Entre les bras du palais du Louvre, trois nymphes épanouies s'offrent à la contemplation des promeneurs du jardin du Carrousel. La plupart, sans doute, ignorent l'histoire mouvementée de cette oeuvre d'Aristide Maillol (1861-1944). En 1937, à l'occasion de l'Exposition internationale de Paris, l'artiste, alors au sommet de sa carrière, dispose de trois salles dans l'Exposition des Maîtres de l'art indépendant. A soixante-quinze ans, il a décidé de marquer l'événement en créant son oeuvre la plus ambitieuse : Les Trois Nymphes. Cette variation sur le thème ancien des Trois Grâces va contribuer à sa consécration comme "le plus grand sculpteur français vivant". L'oeuvre attire les photographes : Brassaï, Erwin Blumenfeld, Robert Doisneau. Durant l'Occupation elle suscite aussi l'intérêt des nazis qui s'en emparent. C'est au terme d'une véritable enquête que son histoire, avec ses multiples péripéties, a pu être retracée. Installé au Carrousel depuis 1965, à l'initiative d'André Malraux et Dina Vierny, ce groupe continue de fasciner par sa simplicité et sa grâce intemporelles.
Nombre de pages
48
Date de parution
11/08/2022
Poids
163g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9788412527865
Titre
Aristide Maillol Les Trois Nymphes
Auteur
Héran Emmanuelle
Editeur
EL VISO
Largeur
140
Poids
163
Date de parution
20220811
Nombre de pages
48,00 €
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Le musée d'Orsay abrite un véritable zoo: lions, girafes, ours, chevaux, chiens, et chats. Certains d'entre eux, des ensembles entiers, dorment encore dans les réserves et ne demandent qu'à vivre sous les yeux des visiteurs: sculptures de Barye, Pompon, Bugatti; peintures et dessins de Manet, Bonnard, Gauguin; objets et dessins décoratifs de Grasset, Lalique; photographies de Muybridge, Stieglitz. La deuxième moitié du XIXe siècle est l'âge d'or des zoos. Les artistes ont ainsi accès à des animaux jusqu'alors inconnus. Ils prennent conscience des richesses de la nature et lui ajoutent un supplément de beauté. Du dessin anatomique à la scène vivante, chacun propose sa vision de l'animal. Pour certains, il devient une personne, pour d'autres, il n'est qu'un objet, à la fonction joliment décorative. De cette intimité avec les animaux naissent, entre 1850 et 1920, des chefs-d'?uvre signés des plus grands noms de l'art.
Les plus grands artistes se sont intéressés aux animaux, de Dürer à Jeff Koons, en passant par Rembrandt, Van Gogh ou Giacometti. Mais à quels animaux avaient-ils accès? Comment les ont-ils considérés? L'attention à l'animal pour lui-même commence à la Renaissance. C'est le moment où émergent les premiers traités de zoologie illustrés, où se créent les ménageries royales, les cabinets de curiosité, où l'art et la science s'interpénètrent. L'Occident redécouvre alors avec un mélange d'émerveillement et d'effarement des animaux que les Romains, forts de leur immense empire, connaissaient et importaient: l'éléphant, le rhinocéros, la girafe... À la toute fin du XVIIIe siècle, apparaissent les zoos publics, où des animaux exotiques affluent des colonies récemment conquises, fournissant de nouveaux modèles aux peintres. Fauves, singes, lamas, mais aussi animaux domestiques aux races de plus en plus diversifiées, chiens, chats, chevaux, dindons, vaches et moutons ont droit à leur véritable portrait individualisé par Géricault, Barye, Delacroix, Pompon... Un bestiaire qui se divise entre animaux nobles et animaux de mauvaise réputation, ce qui n'a pas empêché Picasso de s'intéresser au crapaud, César à la chauve-souris, Louise Bourgeois à l'araignée. Au-delà des oeuvres, c'est l'admiration de l'homme pour les merveilles de la Nature qui s'exprime, sa soif de connaissance de l'animal et sa fascination pour sa beauté.
Dessine au XVIe siècle pour le nouveau palais des Tuileries de Catherine de Médicis, aménagé au XVIe siècle par André Le Nôtre, rénové au XXe siècle par Louis Benech et Pascal Cribier, le jardin des tuileries demeure un lieu de promenade privilégié au coeur de Paris. Ses bosquets, ses plates-bandes fleuries et ses bassins invitent à la rêverie et à la contemplation. Dans la continuité du musée du Louvre, c'est un véritable musée en plein air, qui expose des chefs-d'oeuvre comme Le Baiser de Rodin ou L'Arbre des voyelles de Penone. Ce guide se propose d'accompagner le lecteur dans sa visite du jardin des Tuileries, en le faisant voyager au cours des siècles dans ce qui constitue l'un des plus beaux jardins français.
Reed Peter ; Lowry Glenn D. ; Dispa Marie-François
~~Cette édition revue et argumentée presente une nouvelle sélection de la remarquable collection d'art moderne et contemporain du Musée.Parmi les 375 ?uvres représentées (chacune fidèlement reproduite et accompagnée d'un texte informatif), 170 objets et 120 artistes font leur première apparition dans Highlights, témoins de l'engagement pérmanent du MOMA envers l'art de notre temps- et l'éxaltante diversité d'idées, de publics et de perspectives qu'il englobe.~~Cette édition revue et argumentée presente une nouvelle sélection de la remarquable collection d'art moderne et contemporain du Musée.Parmi les 375 ?uvres représentées (chacune fidèlement reproduite et accompagnée d'un texte informatif), 170 objets et 120 artistes font leur première apparition dans Highlights, témoins de l'engagement pérmanent du MOMA envers l'art de notre temps- et l'éxaltante diversité d'idées, de publics et de perspectives qu'il englobe.
Tête de Bénévent, canthares de Boscoreale, coupe de Césarée ou fresques pompéiennes... Plus de 130 chefs-d'oeuvre du Louvre s'invitent à Nîmes. Mais que l'on ne s'y trompe pas : aux yeux des Romains, il ne s'agissait pas seulement d'oeuvres d'art. Aussi somptueuses soient-elles, ces pièces possèdent une fonction précise et concrète : servir aux banquets, combattre, honorer les dieux, commémorer les défunts, orner les espaces publics... Le beau n'est pas leur seule raison d'être : dans l'Empire romain, l'art est avant tout un outil au service de la société. Richement illustré, cet ouvrage, stimulant et novateur, interroge les notions de valeur esthétique, d'usage quotidien et de communication visuelle. Il révèle ainsi un patrimoine où la création artistique, la virtuosité technique et la fonction sociale s'articulent de manière indissociable, et offre un regard neuf sur la matérialité et la symbolique des images romaines.