Le Cinquième marteau. Pythagore et la dysharmonie du monde
Heller-Roazen Daniel ; Chelma Françoise ; Chelma P
SEUIL
24,99 €
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EAN :9782021100068
Selon une antique tradition, c'est Pythagore qui a inventé l'harmonie. On rapporte qu'un jour, alors qu'il se promenait près d'une forge, il entendit de merveilleuses sonorités et s'aventura à l'intérieur pour en savoir plus. Il y trouva cinq hommes qui frappaient avec cinq marteaux. A sa vive stupéfaction, il découvrit que quatre de ces marteaux avaient entre eux d'admirables rapports de proportion, qui, réunis, allaient lui permettre de reconstituer les lois de la musique. Mais il y en avait aussi un cinquième. Pythagore le vit et l'entendit, mais ne parvint pas à le mesurer ; il ne put davantage rendre raison de ce son discordant. C'est pourquoi il l'écarta. Qu'était-ce donc que ce marteau, pour que Pythagore décidât si résolument de le rejeter ? Dans Le Cinquième Marteau, Daniel Heller-Roazen montre que ce geste mythique donne une clé pour comprendre ce que fut autrefois l'harmonie : théorie des sons musicaux, mais aussi paradigme pour l'étude scientifique du monde sensible. C'est en vertu de l'harmonie que l'on a réussi à transcrire la nature dans les éléments idéaux des mathématiques. Pourtant, à de multiples reprises, cette entreprise s'est heurtée à une limite fondamentale : quelque chose dans la nature lui résiste, refuse de se laisser transcrire dans une série d'unités idéales. Un cinquième marteau continue obstinément à résonner. De la musique à la métaphysique, de l'esthétique à la cosmologie, de Platon et Boèce à Kepler, Leibniz et Kant, Le Cinquième Marteau révèle que les efforts pour ordonner le monde sensible n'ont cessé de suggérer l'existence d'une réalité que ni les notes ni les lettres ne sauraient pleinement transcrire.
Nombre de pages
211
Date de parution
03/04/2014
Poids
300g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782021100068
Titre
Le Cinquième marteau. Pythagore et la dysharmonie du monde
ISBN
2021100065
Auteur
Heller-Roazen Daniel ; Chelma Françoise ; Chelma P
Editeur
SEUIL
Largeur
142
Poids
300
Date de parution
20140403
Nombre de pages
211,00 €
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Résumé : Ce livre explore un phénomène curieux qui n'a pas reçu l'attention qu'il mérite. Chaque fois que des humains parlent une langue, ils s'efforcent aussi de créer, avec la grammaire qu'ils connaissent, des langues secrètes. Celles-ci peuvent être plaisantes ou sérieuses, jeux d'enfants ou travail d'adultes, aussi impénétrables que des langues étrangères. C'est à la Renaissance que des auteurs soulignent pour la première fois l'apparition de ces langues volontairement obscures. Des juristes, des grammairiens, des théologiens les ont condamnées, soutenant que ces nouvelles formes de discours étaient les instruments du crime. Mais, avant l'émergence de ces jargons modernes, la torsion artificielle des langues avait une finalité bien différente : en Grèce ancienne, dans la Rome archaïque, en Provence ou dans la Scandinavie au Moyen Age, chanteurs et copistes inventaient des variantes opaques du parler. Ils ne le faisaient pas pour tromper mais pour révéler la langue des dieux, que les poètes et les prêtres étaient, disait-on, les seuls à maîtriser. Langues obscures évolue entre ces diverses langues artificielles et hermétiques. Des jargons criminels aux idiomes sacrés, du travail de Saussure sur les anagrammes à la théorie de Jakobson sur les structures subliminales en poésie, des arts mystérieux des druides et des copistes de la Bible à la procédure secrète que Tristan Tzara, fondateur de Dada, croyait avoir découverte dans les chansons et ballades de Villon. Dans ce livre singulier, Daniel Heller-Roazen montre comment des techniques, communes aux voleurs et aux poètes, jouent le son et le sens l'un contre l'autre.
Heller-Roazen Daniel ; Landau Justine ; Sultan Aga
Dans ce beau livre, où l'auteur raconte des histoires d'oubli, c'est la langue de l'enfant qui occupe les premières pages. Car, «au sommet du babil», que murmure le petit humain qui ne parle pas encore ? On le sait, le nourrisson a des possibilités vocales que l'adulte ne retrouvera jamais. Une capacité, disait Jakobson, «d'articuler dans son babil une somme de sons qu'on ne retrouve jamais réunis dans une seule langue».Que reste-t-il de ce babil dans les langues humaines ? Quel est l'oubli qui est en reste dans toutes les langues ? Telles sont quelques-unes des questions de ce livre aussi séduisant que savant. L'auteur se réfère à des textes de Philon, Ovide, Dante, Freud, Canetti, Hannah Arendt ou encore Poe et Benjamin. Il prend aussi des exemples dans le Talmud et la poésie arabe. Un livre inclassable mais à sa place dans cette collection, à la croisée des sciences humaines et de la littérature.
Heller-Roazen Daniel ; Chemla Françoise ; Chemla P
Au principe de ce livre, un fait juridique dans l'histoire de l'Occident: le pirate est le prototype de "l'ennemi de l'humanité". Longtemps avant les droits de l'homme, les organisations humanitaires, la codification moderne du droit international, les hommes d'Etat de la Rome antique voyaient en lui L'Ennemi de tous. Comme le souligne Cicéron, il existe des adversaires avec lesquels un Etat de droit peut faire des guerres, signer des traités et, si les circonstances le permettent, cesser les hostilités. Ce sont les justes belligérants de l'autre camp qui, égaux des combattants de la puissance publique, peuvent prétendre à certains droits. Mais il y a aussi un autre type d'ennemi: un adversaire injuste, indigne de tels droits. C'est le pirate, que Cicéron appelle "l'ennemi commun à tous". Daniel Heller-Roazen établit la généalogie de l'idée de piraterie, cernant les diverses conditions juridiques, politiques et philosophiques de sa conception. De la cité antique au monde contemporain, une continuité se constate: le pirate s'impose comme l'adversaire illégitime par excellence, un antagoniste indigne de tous ces droits que l'on accorde aux combattants reconnus. D'où le statut particulier que revêtent les opérations militaires menées contre de tels ennemis universels. Qu'elles visent des bandits ou des barbares, des partisans ou des terroristes, ces guerres ne respectent pas les règles d'affrontement politique et policier. Ce livre permet de comprendre comment l'"ennemi de tous", souvent imaginé dans un lointain passé, est devenu une figure cruciale de notre présent.
Il y a plusieurs façons de ne pas être quelqu'un. L'une d'elles, la plus humaine sans doute, c'est d'être une non-personne. Mais qui désigne-t-on ainsi ? La question serait triviale si les non-personnes étaient rares ou d'une seule nature. En vérité, elles sont nombreuses et diverses. Le pari de ce livre est que l'on peut néanmoins en distinguer trois types.Il est d'abord question de l'absent, ce sujet sans corps, institué durant un temps variable lorsque quelqu'un quitte son domicile sans revenir comme attendu. Dans une configuration inverse, on rencontre les individus qui, tout en étant présents, sont privés d'une part de leur personnalité sociale, juridique ou politique, tels les parias, les condamnés ou les bannis. Enfin, on s'interroge quant au statut singulier du cadavre, qui défie la distinction entre chose et personne.En passant de la littérature à la philosophie et des mythes à l'histoire du droit, des fantômes de l'Antiquité et du Moyen Âge aux hors-la-loi modernes, cet essai redécouvre les vies et les aventures de Gulliver, de Peter Schlemihl, du colonel Chabert et de bien d'autres encore. Ce faisant, il se penche aussi sur les pratiques et sur les croyances collectives, sans omettre ces rites, parfois ludiques, par lesquels adultes et enfants se comptent et s'exceptent du décompte.Table des matières : Avant-proposPremière partieDisparitions1. Le retrait2. Les lois du départ3. Fictions du retour4. L'image transitoireDeuxième partieAmoindrissements5. Réductions de têtes6. Les règles de la diminution7. Ignominies8. Fictions de persistanceTroisième partieSurvies9. Retour à Riva10. Le corps semblant11. La voix qui revient12. Sur ceux qui restentÊtre ça.
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."