Les socialistes, les juifs et Israël. De la question juive à la question d'Israël
Herbeth Alain ; Lefebvre Denis
L'HARMATTAN
23,50 €
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EAN :9782343225944
Les rapports du socialisme avec la question juive ont beaucoup évolué. Au début, au milieu du XIXe siècle, ses précurseurs, censés libérer le monde de ses préjugés et de ses injustices, étaient massivement antisémites. Le vingtième siècle a détourné les socialistes de l'antisémitisme. Cet essai suit les parcours des grandes voix socialistes françaises, de Jaurès à Blum, en passant par Mollet et Mitterrand, dernières heures du socialisme examinées ici. Il analyse la lente évolution de chacune de ces personnalités en s'appuyant sur une documentation importante. Du sionisme tranquille de Léon Blum à la lune de miel voulue par Guy Mollet, on en arrive à la question palestinienne ouverte par François Mitterrand. Aujourd'hui, le désamour entre l'Etat d'Israël et le socialisme semble s'être installé durablement au profit d'une autre passion qui considère Israël comme un intrus parmi les nations.
Nombre de pages
216
Date de parution
27/04/2021
Poids
266g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343225944
Titre
Les socialistes, les juifs et Israël. De la question juive à la question d'Israël
Auteur
Herbeth Alain ; Lefebvre Denis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
266
Date de parution
20210427
Nombre de pages
216,00 €
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Jacques Soustelle, nommé gouverneur général de l'Algérie par Pierre Mendès France pendant l'insurrection en 1955 a pour mission de réussir l'intégration de l'Algérie à la France et de donner aux habitants les mêmes droits et devoirs. L'ouvrage retrace les six années, de 1955 à 1961, qui ont changé sa vie et l'ont conduit jusque sur les routes de l'exil. Soixante ans après, son combat perdu résonne encore dans l'actualité. L'envie de justice proclamée par cet homme nous parle toujours aujourd'hui.
Le 2 février 1956, au lendemain de l'investiture du gouvernement de front républicain dirigé par Guy Mollet, Jacques Soustelle quitte son poste de gouverneur général d'Algérie. Il est remplacé le 10 février par Robert Lacoste, nommé Ministre résident en Algérie. L'Algérie s'impose comme le problème prioritaire du cabinet Mollet. Un courant interne d'opposition à la politique algérienne menée par ce dernier se constitue dès 1956. Lacoste sera associé à jamais à la condamnation du "molletisme". Il deviendra l'homme qui a "couvert" l'armée et dissimulé la pratique de la torture. Le parti socialiste SFIO y survivra difficilement.
Jacques Chevallier est le dernier acteur majeur de l'histoire douloureuse de l'Algérie française. Son itinéraire est complexe : Croix-de-Feu dans les années 30, il se rapproche après la guerre du parti radical , tout puissant en Algérie, puis du RPF gaulliste, avant de devenir mendésiste. Politicien ambitieux, familier des écarts brusques, il est aussi profondément chrétien. Il est imprégné par la doctrine sociale de l'église et demeure attentif à la misère algérienne. Cela le conduira à adopter la nationalité algérienne au lendemain de l'indépendance. Un geste solitaire, incompris par ceux qui vont emprunter les chemins de l'exil.
« Les voisins d'Israël proclament ouvertement leur volonté d'anéantir ce jeune État qui subit le boycott et le blocus. Des fanatiques assassinent sur son sol et l'ONU fait semblant de ne rien voir. Lorsqu'elle émet un blâme, c'est contre Israël, coupable de se défendre ». Jacques Soustelle, percevant déjà l'antisémitisme derrière l'antisionisme, a écrit ces lignes en 1958, alors qu'il était président de l'Alliance France-Israël. Ces lignes, nous pourrions les croire écrites aujourd'hui. Il n'en est rien. Quittant l'Algérie en 1956, l'ancien gouverneur général revient en métropole. Aux Algérois venus en masse l'accompagner au port, Soustelle promet de continuer à se battre pour eux. Il le fera, et tentera de faire vivre son projet d'intégration. Mais il se battra aussi pour Israël, pour ce peuple qui s'est enraciné dans une terre travaillée de ses mains pour la première fois depuis deux millénaires. Jusqu'au bout, Jacques Soustelle défendra le droit à exister d'Israël. Il le fera à la tribune de l'Assemblée nationale, jusqu'en 1978, dans la presse et lors de toutes les occasions qu'il saura saisir.