Shoah et témoignage. Levi face à Améry et Bettelheim
Henry Anne
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782747577892
Primo Levi a souvent confié que s'il n'avait pas été déporté à Auschwitz ? jamais il ne serait devenu un écrivain. Parce qu'il a éprouvé le besoin irrépressible de témoigner de l'horreur du lager, il a été contraint d'écrire. Il a longtemps pensé qu'écrire avait été, pour lui, l'équivalent d'une cure analytique et qu'après Auschwitz, il avait pu mener, grâce à son écriture, une vie d'homme libre. Mais il a découvert les limites obligées du témoignage, que ce soit le sien ou celui d'autres survivants, et il en a été accablé. Parmi ces autres, il s'est intéressé au philosophe Jean Améry et au psychanalyste Bruno Bettelheim. Loin de les encenser, il leur a manifesté une hostilité, presque radicale pour Bettelheim, plus insidieuse pour Améry. Dans le même temps, il a reconnu, consciemment pour Améry, à son insu pour Bettelheim, la pertinence de leur témoignage. Sa férocité à leur égard a peut-être été l'un des derniers remparts qu'il a tenté d'ériger pour ne pas voir et ne pas entendre la vérité qui était pourtant la sienne et qu'aucun témoin n'a pu complètement saisir, cette vérité pouvant être tout en plus entr'aperçue car disparaissant au moment même où les mots la révèlent.
Nombre de pages
198
Date de parution
02/03/2005
Poids
200g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747577892
Titre
Shoah et témoignage. Levi face à Améry et Bettelheim
ISBN
2747577899
Auteur
Henry Anne
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
200
Date de parution
20050302
Nombre de pages
198,00 €
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Mi-fiction, mi-autobiographie, À la recherche du temps perdu répond à la volonté de son auteur de se fabriquer une identité narrative destinée a apaiser un malaise existentiel diffus. Chez Marcel Proust, si ce malaise a donné lieu à une tentation nihiliste trouvant dans la philosophie de Schopenhauer un appui théorique, il a surtout permis que soit mise en jeu et en forme une conception de la psyché qui servira de modèle à toute la modernité. Cette conception, qui repose presque exclusivement sur la " crise du sujet ", explique que les structures constitutives du Moi - arbitraire du pouvoir de l'inconscient, emprisonnement dans son organisme, fatale dénaturation des mouvements affectifs, impuissance de l'intelligence justifient à elles seules les errements du protagoniste, les doutes identitaires dont il est assailli comme la destruction des rapports communautaires auxquels il prend part. Mais la modernité de Proust ne se révèle pas seulement dans la peinture de ce destin catastrophique ; elle éclate de façon plus décisive encore dans l'étonnant rétablissement qui, à la fin du roman, remet le sujet au centre de lui-même et lui permet de surmonter sa tentation première.