Le sens, le sensible, le réel. Essais de sémiotique appliquée
Hénault Anne
SUP
34,00 €
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EAN :9791023106329
Le sens, le sensible, le réel est le résultat de plusieurs rencontres de chercheurs qui se sont déroulées à l'abbaye de Royaumont, avec l'objectif de faire le point sur l'évolution de la pratique sémiotique, depuis la disparition du fondateur de l'Ecole sémiotique de Paris, A. J. Greimas. Sa fameuse Sémantique structurale (1966) avait, d'emblée, fixé des règles qui avaient bouleversé l'approche des significations, jusqu'alors cantonnée au domaine verbal : "C'est en connaissance de cause que nous proposons de considérer la perception comme le lieu non-linguistique où se situe l'appréhension de la signification." La sémiotique "se reconnaît ouvertement comme une tentative de description du monde des qualités sensibles". Plusieurs des premiers continuateurs de cette aventure fondatrice se sont associés à de jeunes chercheurs pour proposer ces "Essais de sémiotique appliquée" qui constituent la pointe avancée de la sémiotique post-structurale. Ils concernent de nombreux domaines du sensible, naturels ou culturels (de la musique à la biologie), et demeurent cependant unifiés par la théorie puissante développée par l'Ecole de Paris. On sera toutefois surpris d'observer comment, sous l'emprise du sensible, l'expression de ces travaux - rigoureusement fidèle à la théorie d'ensemble sans prétendre à des vues définitives - se fait limpide et sensuelle, loin des arides calculs de la sémiotique narrative.
Nombre de pages
588
Date de parution
03/10/2019
Poids
1 046g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9791023106329
Titre
LE SENS, LE REEL, LE SENSIBLE - ESSAIS DE SEMIOTIQUE APPLIQUEE
Auteur
Hénault Anne
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
1046
Date de parution
20191003
Nombre de pages
588,00 €
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Ouvrage publié sous la direction de Anne HENAULT. Elle dirige aux Puf la collection "Formes sémiotiques" et a publié plusieurs ouvrages dont un QSJ? "Histoire de la sémiotique', n 2691."
Résumé : A l'époque où la chair était triste et les sens las, l'ardeur du baiser s'est portée sur le livre, objet, esprit et matière. Images et estampes, couvertures et reliures, pliages, ornements, graphisme et typographie ont doté les textes d'un sens intellectuel, poétique. et sensuel. A la toute fin de l'ère qui connut l'explosion de l'imprimé et imposa le sens courant du terme illustration, le livre et l'imprimé fin-de-siècle ont porté une charge poétique vibrante où s'enracine la fécondité du XXe siècle. La Chair du livre cherche à lier cet esprit du temps à la matérialité et à l'imaginaire. Centré sur le livre français, l'ouvrage a une dimension européenne. Il part de l'étude d'une bibliothèque qui fit scandale. Il s'arrête sur le statut de l'image dans le livre tiré en grand nombre et les revues, et étudie l'inconfort que suscita le terme d'illustration. Il aborde le livre de bibliophilie et certains de ses artistes. L'imaginaire singulier de la bibliothèque, la lecture qui est femme, le livre conçu comme de la chair entre deux peaux, l'impact du noir et du blanc et les taches d'encre arrêtent l'attention, autant que les livres éventails qui transcendent la matérialité dans leur élan vers la poésie. Innervé par des questions qui ont préoccupé Mallarmé, presque partout présent dans ces études, La Chair du livre n'en fait pas le point de départ d'une " rupture inaugurale " (Y Peyré), mais donne à voir le contexte dans lequel s'enracine la méditation mallarméenne. La révolution typographique et poétique, la poésie visuelle, le graphisme symbolique naissent dans une fin de siècle qui connaît le nouvel attrait de la publicité, une iconographie galopante, et déjà une crise de " la galaxie Gutenberg " (M McLuhan). Pour répondre à ces questions, à l'heure d'une autre " crise ", La Chair du livre, composé de quinze études idiosyncrasiques, croise les méthodes et les points de vue sans atténuer les aspérités et les divergences d'une époque de transition. Entre histoire de l'imprimé et de l'édition, études littéraires, arts du livre, esprit du temps, matérialité et imaginaire, il aspire à rendre au livre sa dimension d'objet parlant de l'histoire culturelle.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.