Voilà près de 30 ans que j'observe la Chine, son évolution économique, culturelle et sociale. Voilà près de 30 ans que le pouls de ce pays s'est emballé. Les choses vont vite. Trop vite. Les paysages et les villes se transforment, s'aliènent, s'enlaidissent. Tout y est sacrifié sur l'autel du développement et du profit. À tout prix. Témoin direct de cette frénésie, j'ai eu envie d'arrêter le temps, de reprendre mon Leica et mes pellicules, comme on prendrait un chevalet. J'ai voulu me poser et jouer avec les lignes d'horizon, les personnages, avec pour fond, la Chine moderne photographiée comme un mirage en mutation. Pour le conte d'hiver, j'ai choisi le fleuve Sungari (au nord-est de la Chine), immense page blanche, toile de fond sur laquelle j'ai tenté d'imprimer la vie du grand nord chinois. Pour cela, je me suis levée avant l'aube pour la lumière bleutée, pour tous ces lève-tôt qui s'étirent, dansent, nagent,chantent et hurlent comme si tout semblait permis avant le lever du jour. Pour le conte d'été, je suis retournée sur les plages du nord de la Chine où, alors étudiante à Pékin, je m'évadais les jours de canicule. Ces plages kitsch et désuètes qui se cherchent toujours une identité, entre station balnéaire et simple ville côtière, vibrent encore de leur flou iodé et parfois sépia : Qingdao, Beidaihe, Nandaihe, Dalian. Curieusement, après tout ce temps, dans ce contexte général de révolutions, ces mutations, ces métamorphoses, ces ambiances de plage n'ont que peu changé.
Nombre de pages
71
Date de parution
06/10/2016
Poids
455g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782350463896
Titre
Conte d'hiver Conte d'été
Auteur
Henriette Catherine
Editeur
FILIGRANES
Largeur
210
Poids
455
Date de parution
20161006
Nombre de pages
71,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Fidèle à l'esprit humaniste de ses débuts, la Revue des Deux Mondes s'intéresse chaque mois à tous les domaines de l'activité humaine. Littérature, politique, histoire, économie, beaux-arts, diplomatie : la Revue raconte le monde et l'homme du XXIe siècle. Pour la septième année consécutive, la Revue des Deux Mondes est heureuse de s'associer au Prix de photographie - Marc Ladreit de Lacharrière-Académie des beaux-arts en ouvrant ses pages aux photographies de la lauréate 2013, Catherine Henriette.
Ce dictionnaire d'auteur, chronologique et thématique, s'appuie sur une critique renouvelée, et s'enrichie de nombreux documents inédits. Poète de réputation mondiale (Prix Nobel en 1960), diplomate à la carrière fulgurante brutalement interrompue en juin 1940, Alexis Leger/Saint-John Perse, méritait, à l'instar d'autres grands poètes, la publication d'un dictionnaire. Chronologique et thématique, celui-ci s'appuie sur une critique renouvelée, enrichie des nombreux documents inédits, et présente les séquences d'une histoire qui débute aux Antilles et se termine sur la presqu'île de Giens, les faits et gestes du secrétaire général du Quai d'Orsay, puis de l'exilé à Washington, enfin de l'homme de " grand âge " à Giens. Le lecteur découvre au fil des entrées les deux faces d'une personnalité contestée et fascinante et peut apprécier la singularité d'une poétique à distance de la modernité mais irréductible à une quelconque tradition. (Edition en semi-poche de l'édition grand-format de 2019.)
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.