Définir la notion de peuple est inséparable des avatars de cette notion (peuple, masse, foule, prolétariat, etc.). Les grandes fresques littéraires représentant le peuple en mouvement ("marée humaine") nous en offrent des illustrations saisissantes. C'est le moment de vérifier que l'imaginaire entre pour une bonne part dans le domaine du politique. Les figures emblématiques du Pouvoir, adulé ou exécré, obligent à remonter loin dans le temps et à se poser, avec Mircea Eliade, la question de l'origine de l'Histoire et, particulièrement, le passage de la tribu à la Cité. Se pose alors une autre question, celle de qui fait l'Histoire (histoire du sujet, confession et témoignage) et, partant, du mythe dominant, à présent, alors que Prométhée s'épuise (chute du Mur de Berlin) et que Dionysos s'institutionnalise.
Nombre de pages
141
Date de parution
30/01/2014
Poids
185g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343024257
Titre
Imaginaire et politique
Auteur
Herzfeld Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
185
Date de parution
20140130
Nombre de pages
141,00 €
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Ce qui domine dans le roman de Mirbeau, Le Calvaire, c'est moins le désaccord d'un couple que les affres d'un écrivain pris dans les rets d'une mangeuse d'hommes. La tragédie de l'amour, l'écrivain la situe dans le cadre d'une histoire à portée sociale à laquelle il donne une dimension historique, démythifiant l'armée et la guerre, qui ont fait tant de mal à son héros... et à lui-même.
C'est notre écho que les choses nous renvoient. Il y a interférence entre l'homme et l'animalité. Selon Mirbeau, "il y a quelque chose de plus attirant que la beauté : c'est la pourriture". Cette esthétique de la "beauté du laid", Mirbeau ne l'a pas inventée, mais, par son traitement du langage, conjoignant le terrible et le grotesque, Mirbeau nous invite à "regarder Méduse en face", en particulier le monstre social.
Toute l'Italie, à demi vécue, à demi rêvée, est remontée d'un coup, comme une bouffée de parfum, à la tête de Stendhal." Roman "concertant" qui grandit par "la vertu d'un micro-climat". Julien Gracq (En lisant, en écrivant, José Corti, 1982, p. 53), à qui nous devons cette appréciation, note l'émiettement, la dispersion du récit, qui ne compromet pas le "fondu" de La Chartreuse. C'est ce que nous tentons de montrer en distinguant la ligne des faits et la ligne des faîtes.
Pourquoi une oeuvre nous émeut-elle ? Rendre le lecteur conscient de la présence de figures endormies dans son propre imaginaire, telle est l'ambition de cet ouvrage. La question du sens surgit à chaque moment de la vie : l'homme passe à travers des forêts de symboles. Le recours aux structures fondamentales de l'imaginaire permet de déceler les images par lesquelles se manifeste l'archétype. Pour ce qui concerne "Le Grand Meaulnes", l'archétype "raconté" est alors le mythe de l'Eden perdu, le Pays sans nom.