide d'une bougie, on s'assoit sure le divan, les fauteuils, les poufs. Il y a un gramophone, on pourrait recommencer à danser, mais mieux vaut - comme dans Le Décaméron - se raconter des histoires : " Des histoires tristes qui soient agréables à entendre ", dit l'un ; " Des histoires tristes qui puissent nous rendre gais ", corrige l'autre. Suivent alors douze histoires d'amour. L'on y fustige " cette forme d'amour où l'amour est vécu comme un destin, quelque chose d'inévitable, de définitif, à quoi les humains, s'il s'agit de leur première et unique passion, restent accrochés toute leur vie ". Des amants et de leurs erreurs est une invitation au libertinage.
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Nombre de pages
144
Date de parution
07/03/1997
Poids
195g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782020145855
Titre
Des amants et de leurs erreurs. Récits
ISBN
2020145855
Auteur
Hessel Franz
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
195
Date de parution
19970307
Nombre de pages
144,00 €
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Résumé : " Il lui semblait que le sol se dérobait sous lui. Il était comme porté par les pavés, tel un nageur à la surface de l'eau. Il contourna la place de Prague et il eut l'impression de décrire une boucle sur la glace d'une patinoire. En traversant la chaussée, il fut gagné par un sentiment d'insouciance étrange. Sur une maison d'angle, le nom d'une école d'arts décoratifs brillait en lettres gigantesques. Des silhouettes de fruits se détachaient à la devanture d'un magasin, nimbées de lumière crue. Toutes ces couleurs lui apparaissaient irréelles, existant pour elles-mêmes, indépendantes des formes et des objets auxquels elles appartenaient. Peut-être percevait-il les variations du spectre qui échappent d'ordinaire à notre vision. " F.H.
Ce livre -le dernier publié du vivant de Franz Hessel- a un titre volontairement provocateur. En effet, Encouragements au plaisir paraît en 1933, année fatale s'il en fut. Avec cette douce et irrésistible ironie qui le caractérise, l'auteur répond aux critiques de ses amis, qui lui reprochent la légèreté de ses propos et son décalage par rapport à la réalité. Ainsi celui qui « s'adonnait au dangereux plaisir de conter des fables » présente et clôt ses récits de remarques « utiles » pour le lecteur, mais lui procurant surtout l'occasion d'exercer son esprit critique contre la société de son époque. Ce recueil est le plus abouti et le plus cohérent de Hessel. Il suffit de lire « Des planches sur le sable » ou la rencontre d'un amateur de mots croisés avec une Russe fougueuse sur une île de la mer du Nord, « Mon premier artichaut » ou l'effeuillage simultané d'un artichaut et d'une dame sensuelle, pour en apprécier l'écriture fine et précise. Sans oublier « L'Art de se promener », véritable manifeste d'un flâneur des métropoles qui a érigé la promenade en art de vivre. Né en 1880, Franz Hessel découvre Paris en 1906. Dans son roman Jules et Jim, Henri-Pierre Roché relatera leur amitié. Interné au camp des Milles en mai 1940, Hessel meurt en janvier 1941 à Sanary-sur-Mer. Auteur de romans, de nouvelles et d'essais, éditeur et traducteur en Allemagne de Proust et Jules Romains.
Résumé : Auteur du magnifique Promenades dans Berlin, traducteur de Proust, Stendhal et Balzac, Franz Hessel est l'une des voix les plus originales de la littérature allemande. Traduit pour la première fois en français, préfacé par Walter Benjamin, ce roman pourrait être l'esquisse du célèbre Jules et Jim d'Henri-Pierre Roché dont Hessel fut, avec sa femme Helen, la figure inspiratrice. Wendelin, Karola et Clemens : dans le Berlin bohème qui bat au rythme des Années folles malgré le poids de la crise, les destins de trois personnages s'entrelacent. Wendelin, jeune séducteur, rêve de quitter Berlin. Karola, l'épouse de Clemens qui est l'ami de Wendelin, voudrait le suivre, mais l'amour de son fils la retient? En vingt-quatre heures, Franz Hessel noue et dénoue la relation tourmentée de ce trio amoureux, entre tragédie et marivaudage. Mais le roman est avant tout un fascinant portrait de Berlin dont Hessel dévoile, dans une très belle langue et par petites touches, tout le mystère.
Gustave, né dans une famille juive assimilée, perd sa mère très jeune. C'est sous ce double signe avec le souvenir du paradis de l'enfance et le sentiment de n'être pas comme les autres qu'il va grandir et, à travers amours et rencontres, chercher vainement; sa place dans le monde. Et ce monde deviendra alors pour lui le « bazar du bonheur », offrant à ses regards et à ses rêves son fouillis chatoyant.
Alors qu'elle tente d'élucider le destin d'un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l'histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective,, rien n'est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n'aura cessé de se réinventer, d'affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
L'histoire de la réalisation d'un film de super-héros au budget colossal, et du comics inconnu qui l'a inspiré. 1947, en Californie, un talentueux petit garçon de cinq ans recopie les comic strips du journal local ; 2020, une émouvante projection a lieu Times Square. Entre les deux, 70 ans d'une Amérique en pleine mutation, un tournage rocambolesque et une galerie de personnages hauts en couleur : un soldat traumatisé par la guerre, un réalisateur inspiré et excentrique, une star prétentieuse, une assistante de production infatigable et les innombrables membres de l'équipe de tournage qui, ensemble, créent la magie hollywoodienne. Vif, touchant, inventif, parfois loufoque, porté par un humour teinté d'ironie et un rythme effréné, le premier roman de Tom Hanks pose un regard d'initié sur les efforts considérables nécessaires à la production d'un film - et la formidable aventure humaine qu'elle constitue.