Nouveau pays ancien : Altneuland précédé de Retour à Altneuland : la traversée des utopies sionistes
Herzl Theodor ; Charbit Denis ; Delau L. ; Thursz
ECLAT
28,50 €
Épuisé
EAN :9782841620937
Altneuland (Nouveau pays ancien), le roman utopique de Theodor Herzl, a toujours été éclipsé par L'Etat des Juifs. Ce dernier a l'avantage d'être bref, d'aller droit au but et d'avoir fait date ; n'a-t-il pas suscité un élan fédérateur d'où a surgi le mouvement sioniste ? Altneuland, lui, n'a pas fait consensus. Pire, il a déclenché une polémique interne sans précédent au sein du mouvement sioniste. Il requiert du lecteur le détour par la fiction pour accréditer, en apparence, la même idée. Ce n'est pas un roman ordinaire, mais la description d'une utopie, à mi-chemin entre Thomas More et Jules Verne. Les sionistes s'en méfient, les fervents de l'utopie l'ignorent. Or, Altneuland n'est pas marginal, il a été marginalisé. Par certains côtés, il dérange. Pourtant sont traitées ici dans le détail toutes les questions qui viendront se poser à cet " Etat des juifs " une fois constitué : comment partager une terre avec les Arabes ? comment concilier judaïsme et laïcité ? comment inventer une vie nouvelle pour un homme nouveau ? comment à la fois hériter et déshériter de la vieille Europe et de l'Orient millénaire ? comment concevoir un foyer national qui ne soit pas puissance étatique ? Les propositions de Herzl sont enthousiastes, volontaristes, idéalisables : à l'envers d'une réalité qui chaque jour apporte son lot de conflits et de chagrins, au point qu'on en oublie quelquefois comment et pourquoi cela a commencé... Le retour à Altneuland alors, dans sa pleine et naïve générosité, s'impose en cette année du centenaire de la mort de Herzl (1860-1904), pour mieux en comprendre les attentes, en rêver les solutions nouvelles, en prévenir les douloureux échecs. Le roman est précédé d'une longue étude de Denis Charbit, professeur de Sciences politiques à l'université de Tel-Aviv, et auteur de nombreux travaux, parmi lesquels l'anthologie Sionismes. Textes fondamentaux (Albin Michel, 1998).
Nombre de pages
361
Date de parution
27/11/2004
Poids
518g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841620937
Titre
Nouveau pays ancien : Altneuland précédé de Retour à Altneuland : la traversée des utopies sionistes
Auteur
Herzl Theodor ; Charbit Denis ; Delau L. ; Thursz
Editeur
ECLAT
Largeur
150
Poids
518
Date de parution
20041127
Nombre de pages
361,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Septembre 1897. Le premier congrès sioniste s'achève. Herzl note dans son Journal: Si je veux résumer le congrès de Bâle d'un mot - que je me garderai de prononcer en public - je dirai ceci: à Bâle j'ai fondé l'Etat juif. Si je disais cela aujourd'hui à haute voix, je déclencherais un rire universel. D'ici cinq ans peut-être, cinquante ans sûrement, chacun le comprendra. "Son manifeste, l'Etat juif, publié en 1896, décrit en détail son programme et son plan: un Etat juif, en Palestine ou ailleurs.De 1895 à 1904, Herzl parcourt l'Europe à la recherche de soutiens politiques et financiers: celui de la Turquie, de l'Allemagne, de l'Angleterre, de la Russie. Le voici courant de Paris à Londres, de Vienne à Constantinople, de Saint-Petersbourg à Rome et à Jérusalem. Il rencontre des souverains comme Guillaume II, le sultan Abd Ul Hamid, Victor-Emmanuel III, roi d'Italie, le pape Pie X; des hommes politiques comme Bülow et Joseph Chamberlain; des financiers et philanthropes juifs comme Maurice de Hirsch et Edmond de Rothschild, des notables religieux comme le grand rabbin Zadoc Kahn à Paris.Herzl dresse de l'Europe, en cette fin de siècle, un portrait haut en couleurs, où le jugement de l'homme politique se double du talent d'observation du journaliste. Il ne décrit pas que les grands de ce monde: à Londres, dans l'East End, à Sofia et à Vilna, face aux foules qui l'acclament comme un sauveur, il prend la mesure des masses juives et de leur attente. Il restitue aussi le climat fiévreux et passionné des premiers congrès sionistes et les débuts du mouvement.La forte personnalité de Theodor Herzl domine ce texte: visionnaire et homme de son temps, meneur d'hommes, observateur aigu des individus et du pouvoir, se consacrant tout entier à sa mission historique, il est conscient de la faiblesse de ses moyens comme de la grandeur de sa tâche. Lorsqu'il meurt en 1904, rien n'est acquis. Mais un mouvement existe, un élan est donné, une espérance suscitée, l'adhésion et l'action des militants et des responsables confirmées. Ainsi sont posées les fondations de ce qui deviendra plus tard, avec l'appui décisif des grandes puissances, le Foyer national juif, puis l'Etat d'Israël."
Jusqu'à Herzl, le peuple juif n'était qu'un objet, un jouet, aux mains de forces politiques étrangères qui l'utilisaient en bien ou en mal. Herzl a changé une poussière humaine portée sur les vagues de l'histoire par tous les vents étrangers, favorables ou non, en un peuple qui réalise sa volonté nationale et s'érige en facteur autonome sur la scène internationale. Herzl fut le fondateur de la politique juive restaurée.
Je ne considère la question juive ni comme une question sociale, ni comme une question religieuse, quel que soit d'ailleurs l'aspect sous lequel elle se présente, suivant les temps et les lieux. C'est une question nationale, et, pour la résoudre, il nous faut, avant tout, en faire une question politique universelle, qui devra être réglée dans les conseils des peuples civilisés. Nous sommes un peuple un". "Sioniste ! Antisioniste ! " Les invectives fusent, sur le ring poisseux du mauvais jour... mais lorsqu'on tonitrue, sait-on au juste de quoi l'on parle ? On verra ici volonté, courage, détermination, pragmatisme, profonde humilité, se le disputer au coeur d'un texte qui constitue un jalon historique d'une originalité saisissante et d'une importance capitale !
On oppose souvent Max Weber (1864-1920) à son aîné Karl Marx (1818-1883), qui ont tous deux marqué durablement et diversement la culture allemande du I9' siècle. Si tous deux sont critiques à l'égard de la société, seul Marx propose de la transformer quand Weber s'attache à la comprendre, en fondant une sociologie dite compréhensive. Il ne fait pas de doute que l'on retrouve cette double influence imbriquée dans les oeuvres d'Ernst Bloch, de Walter Benjamin ou d'Erich Fromm, mais aussi chez les auteurs de l'Ecole de Francfort ou chez des penseurs aussi divers que Georg Lukács et Maurice Merleau-Ponty. Certes, Weber était un penseur libéral, hostile au communisme. Mais c'était aussi, comme le rappelle Michael Löwy, un analyste très critique du capitalisme et de sa course effrénée au profit. Ce qu'il appelle la cage d'acier n'est autre que la civilisation capitaliste, fondée sur le calcul égoiste et la toute-puissance des marchés, qui enferme l'humanité dans un système implacable. Reprenant le fil de cette riche postérité, Michael Löwy montre à quel point est encore actuel ce courant critique du marxisme wébérien dans un monde désormais globalisé, qui ne peut être transformé qu'en le comprenant. Ce livre, paru aux éditions Stock en 2013, reparaît dans L'éclat/poche, enrichi de deux essais de Michael Löwy et Eleni Varikas sur "Weber et l'anarchisme", et "MaxWeber et l'anthropologie".
Flüsser David ; Petitdemange Guy ; Pinto Lasry Vér
L'oeuvre de David Flusser a marqué durablement les relations entre le judaïsme et le christianisme, et son ouvrage sur le Jésus historique, à la suite des travaux de Joseph Klausner, a si considérablement modifié la figure du Christ que les nouveaux exégètes en mal de compromis ont vite fait de l'ignorer. "Flusser ouvre une voie, comme peut-être personne, par le savoir indubitablement, mais aussi par une sorte d'illumination intérieure délivrante, en enracinant le christianisme dans l'histoire du judaïsme de l'époque. Ce n'est évidemment pas une explication ; c'est un éclairage sans pareil, éclairage qui est aussi un réveil, le regard sur un autre paysage ", écrit Guy Petitdemange dans sa préface à ce petit livre, devenu un 'classique' secret et qui résume l'oeuvre de toute une vie.