Introduction à Hilaire de Poitiers. Suivi d'une Anthologie
Henne Philippe ; Rouet Albert
CERF
29,70 €
Epuisé
EAN :9782204078719
Initiateur de la grande théologie latine par ses études et la profondeur de sa pensée, Hilaire arracha le monde occidental aux balbutiements des premières réflexions. Il établit une base assez large et solide pour que des génies comme Augustin, Ambroise et Jérôme laissent s'épanouir leurs dons sacrés. Rien ne préparait cependant une telle aurore. La Gaule était dévastée par les incursions régulières des tribus germaniques. Le pays était bouleversé par les insurrections militaires qui plongeaient l'empire tout entier dans des guerres civiles ruineuses en vies humaines. Il fallait un homme doué d'une bonne formation classique et surtout empreint d'une forte idée de son devoir et des responsabilités. Hilaire allia cette capacité de constituer de vastes dossiers bien documentés, avec l'audace d'établir de solides traités théoriques. Il innova dans de multiples domaines : l'explication de la Bible et du dogme de la Trinité, la création liturgique avec des hymnes nouvelles. Il accueillit même Martin de Tours et lui permit de fonder le monastère de Ligugé, d'où surgit un mouvement monastique désormais séculaire. La plus grande qualité qui suscite l'admiration chez Hilaire n'est cependant pas cette capacité de créer, d'inventer et d'innover en théologie comme en pastorale. C'est bien plutôt la grandeur de son âme. Serviteur de l'Église, il se sent tenu à de réelles obligations. Les évêques gaulois suivaient les directives impériales avec une servilité déshonorante. Ils provoqueront la condamnation d'Hilaire à l'exil. L'évêque de Poitiers rendra à ses collègues traîtres et couards la dignité et l'unité. La charge de l'Église demande de dépasser les considérations personnelles pour s'élever vers les grandes décisions salutaires pour tous. La Gaule gémissait, torturée dans les ténèbres d'un empire finissant. Hilaire lui apporte la lumière et l'exemple qui lui permettront d'entrer dans une ère nouvelle : celle d'un Occident rayonnant de culture et centre d'une foi bientôt universelle.--Thanks to his erudition and the depth of his thinking, Hilaire initiated Latin theology and raised the first hesitant reflections of the Western world. He established foundations large and solid enough for such geniuses as Augustine, Ambrose and Jerome to develop their sacred gifts. Yet nothing heralded such beginnings. Gaul was devastated by regular incursions by German tribes. The country was disrupted by military insurrections that plunged the whole Empire into civil wars that cost many lives. It took a man with solid classic education, a strong sense of duty and responsibility to succeed. Hilaire combined his ability to constitute vast and well-documented dossiers with the courage to establish solid theoretical treatises. He innovated in many domains: the explanation of the Bible and Trinitarian dogma, liturgical creation with new hymns. He even welcomed Martin de Tours and allowed him to found the monastery of Ligugé, from which an age-old monastic movement was to emerge. But Hilaire's most admirable quality was not his ability to create, invent and innovate in theology as in pastoral activity, it was the greatness of his soul. A servant of the Church, he felt bound by real obligations. The bishops of Gaul followed his imperial directives with degrading servility and brought about Hilaire's exile. But the Bishop of Poitiers gave his colleagues, traitors and cowards, dignity and unity. The responsibility of the Church demands that we surpass personal considerations and rise to great decisions that are salutary for all. As Gaul agonized in a declining Empire, Hilaire brought light and an example that enabled people to move forward into a new era: that of a Western world whose radiant culture and centre of faith would soon be universal.
Trois semaines ou trois mois, c'est tout ce qu'il vous reste à vivre" : voilà ce que des patients incurables s'entendent dire par leur médecin. C'est le choc. C'est le même choc qu'Ignace a dû éprouver en entendant sa condamnation à être livré aux lions dans un cirque à Rome. Et pourtant, le long de sa route depuis Antioche jusqu'à son lieu de supplice, il réconforte les chrétiens en désarroi qui viennent le consulter. Lui, le condamné, il les encourage. Il leur envoie des lettres brûlantes de charité. Car Ignace est un pasteur qui, dans sa vie personnelle de foi, a trouvé le modèle de sa vie : le Christ vraiment mort et vraiment ressuscité. Il l'aime tellement, son Sauveur, qu'il veut vivre et surtout mourir comme lui. Pour devenir, comme lui, enfant de Dieu. Cette belle histoire vraie nourit le coeur et transforme l'âme. Philippe Henne, religieux dominicain, est professeur à l'Université catholique de Lille. Auteur de nombreux ouvrages, il s'est imposé comme l'un des meilleurs transmetteurs des Pères de l'Eglise dans la culture contemporaine. Il a récemment publié, au Cerf, Servir Dieu dans l'armée, en 2017.
La religion serait-elle source d'intolérance et de fanatisme ? Pour mieux s'emparer d'une question devenue brûlante, prenons un peu de recul, regardons dans le rétroviseur de l'histoire et fixons notre regard sur les premiers temps du christianisme. Le martyre semble avoir été exalté au point de vouloir détruire la vie. L'ascèse et la mortification ont été parfois prêchées et pratiquées avec un mépris du corps humain et de la santé. Le mariage a été longtemps déprécié au point de dévaloriser l'amour conjugal. Certains grands personnages de l'Eglise ont été régulièrement accusés d'avoir été des fanatiques : Tertullien parce qu'il écrasait les hérétiques et les philosophes sous des tombereaux d'insultes et d'injures, Origène parce qu'il se serait fait châtrer afin de ne pas succomber à la tentation, Augustin parce qu'il a voulu réduire par les armes l'hérésie donatiste. Sans naïveté et sans cacher la réalité d'une histoire complexe, ce livre montre comment l'Eglise des premiers siècles s'est opposée au fanatisme.
Le visage est émacié, la bouche crispée, le corps décharné ; les yeux sont brûlants de passion, brûlants d'amour. De son regard, Jérôme scrute les Écritures, il les creuse, il les griffe, il les laboure pour trouver le vrai visage de Dieu. Rien n'est épargné dans cette recherche, ni l'étude des Lieux saints, ni l'apprentissage de l'hébreu, ni les longues nuits de réflexion. Tout l'agite, sa passion pour Dieu, mais aussi son amour des belles lettres et les ardeurs de la chair. Tout l'inquiète. Le moindre soupçon sur son attachement à la doctrine de la foi le pousse à trahir même ses amis, s'il le faut. Rien ne l'apaise. Depuis le cadre austère de ses communautés à Bethléem, il perçoit les erreurs doctrinales et les mensonges proférés sur la vie consacrée. Il ne peut réagir qu'avec violence. Misanthrope, il adore la communauté religieuse. Attaquer celle-ci, c'est l'atteindre personnellement. Non seulement il traduit la Bible, mais il la commente aussi. Il commence par de petits textes prophétiques, comme celui d'Abdias, pour terminer par celui d'Isaïe, un chef-d'oeuvre. Toute cette science ne fut pas seulement acquise dans les livres, elle mûrit dans l'ascèse personnelle. Elle fut le fruit d'une véritable vie de prières. Ce fut un grand maître spirituel. Jérôme, c'est plus qu'un saint, c'est un empire, bouleversé, torturé, mais triomphant. Le découvrir ne laisse pas indifférent.
Comment peut-on parler d'un Dieu bienfaisant face à toutes les catastrophes qui accablent le monde ? Malgré les ravages du mal, beaucoup résistent, se redressent et ne se laissent pas écraser. Ni l'exil ni le martyre n'empêchèrent Ignace d'Antioche et Jean Chrysostome de proclamer leur confiance en un Dieu très bon. Alors que la peste et la famine frappaient des peuples entiers, Basile de Césarée et Grégoire le Grand soulagèrent la misère des victimes autour d'eux. De leur côté, Origène et Augustin cherchèrent à expliquer ce déferlement de tant de misères. Leurs paroles et leurs actes, leur exemple et leur enseignement ont ranimé le courage des uns et l'inventivité des autres. Leur témoignage reste d'actualité parce qu'il réveille chez nous, non seulement la foi en un Dieu bon et miséricordieux, mais aussi le désir de vivre dans la paix et l'espérance, en dépit des nombreuses crises qui nous affectent. AUTEUR Philippe Henne, religieux dominicain, professeur à la retraite de l'Université catholique de Lille, est l'auteur de nombreux ouvrages. Il s'est imposé comme l'un des meilleurs transmetteurs des Pères de l'Eglise dans la culture contemporaine. Il a notamment publié Servir Dieu dans l'armée (Cerf, 2017), Mourir par amour : l'imitation de Jésus-Christ de saint Ignace d'Antioche (Salvator, 2019) et L'Eglise face au fanatisme : l'exemple des premiers chrétiens (Salvator, 2021).
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.