Une autre philosophie de l'histoire. Pour contribuer à l'éducation de l'humanité, contribution à bea
Herder Johann Gottfried
AUBIER
13,80 €
Epuisé
EAN :9782700710359
La limitation précisément de mon petit coin terrestre, l'aveuglement de mes regards, l'échec de mes desseins, l'énigme de mes penchants et de mes désirs, la défaite de mes forces qui ne sont faites que pour l'ensemble d'un jour, d'une année, d'une nation, d'un siècle - cela précisément me garantit que moi je ne suis rien, mais que l'ensemble est tout ! Quelle ?uvre, dont fait partie tant de groupes d'ombres de nations et d'époques, figures colossales presque dépourvues de point de vue et de perspective, tant d'instruments aveugles qui tous agissent dans l'illusion de la liberté et pourtant ignorent ce qu'ils font et dans quel but ils agissent, dont le regard ne domine aucun ensemble et qui pourtant se joignent à l'action avec autant de zèle que si leur fourmilière était l'univers - quelle ?uvre que cet ensemble !
Nombre de pages
369
Date de parution
08/10/1992
Poids
457g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782700710359
Titre
Une autre philosophie de l'histoire. Pour contribuer à l'éducation de l'humanité, contribution à bea
Auteur
Herder Johann Gottfried
Editeur
AUBIER
Largeur
135
Poids
457
Date de parution
19921008
Nombre de pages
369,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Lumières et romantisme, Herder a joué un rôle subtil dans la problématisation de l'universalisme moderne en prenant en compte la pluralité des cultures. Soutenant que l'homme n'est ce qu'il est qu'en vertu de ses appartenances, contribua-t-il à la formation de la pensée nationaliste, comme lui en fait gloire Charles Taylor ? Amorça-t-il des bouleversements dont les conséquences, dès lors que la communauté de langue et de tradition (Folk) se trouverait remplacée par la race, ne seraient pas sans rapport, ainsi que le suggéra Louis Dumont, avec les pires tragédies des siècles suivants ? Ou bien faut-il considérer, en suivant Jan Patocka, que sa tentative aura correspondu à cette " modification plus chaleureuse des Lumières " selon laquelle l'affirmation des valeurs universelles et la reconnaissance du travail des singularités, loin de se combattre, parviendraient à se compléter ? En réunissant " Une autre philosophie de l'histoire " (1774), l'essai le plus brillant de Herder, et les passages significatifs des " Idées pour la philosophie de l'histoire de l'humanité " (1784-1791), ce volume fournit les principales pièces d'un dossier qui reste parmi les plus controversés chez les interprètes du trajet philosophique et politique des Modernes.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.
Voici naître et fleurir, à la fin d'un siècle raisonneur, le génie prophétique de William Blake. Voici s'élever les chants les plus purs qu'on ait entendus depuis le temps de Shakespeare. Dans l'Angleterre rurale et citadine de George III, son regard inspiré perçoit tour à tour "les deux états contraires de l'âme humaine" opposant à la radieuse et naïve innocence qui recouvrait jusqu'aux taches noires du ramoneur et de l'esclave, l'âpre et sombre Expérience, surprise dans les replis du coeur comme dans les stigmates de l'oppression et de la misère.