Hérold Michel ; Leproux Guy-Michel ; Loisel Claudi
PATRIMOINE
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EAN :9782757710265
Ce dixième volume de la collection du Corpus vitrearum International, qui recense et documente tous les ensembles de vitraux à travers le monde, met à l'honneur l'un des fleurons français, la Sainte-Chapelle de Vincennes, retraçant son histoire et sa récente restauration, à travers des textes de spécialistes et des photos exceptionnelles. Les vitraux de la Sainte-Chapelle de Vincennes, voulus par le roi Henri II pour orner l'édifice devenu siège du chapitre de l'ordre royal de Saint-Michel, comptent parmi les plus remarquables ensembles réalisés au milieu du XVIe siècle. Les cartons en ont vraisemblablement été confiés aux peintres Luca Penni et Claude Baldouin. L'exécution en revient au peintre verrier parisien Nicolas Beaurain, célèbre pour avoir réalisé les vitraux du château d'Anet à la demande de Diane de Poitiers. Dans ce contexte si favorable, les vitraux ont été traités en faisant usage de techniques alors novatrices, notamment d'émaux de couleur et d'un " émail blanc " cité par Philibert Delorme. En 2017-2018, le Centre des monuments nationaux, en charge de la Sainte-Chapelle de Vincennes, a mené à bien une importante campagne de restauration des sept verrières du ch?ur. Ce travail, conduit par l'atelier Parot à Aiserey, a pu être suivi par Michel Hérold, Guy-Michel Leproux et Elisabeth Pillet qui en ont réalisé l'étude détaillée. En raison de l'importance du dossier et de l'originalité des techniques mises en ?uvre, les recherches ont d'emblée été envisagées sur un mode pluridisciplinaire, en lien avec le pôle Vitrail du Laboratoire de recherche des Monuments historiques, dans le but de mieux connaître les verres et les peintures mises en ?uvre. Au moment de la restauration, l'Accélérateur Grand Louvre d'analyses élémentaires étant en réfection, seules des analyses classiques ont donc été menées. Elles ont été suivies en octobre 2019 par le passage devant AGLAE de la Vierge à l'Enfant du Louvre et des anges portant le blason des Montmorency du musée national de la Renaissance, dont les verres et les peintures ont pu être analysés très en détail. En mars 2022, des analyses de spectroscopie ont pu être effectuées dans les réserves du musée national de la Renaissance sur le François Ier et les anges portant les armes de France provenant de la Sainte-Chapelle de Vincennes. Le recours aux sources écrites et à d'autres ?uvres permet de reconstituer les influences et les modifications de ces verrières au long de leur histoire. Comme les ?uvres l'imposent au regard de leur degré d'authenticité très inégal, une étude détaillée des restaurations subies a été menée. Elle en suit les vicissitudes : la dépose des vitraux au moment de la Révolution française et leur transfert au musée des Monuments français d'Alexandre Lenoir, la restauration drastique menée à l'initiative de Viollet-le-Duc et d'Anatole de Baudot après l'explosion d'un dépôt de poudre en 1870, etc... Ce dossier apporte donc beaucoup à l'histoire des restaurations en matière de Monuments historiques, ainsi qu'à la connaissance intime de ce monument particulier.
Nombre de pages
288
Date de parution
12/06/2025
Poids
300g
Largeur
248mm
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EAN
9782757710265
Titre
Les Vitraux de la Sainte-Chapelle de Vincennes
Auteur
Hérold Michel ; Leproux Guy-Michel ; Loisel Claudi
Editeur
PATRIMOINE
Largeur
248
Poids
300
Date de parution
20250612
Nombre de pages
288,00 €
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La collection du recensement des vitraux anciens de la France, qui s'inscrit dans la série internationale du Corpus Vitrearum, a été créée en 1978 pour offrir aux spécialistes comme aux amateurs le résultat de l'inventaire des vitraux français antérieurs à la Révolution. Elle présente une analyse iconographique, technique et stylistique de ces vitraux, accompagnée d'un important appareil critique. Les créations des XIXe st XXe siècles rencontrées au fil de l'étude y sont également évoquées. Les six premiers volumes parus concernent douze des régions de France. Le septième est tout entier consacré à la Bretagne qui possède un nombre considérable de verrières du XIIe au XVIIIe siècle, contenues dans plus de 300 édifices religieux mais aussi dans les édifices civils ainsi que dans les musées des quatre départements. Cet ouvrage présente pour la première fois ce riche patrimoine dans sa totalité. On y trouvera ainsi, à Dol, à Runan, à la Guerche ou à Saint-Léry, des chef-d'?uvre du Moyen Age peu connus voire inédits. Des innombrables richesses léguées par la Renaissance, on saisira toute la diversité, de Moncontour ou de Champeaux à la brillante production des ateliers de Quimper répartie dans une multitude d'édifices, notamment à Plogonnec, au Faouët ou à La Roche-Maurice. Pendant cette période privilégiée, la peinture sur verre occupe au sein des arts picturaux une place magistrale, qui peut désormais être mieux appréciée. Somptueuses maîtresses-vitres ornant les églises les plus prestigieuses ou vitraux isolés des petites chapelles rurales, tous contribuent à couvrir la Bretagne d'une éclatante parure de couleurs.
Le volume XI du Recensement des vitraux anciens de la France marque une étape décisive vers l'achèvement d'une ambitieuse entreprise : la publication exhaustive des vitraux antérieurs à la Révolution encore conservés, ou documentés dans notre pays. Les richesses de deux vastes régions, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur, se rapportent à des espaces dans lesquels les vitraux sont souvent considérés comme absents, à l'exception notable des célèbres verrières de Sainte-Marie d'Auch. Aborder l'histoire du vitrail dans le Midi c'est en effet s'interroger sur son importance dans l'ensemble de la vie artistique. C'est aussi prêter une attention particulière aux troubles religieux du XVIe siècle, à l'origine de destructions parfois radicales. Mais, le corpus d'oeuvres ici rassemblé pour la première fois est en mesure de refonder la connaissance du vitrail méridional.
Gatouillat Françoise ; Hérold Michel ; Boulanger K
La collection du Recensement des vitraux anciens de la France, qui s'inscrit dans la série internationale du Corpus vitrearum, a été créée en 1978 pour offrir aux spécialistes comme aux amateurs le résultat de l'inventaire des vitraux français antérieurs à la Révolution. Elle présente une analyse iconographique, technique et stylistique de ces vitraux, accompagnée d'un important appareil critique. Les créations des XIXe et XXe siècles rencontrées au fil de l'étude y sont également largement évoquées, voire illustrées. Les huit premiers volumes parus concernent quatorze des régions de France. Le neuvième est consacré à l'Auvergne et au Limousin, qui possèdent des verrières du XIIe au XVIIIe siècle, la plupart conservées dans une soixantaine d'édifices religieux mais aussi dans quelques édifices civils ainsi que dans les musées de leurs départements. Cet ouvrage présente pour la première fois ce patrimoine dans sa totalité. A l'inverse de ce qui s'observe dans la moitié nord de la France, la production de la Renaissance ne joue pas ici le premier rôle, quoique Magnac-Bourg ou Vie-le-Comte aient conservé leur décor inestimable. Les verrières de l'Auvergne et du Limousin sont presque toutes plus anciennes, comme les chefs-d'oeuvre du XIIe et du XIIIe siècle peu connus de Clermont-Ferrand et d'Aubazine. La période privilégiée, où la peinture sur verre occupe au sein des arts monumentaux une place magistrale, est la fin du Moyen Age: la diversité des brillants vitraux de Moulins et des Saintes-Chapelles auvergnates, d'Eymoutiers et de Limoges constitue une révélation, qui contribue à mieux évaluer les richesses dispersées dans les petits sanctuaires ruraux.
Etrange destin que celui de Jean Hugo. Révélé dans les années 1920 par ses costumes et décors de théâtre et de cinéma pour Marcel Achard, Jean Cocteau, Carl Dreyer entre autres, célébré de son vivant par Picasso, Cocteau, Eluard et tant d'autres, connu comme peintre de chevalet par des expositions à Paris, Londres, Bruxelles, New York, Toronto, Tokyo... il est toujours méconnu aujourd'hui dans son propre pays. Il s'est exprimé, comme beaucoup de ses contemporains, dans la plupart des disciplines artistiques de son temps : décoration de théâtre et d'intérieur, illustration de livres précieux, gravure, peinture de chevalet beaucoup... et par le vitrail, c'est moins connu. Il a créé pourtant un peu plus de trente vitraux, pour quatre sanctuaires principalement : l'église abbatiale du couvent de La Sarte à Huy en Belgique entre 1936 et 1939, l'église Saint-Flavien du Mourillon à Toulon et la chapelle de la maison Saint-Dominique à Fanjeaux dans l'Aude en 1955, l'église Saint-Pierre de Nant dans l'Aveyron en 1980. Le livre explore pour la toute première fois l'oeuvre verrière de Jean Hugo en présentant au passage les édifices remarquables où elle s'inscrit et les acteurs de sa réalisation : le R.P. Rzewuski et les maîtres verriers Jules-Albert Vosch de Bruxelles, Paul Bony de Paris, Jean Cavalier d'Aubagne.
Gérard Fontaine nous convie à une découverte exhaustive de l'Opéra Garnier, bâtiment rêvé et réalisé par Charles Garnier en 1875. En 1878, trois ans après l'inauguration de son monument, Charles Garnier écrivait dans son Nouvel Opéra : " L'opéra est un art riche ? une synthèse des arts ? et le lieu dans lequel les hommes viennent le goûter doit préparer, accompagner, compléter leur plaisir. Le bâtiment doit être à l'unisson ; il doit constituer un équivalent, dans l'ordre de l'architecture, de ce qu'est l'art lyrique dans celui du spectacle. " Un siècle et demi plus tard, l'Opéra Garnier n'en finit pas d'étonner le visiteur car son architecte de génie en avait pensé chaque recoin, capable de fondre en une subtile alchimie l'ensemble des arts par une succession de chocs architecturaux : sur la façade où les ors brillent, masques, festons et fonds mosaïqués enchevêtrent leurs reflets dans la polyphonie des marbres aux origines multiples ; la statuaire, extraordinaire, orne frontons, loggias et avant-corps et se dresse fièrement vers le ciel. Une fois à l'intérieur, l'escalier, spectacle théâtral à lui seul, est déjà un avant-goût de ce qui se déroulera plus tard, sur la scène. On éprouve la sensation d'être accueilli dans un temple de l'esprit, un décor baroque et un foisonnement de couleurs. C'est à une découverte exhaustive de l'Opéra que nous convie Gérard Fontaine pour découvrir sous tous ses angles le bâtiment rêvé et réalisé par Charles Garnier. Ce texte initiatique nous entraîne dans les dédales secrets et magnifiques vers la salle, la scène et le foyer de la danse où peintures et sculptures, témoins silencieux de milliers de représentations et d'aventures humaines, décorent les moindres recoins. Dans ce récit vivant et tonique, publié à l'occasion des 350 ans de l'Académie nationale de musique, où l'on retrouve également la pensée de Charles Garnier à travers des citations choisies, toutes les ?uvres, peintures et sculptures, sont inventoriées. Enfin la " palette Garnier " décrit techniques et matériaux choisis par l'architecte. Cette somme est accompagnée des superbes photographies de Jean-Pierre Delagarde qui a su restituer l'ambiance de ce lieu mythique, cette ?uvre d'art totale. Ce livre a reçu le Prix Bernier 2018, décerné par l'Académie des beaux-arts.
Avis aux enquêteurs en herbe ! À Paris, les responsables de grands monuments sont visés par un mystérieux personnage tout de rouge vêtu. Nouria, Julia et Gabin, le jeune trio d'enquêteurs férus de patrimoine, perceront-ils le mystère qui l'entoure ? Peut-être, mais ils auront besoin de ton aide ! Après leur aventure en Bretagne, c'est à Paris que se retrouvent les trois jeunes recrues au service des monuments nationaux. Alors que Julia, Nouria et Gabin commencent un projet de podcast, les responsables de plusieurs grands monuments de la capitale tombent mystérieusement malade... Leur point commun ? Ils ont tous aperçu une silhouette vêtue de rouge avant de s'évanouir. Il n'en faut pas plus aux intrépides compagnons pour se lancer dans une nouvelle enquête ! Cette aventure est bien plus qu'une simple fiction : elle s'inscrit pleinement dans la mission pédagogique du Centre des monuments nationaux. À travers cette enquête, les jeunes lecteurs sont invités à explorer le patrimoine sous un angle ludique et immersif, à percer les mystères de ces lieux chargés d'histoire et à en comprendre les enjeux de préservation et de transmission. Une manière originale et captivante d'éveiller la curiosité et d'encourager la découverte du patrimoine national.
Publié à l'occasion des 150 ans de la disparition de George Sand, cet ouvrage prolonge l'hommage rendu à une grande figure du patrimoine littéraire français. Il s'inscrit dans la continuité du beau livre de poche consacré l'an dernier au "Fantôme de l'Opéra", publié pour célébrer les 150 ans de l'Opéra Garnier. Cette nouvelle parution poursuit ainsi une collection qui associe anniversaires historiques et chefs-d'oeuvre intemporels. Publié en 1846, La Mare au diable est l'un des textes les plus emblématiques de George Sand. À travers l'histoire simple et profondément humaine de Germain le laboureur et de la jeune bergère Marie, Sand signe un vibrant hommage au monde paysan du Berry. Inspiré par une gravure de Holbein représentant un laboureur traqué par la Mort, le roman répond en contrepoint à cette vision sombre : Sand y célèbre, au contraire, la douceur de la nature, la dignité des humbles et la force discrète des sentiments sincères. Dans une prose attentive aux gestes du quotidien comme aux paysages ruraux, l'autrice compose un récit à la fois réaliste et poétique. La Mare au diable, c'est la promesse que l'amour vrai peut naître au détour d'un chemin, dans un sous-bois embrumé, ou près d'une mare dont les superstitions effraient les voyageurs.